Auteur/autrice : IoULeeM0n

  • La septième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La septième section du Livre troisième s’intitule « Les revenus et leurs sources. »

    Il contient les chapitres suivants :

    XLVIII. La formule tripartite

    XLIX. Analyse complémentaire du procès de production

    L. L’apparence de la concurrence

    LI. Les rapports de distribution et les rapports de production

    LII. Les classes

    Cette section est très courte ; elle consiste en des notes parfois très longues. Elle témoigne du caractère non terminé de l’œuvre.

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    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La sixième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La sixième section du Livre troisième s’intitule « La transformation d’une partie du profit en rente foncière ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XXXVII. Introduction

    XXXVIII. La rente différentielle. Considérations générales

    XXXIX. La première forme de la rente différentielle (la rente différentielle I)

    XL. La seconde forme de la rente différentielle (la rente différentielle II)

    XLI. La rente différentielle II. Premier cas : prix de production constant.

    XLII. La rente différentielle II. Deuxième cas : le coût de production décroît
    1. Les avances additionnelles de capital ont la même productivité que l’avance primitive
    2. La productivité des avances additionnelles va en décroissant
    3. La productivité des avances additionnelles va en augmentant

    XLIII. La rente différentielle II. Troisième cas : le coût de production augmente

    XLIV. Une rente différentielle sur la terre la plus mauvaise

    XLV. La rente foncière absolue

    XLVI. La rente des terrains à bâtir. La rente des mines. Le prix de la terre

    XLVII. La genèse de la rente foncière capitaliste
    1. Introduction
    2. La rente payée en travail
    3. La rente payée en produits
    4. La rente payée en argent
    5. Le métayage et la propriété parcellaire

    Dans cette section, Karl Marx aborde l’agriculture, mais dans la mesure où agit un capitaliste avec des salariés.

    C’est la figure du capitaliste fermier.

    Cependant, s’il y a un propriétaire terrien et que celui-ci s’approprie une rente, ce n’est pas du capitalisme, mais du féodalisme.

    Karl Marx fait donc un panorama très approfondi de la situation, jusqu’à l’irruption du capitalisme et des formes qui l’accompagnent.

    Il est typique de son mode d’exposition de présenter un cadre et de montrer comment le capitalisme le modifie en substance.

    « Du moment que la rente prend la forme de rente en argent et que le contrat devient la forme du rapport entre le fermier et le propriétaire – transformation qui n’est possible que pour autant que le marché mondial, le commerce et la manufacture aient atteint un certain développement – il arrive inévitablement que la terre est louée également à des capitalistes, ayant vécu jusqu’alors loin de la campagne, ayant acquis leur capital à la ville et par la production capitaliste, venant se livrer à l’agriculture pour lui faire produire des marchandises et recueillir de la plus-value.

    Pareille exploitation ne peut devenir la règle que dans les pays qui dominent le marché mondial, au moment où la production abandonne la forme féodale pour devenir capitaliste.

    Dès que le fermier capitaliste vient s’intercaler entre le propriétaire et le cultivateur travaillant la terre, tous les liens inhérents à l’ancienne production sont rompus.

    Le fermier devient le patron du travailleur agricole, l’exploiteur de son surtravail, et le propriétaire ne connaît plus que le fermier, avec lequel il n’a que des rapports contractuels et d’argent.

    En même temps se modifie la nature de la rente, non pas accidentellement comme cela se présentait jusqu’à un certain point dans les systèmes antérieurs, mais définitivement.

    Alors que précédemment elle était la forme normale du surtravail et de la plus-value, elle n’est plus que ce qui reste du surtravail après qu’une partie en a été prélevée comme profit et après que tout le surproduit a été converti en argent.

    La rente n’est donc plus qu’un restant de la plus-value que le fermier capitaliste extrait au moyen de son capital de l’ouvrier agricole, et elle dépend en moyenne du profit moyen du capital et des coûts de production dans les industries non agricoles.

    Le profit est maintenant la forme normale de la plus-value et la rente n’est plus qu’une forme – indépendante dans certaines circonstances – du surprofit. »

    Il serait possible de donner en détail les précisions de Karl Marx, de voir comment dialectiquement il analyse la rente.

    On perdrait toutefois le fil général de l’ouvrage.

    C’est que la rente est un aspect secondaire et regarder l’approche dialectique de Karl Marx en ce domaine exigerait une étude en soi.

    Cela se séparerait du plan dialectique du Capital en tant que tel, où il est présenté comment la forme capitaliste s’impose.

    Cette forme porte un mode de production et ce mode de production la forme ; il n’y a pas de cause et de conséquence, mais tout un processus historique.

    La difficulté pour Karl Marx, c’est justement de ne pas se perdre dans la présentation de ce processus historique, afin de mettre l’accent véritablement sur le capital comme réalité concrète.

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  • La cinquième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La cinquième section du Livre troisième s’intitule « Subdivision du profit en intérêt et profit d’entreprise. Le capital productif d’intérêts ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XXI. Le capital productif d’intérêts.

    XXII. Le partage du profit. – Le taux et le taux « naturel » de l’intérêt

    XXIII. L’intérêt et le profit d’entreprise

    XXIV. L’extériorisation du rapport capitaliste par le capital productif d’intérêts

    XXV. Le crédit et le capital fictif

    XXVI. L’accumulation du capital-argent. Son influence sur le taux de l’intérêt.

    XXVII. Le rôle du crédit dans la production capitaliste

    XXVIII. L’instrument de circulation et le capital. Théories de Tooke et Fullarton

    XXIX. Les éléments constitutifs du capital de banque

    XXX. Capital-argent et capital effectif (I)
    1. Le crédit commercial
    2. Le capital-argent et le capital effectif dans les différentes phases du cycle industriel

    XXXI. Capital-argent et capital effectif (II)
    1. Transformation de l’argent en capital empruntable
    2. La transformation du capital ou du revenu en argent et de l’argent en capital empruntable

    XXXII. Capital-argent et capital effectif (III)

    XXXIII. L’instrument de circulation et le crédit

    XXXIV. Le « currency principle » et la législation bancaire anglaise de 1844

    XXXV. Le métal précieux et le cours du change
    1. Le mouvement du trésor métallique
    2. Le cours du change

    XXXVI. La période précapitaliste

    Dans cette section, Karl Marx aborde le capital porteur d’intérêts.

    On a affaire à quelque chose de particulier : un capital qui se transforme bien en marchandise, mais en marchandise consistant en du capital.

    Prêteurs et emprunteurs sont comme des producteurs et des consommateurs, à ceci près qu’il ne peut pas y avoir d’égalisation du taux de profit comme pour une marchandise normale : ici, le prix est fixé dès le départ.

    On aboutit alors à une autre contradiction : celle entre les capitalistes industriels (qui empruntent) et les capitalistes financiers (qui prêtent).

    Pour cette raison, le partage du capital investi par un capitaliste industriel et un capital financier n’est pas seulement quantitatif, il a une dimension qualitative.

    Le capital financier fait face au capital industriel, il a une démarche autonome.

    Et cette situation fait que :

    « Avec le capital porteur d’intérêt, le rapport capitaliste atteint sa forme la plus extérieure, la plus fétichisée. »

    En effet, le rapport au travail semble inexistant et l’argent a l’air de rapporter de l’argent comme par magie.

    Même le profit du capital industriel apparaît finalement comme tout à fait secondaire par rapport à l’argent rapportant « directement » de l’argent.

    Ainsi :

    « Dans le capital porteur d’intérêt se trouve achevée l’idée du fétiche capitaliste, la conception qui attribue au produit accumulé du travail et, de plus, fixé comme argent, la force de produire de la plus-value grâce à une qualité secrète innée, de façon purement automatique et suivant une progression géométrique. »

    Karl Marx aborde ensuite brièvement le crédit, la question du taux d’intérêt du crédit, et enfin son rôle.

    Ici, il remarque que le crédit, en s’imposant de plus en plus dans le capitalisme, implique une forme de socialisation, une démarche de démantèlement du capital privé par une centralisation financière expropriatrice.

    Cela rejoint directement, si l’on veut, ce qui se passe différemment, mais finalement pareillement, dans une partie de Monopoly où un joueur se retrouve toujours plus en situation monopoliste.

    Karl Marx annonce directement ce qui sera monté de manière explicite par Lénine dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme.

    Fort logiquement, Karl Marx aborde alors les banques et leur fonctionnement.

    On retrouve un couple d’opposés : capital-argent et capital réel, avec le premier qui, une fois prêté, se transforme en capital réel utilisé dans le fonctionnement productif.

    Ne reste alors plus qu’à aborder les métaux, puisqu’il y avait alors un rapport avec l’or, ainsi que le cours du change.

    On a alors fait le tour de la question et on peut voir la préhistoire du capital porteur d’intérêts.

    On tombe alors sur la figure de l’usurier, qui agissait dans des conditions bien différentes.

    Celui-ci profitait de la pauvreté pour se présenter comme incontournable ; celui qui prête de l’argent dans le capitalisme parie au contraire sur un capitaliste en puissance.

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  • La quatrième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La quatrième section du Livre troisième s’intitule « La transformation du capital-marchandise et du capital-argent en capital commercial et en capital financier ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XVI. Le capital du commerce de marchandises

    XVII. Le profit commercial

    XVIII. La rotation du capital commercial – les prix

    XIX. Le capital du commerce d’argent

    XX. Histoire du capital commercial

    Karl Marx part ici sur autre chose. Il prend le capital marchand, en qui il voit deux opposés : le capital commercial et le capital financier.

    On l’aura compris, à l’arrière-plan, on trouve la contradiction entre la marchandise (vers laquelle le capital commercial est surtout tourné) et l’argent (vers lequel le capital financier est surtout tourné).

    En ce sens, tant le capital commercial que le capital financier ne sont que des contributeurs au bon fonctionnement de la production et de la consommation ; tous deux forment le capital marchand qui accompagne le capital industriel, qui est lui source de plus-value. Ainsi comme le dit Karl Marx :

    « Pour le capital industriel, les frais de circulation semblent être et sont des frais.

    Pour le commerçant, ils apparaissent comme la source de son profit qui est proportionnel à leur grandeur à condition qu’on se base sur le taux général de profit. »

    Ils ont cependant une double nature, car ils sont à la fois une partie du capital industriel ou un appendice, et en même temps des capitalistes en tant que tels.

    Karl Marx étudie donc la rotation du capital commercial, puis plus spécifiquement le capital financier dans son rôle.

    Et là, on remarque que le capital marchand est plus ancien que le capitalisme lui-même, même s’il y pousse parce qu’il privilégie les échanges.

    Karl Marx fait alors de nombreuses remarques historiques à ce sujet, constatant comment les Pays-Bas ont perdu leur place mondiale lorsque le capital marchand a cédé au capital industriel, ou bien comment les économies naturelles chinoise et indienne ont fait obstacle à la pénétration britannique.

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  • La troisième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La troisième section du Livre troisième s’intitule « Loi tendancielle de la baisse du taux de profit ».

    Elle contient les chapitres suivants :

    XIII. La loi en elle-même

    XIV. Facteurs antagonistes
    1. L’accroissement de l’exploitation du travail
    2. La réduction du salaire au-dessous de la valeur de la force de travail
    3. La dépréciation des éléments du capital constant
    4. La surpopulation relative
    5. Le commerce international
    6. L’accroissement du capital par actions

    XV. Le développement des contradictions internes de la loi
    1. Considérations générales
    2. Le conflit entre l’extension de la production et la mise en valeur
    3. Pléthore de capital et surpopulation
    4. Considérations complémentaires

    Cette section est extrêmement célèbre ; elle a donné naissance à toute une littérature immense.

    La question à l’arrière-plan est de savoir si la loi tendancielle de la baisse du taux de profit correspond ou non à la conception d’un effondrement à terme du capitalisme.

    Il a été dit de très nombreuses choses ici : que Karl Marx avait tort et que le capitalisme pourrait éternellement grandir, que la chute était mécaniquement inévitable, que la dimension sociale et politique primerait sur l’effondrement avant qu’il ne se produise, etc.

    Plus concrètement, revenons-en à la dimension dialectique du processus de formation de ce concept.

    Qu’a-t-on vu dans la section précédente ?

    On a vu qu’il y avait une action égalisatrice de la concurrence sur les taux généraux des profits.

    Elle est tendancielle, bien sûr ; il y a beaucoup de paramètres et c’est un système qui se remet en place de manière permanente.

    Cela découle du fait que le capitalisme est un tout, qu’il s’uniformise.

    Et dans ce panorama total, cela implique que ce processus d’égalisation a lui-même un contraire.

    Ce contraire, c’est la chute tendancielle du taux de profit.

    Le principe, sur lequel un nombre incroyable de gens s’est cassé la tête, peut être expliqué comme suit : au fur et à mesure, le capitalisme se modernise techniquement de plus en plus.

    Il a beau prendre toujours plus de travailleurs à sa disposition, ce qui se passe, c’est qu’en proportion, la part des travailleurs dans la production devient plus faible, et avec elle la plus-value qu’on leur arrache.

    Le taux de profit a donc tendance à inexorablement chuter.

    Si on regarde bien, ce phénomène de « modernisation » du capitalisme est précisément ce qui permet l’égalisation, car tout le monde chez les capitalistes rattrape tout le monde en rattrapant tout le monde.

    La concurrence force à la modernisation, la modernisation à la concurrence.

    Tout s’ajuste par ce jeu de constant affrontement, de perpétuelle mise sous pression.

    La loi de la chute tendancielle du taux de profit est la conséquence de cela ; c’est en réalité davantage son contraire, car plus il y a l’un, plus il y a l’autre.

    S’il n’y avait pas égalisation, le capitalisme déraillerait ; sans la chute tendancielle du taux de profit, il n’y aurait plus de modernisation.

    La cohérence générale et la modernisation qui portent le capitalisme ne peuvent pas exister l’une sans l’autre, et chacune se nourrit de l’autre.

    Karl Marx passe ensuite en revue les phénomènes pouvant contrecarrer relativement la loi : on exploite davantage les travailleurs, le commerce extérieur, etc.

    Il regarde ensuite le développement des contradictions internes de la loi.

    Pour faire simple, plus on renforce la productivité et la production, plus on entre en conflit avec le fait que le capitalisme a une base étroite de consommation.

    Pareillement, le capital ne sait plus où se placer alors que la bataille pour le profit fait rage.

    Il y a à la fois surproduction de capital et surproduction de marchandises, ce qui est absurde du point de vue des intérêts de l’humanité, lorsqu’une large partie de celle-ci est mise de côté encore historiquement.

    Tout cela est la substance des crises.

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  • La deuxième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La deuxième section du Livre troisième s’intitule « La transformation du profit en profit moyen ».

    Il contient les chapitres suivants :

    VIII. Différence des taux de profit dans les différentes branches de production par suite des différences de composition du capital

    IX. Formation d’un taux général (moyen) du profit et transformation de la valeur des marchandises en coût de production

    X. Action égalisatrice de la concurrence sur les taux généraux des profits – prix et valeurs de marché – surprofit

    XI. Effet des oscillations du salaire sur les coûts de production
    1. Composition moyenne
    2. Composition inférieure
    3. Composition supérieure

    XII. Considérations complémentaires
    1. Causes modifiant le coût de production
    2. Coût de production des marchandises de composition moyenne
    3. Causes de compensation pour le capitaliste

    S’il y a une libération et une fixation du capital, dans la production, c’est qu’en général le capital est en mouvement.

    Le capitalisme ne reproduit pas les conditions antérieures ; ce n’est pas une reproduction simple.

    La reproduction élargie exige des modifications et c’est le mouvement du capital qui le décide.

    Karl Marx passe alors de la qualité à la quantité et il constate qu’il y a différentes branches de production.

    Il semblerait donc logique que les taux de profit soient différents selon ces branches.

    Mais une telle chose impliquerait une régression.

    Le taux de profit est un saut qualitatif ; s’il était différent selon les branches, alors il y aurait un tel développement inégal entre les branches qu’on ne pourrait plus parler du capitalisme : il faudrait parler des capitalismes.

    Nous avons là une contradiction.

    Une autre contradiction est qu’un capitaliste qui dépense 100 et un autre qui dépense 100 vont ramener le même profit, même si l’un va dépenser proportionnellement davantage dans les salaires que l’autre.

    Cela semble incompréhensible.

    Et c’est pour cela que le chapitre IX du Livre troisième, qui aborde cette question, est devenu célèbre et a donné naissance à une importante polémique du côté des économistes.

    Les économistes libéraux ont prétendu voir ici une faille dans l’analyse de Karl Marx, car le principe d’un profit « égalisé » partout s’oppose fondamentalement au principe d’une plus-value décidée spécifiquement par la quantité de travail humain employé.

    Il semble absurde de dire que les capitalistes font le même profit partout et en même temps que les profits dépendent de l’exploitation des travailleurs et donc de leur nombre spécifique.

    Mais ce qui est absurde et paradoxal s’avère en fait, bien sûr, être dialectique.

    Car il n’y a pas simplement des nuances entre les profits locaux, il y a des différences.

    Ces différences provoquent des luttes, qui se concrétisent par le déplacement des capitaux et par la concurrence.

    Tant ce déplacement que cette concurrence agissent puissamment et forcent à la mise en place d’une tendance égalisatrice concernant la moyenne du taux de profit.

    Dialectiquement, la force qui permet de centraliser au niveau d’une classe les profits et de les mettre au même niveau partout dans la production… est l’opposé de la centralisation : c’est la dispersion, la séparation, la division du capital en de multiples capitalistes en concurrence.

    Pourquoi ce phénomène contradictoire est-il possible ?

    C’est que les capitaux des capitalistes ne sont pas qu’en concurrence : ils occupent tout le terrain du capitalisme et ce terrain devient homogène, parce que dès qu’il y a plus de profits à un endroit, les capitaux affluent et il y a surproduction, aboutissant à un recul et une égalisation.

    De plus, la production faite à un endroit peut passer dans une autre production et il y a alors un effet d’ajustement.

    C’est ce qui explique qu’une réplique du maillot de football de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2026 puisse coûter 90 euros et que treize de ces maillots valent donc… le prix d’un ordinateur MacBook Air.

    Voici comment Karl Marx présente ce constat :

    « Par suite des différences qui existent dans la composition organique des capitaux engagés dans les différentes industries et de, l’inégalité des quantités de travail mises en œuvre par des capitaux de même grandeur, les quantités de surtravail appropriées et de plus-value produites sont très inégales.

    Il en résulte qu’au début les taux de profit sont très différents dans les diverses industries.

    Mais la concurrence intervient pour les ramener à un taux général qui représente la moyenne de tous les taux spéciaux.

    On appelle profit moyen, le profit qui, calculé sur la base du taux général, échoit à un capital de grandeur déterminée, quelle que soit sa composition organique. »

    Cela revient à dire que les capitalistes sont, dans le capitalisme, comme des actionnaires.

    Ceux qui mettent la même somme en retireront les mêmes profits.

    C’est comme s’il y avait un capital collectif.

    Les prix des marchandises sont toujours des prix de production : ils ne sont pas déterminés seulement « localement », mais par l’existence du capitalisme en général.

    Comme le capitalisme procède par des incessants va-et-vient de capitaux, ce prix de production est toujours défini tendanciellement ; il accorde toutefois une dimension générale au capitalisme, dépassant le niveau « local » de production.

    Si on regarde bien, on a toujours chez Karl Marx comme un effet d’inspiration et d’expiration de la part du capitalisme.

    Cela peut bien entendu se produire en même temps et concrètement, ce qui est à l’œuvre, c’est une démarche de centralisation et de dispersion à la fois.

    C’est cela qui fait que le capitalisme a l’air insaisissable alors qu’il a clairement l’air d’être partout pourtant.

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  • La première section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La première section du Livre troisième s’intitule La transformation de la plus-value en profit et du taux de plus-value en taux de profit ».

    Il contient les chapitres suivants :

    I. Coût de production et profit

    II. Le taux de profit

    III. Rapport entre le taux du profit et le taux de la plus-value
    1. pl’ constant, – v/C variable
    2. pl’ variable

    IV. Effet de la rotation sur le taux de profit

    V. Économie dans l’emploi du capital constant
    1. Considérations générales
    2. Économies aux dépens des ouvriers dans les conditions du travail
    3. Économie dans la production et la transmission de la force mécanique et dans les bâtiments
    4. Utilisation des résidus de la production
    5. Économie due aux inventions

    VI. Effets des variations de prix
    1. Oscillations des prix de la matière première : leurs effets directs sur le taux du profit
    2. Renchérissement et dépréciation, dégagement et engagement de capital
    3. Exemple général : la crise du coton de 1861-1865

    VII. Considérations complémentaires

    Karl Marx commence par opposer deux contraires : on a le coût de la production d’un côté et le profit de l’autre.

    Ce sont deux mouvements contradictoires, qui fournissent des tendances qui se confrontent.

    Quel est le résultat dialectique de leur confrontation ?

    C’est le taux de profit.

    Pour que celui-ci soit haut, il faut que tout fonctionne efficacement et comme le dit Karl Marx :

    « Dans le procès de circulation, à côté du temps de travail, le temps de circulation joue un rôle et limite la masse de plus-value réalisable dans un laps de temps déterminé. »

    On passe alors à l’élément qui s’oppose au taux de profit : c’est le taux de plus-value.

    Et c’est essentiel, car si le taux de profit est une chose incontournable, le taux de plus-value détermine au fond la réelle puissance du capitalisme.

    C’est, en effet, l’exploitation des travailleurs qui est la réelle substance du « mouvement du capital considéré comme un tout ».

    Le capitaliste ne doit pas que produire efficacement : il doit exploiter les travailleurs adéquatement.

    Karl Marx regarde donc comment les deux taux ont des trajectoires parallèles mais bien distinctes en même temps ; il étudie l’effet de la rotation du capital, les diverses économies qu’on peut faire (grâce aux inventions, aux dépens des travailleurs, avec les machines, par une meilleure utilisation de l’énergie, etc.).

    Tout cela se déroule dans une « atmosphère » où vit la production capitaliste, c’est-à-dire un environnement caractérisé par la présence du crédit et l’existence d’une concurrence sur le marché mondial.

    Cela fait que Karl Marx trouve deux nouveaux opposés : la libération du capital, la fixation du capital.

    Selon les situations (augmentation des prix, afflux ou pénuries de matières premières, etc.), il faut parfois davantage de capital pour produire la même chose, ou bien moins de capital.

    Après avoir longuement élaboré, il fournit un exemple avec une crise du coton dans les années 1860.

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  • L’organisation du Livre troisième

    Le Livre deuxième du Capital s’est intéressé à la métamorphose concrète du capital : comment à chaque cycle, il devient plus grand.

    Cela a débouché sur une compréhension de la rotation du capital, c’est-à-dire de la façon dont tout se déroule concrètement dans le rythme de la production et de la consommation.

    Puis, Karl Marx a affirmé qu’il fallait prendre les choses globalement, car tous les capitaux sont entremêlés.

    C’est cela qui amène au Livre troisième dont le titre est Le procès d’ensemble de la production capitaliste.

    Dès le début, Karl Marx souligne d’ailleurs qu’en arriver là est le fruit de tout le processus précédent dans Le capital.

    « Dans le premier volume nous avons analysé les phénomènes que présente le procès de production capitaliste pris isolément et abstraction faite de toutes les circonstances secondaires qui lui sont étrangères.

    Ce procès n’occupe pas toute l’existence du capital ; il est complété par le procès de circulation dont les phénomènes ont été étudiés dans le volume II.

    Cette étude, surtout dans la troisième section qui traite du procès de circulation comme intermédiaire de la reproduction sociale, a démontré que l’ensemble du procès de production capitaliste comprend les phénomènes de production et de circulation.

    Le troisième volume que nous publions maintenant n’a pas pour objet de développer des réflexions générales sur ce point ; il se propose de rechercher et de caractériser les formes concrètes qui surgissent du mouvement du capital considéré comme un tout. »

    Ici, on n’est plus dans le processus lui-même du capital, mais dans le capital dans son rapport direct avec la société toute entière.

    Autrement dit, ou présenté de manière « simple » ou simpliste, on a la chose suivante : dans le Livre premier, Karl Marx constate le capital ; dans le Livre deuxième, il constate le capitalisme et dans le Livre troisième, il constate le capitalisme comme mode de production.

    Malheureusement, comme on le sait, Karl Marx n’a pu publier de son vivant que le Livre premier.

    Si on trouve malgré cela une cohérence solide dans le Livre deuxième, c’est que cela fonctionnait bien en raison du caractère bien abouti des expositions.

    On n’a pas cela dans le Livre troisième.

    S’il fait pratiquement le double du précédent, c’est que les thèmes sont très variés, pas nécessairement reliés ; le Livre dans son ensemble ne se présente pas synthétiquement, et qui plus est il y a une dimension non terminée.

    Le dernier chapitre de la dernière section est ainsi consacré aux classes et à leur définition ; il ne fait qu’une page, n’ayant pas été terminé.

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    plan dialectique du Capital : le Livre troisième



  • La troisième section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La troisième section est aussi longue que la précédente, à peu de choses près ; elle a comme titre « La reproduction et la circulation de l’ensemble du capital social ».

    Elle se divise comme suit :

    Introduction
    I. Objet de l’analyse
    II. Le rôle du capital-argent

    CHAPITRE 19 : exposés antérieurs de la question
    I. Les physiocrates
    II. Adam Smith
    1) Le point de vue général de Smith
    2) Résolution par Smith de la valeur d’échange en v + s
    3) La part constante de capital
    4) Capital et revenu chez A. Smith
    5) Récapitulation
    III. Les auteurs plus tardifs

    CHAPITRE 20 : la reproduction simple
    I. Position de la question
    II. Les deux secteurs de la production sociale
    III. La conversion entre les deux secteurs : I (v + pl) contre IIc
    IV. La conversion au sein du secteur II, subsistances nécessaires et objets de luxe
    V. La médiation des conversions par la circulation d’argent
    VI. Le capital constant du secteur I
    VII. Capital variable et survaleur dans les deux sections
    VIII. Le capital constant dans les deux secteurs
    IX. Retour sur A. Smith, Storch et Ramsay
    X. Capital et revenu : capital variable et salaire
    XI. Remplacement du capital fixe
    1) Remplacement sous forme-argent de la part de valeur de l’usure
    2) Remplacement du capital fixe in natura
    3) Résultats
    XII. La reproduction du matériau monétaire
    XIII. La théorie de la reproduction de Destutt de Tracy

    CHAPITRE 21 : accumulation et reproduction élargie

    I. Accumulation dans le secteur I
    1) Thésaurisation
    2) Le capital constant additionnel
    3) Le capital variable additionnel
    II. Accumulation dans le secteur II
    III. Présentation schématique de l’accumulation
    1) Premier exemple
    2) Deuxième exemple
    3) Conversion de IIc lors de l’accumulation
    IV. Addendum

    Que fait Karl Marx ?

    Après avoir parlé de la métamorphose du capital (en un capital plus grand) et de sa rotation (qui permet techniquement sa réalisation), il dit : attention, là on a parlé que du capital individuel, mais tout est lié.

    « Les cycles des capitaux individuels s’entrelacent, se supposent et se conditionnent les uns les autres et c’est précisément cet enchevêtrement qui constitue le mouvement de l’ensemble du capital social. »

    Autrement dit, Karl Marx dit : la quantité se transforme en qualité.

    Tous les capitaux individuels, par leur quantité, deviennent un capital social.

    Si on préfère : le capitalisme n’est pas « dans » la société, c’est la société qui est capitaliste.

    Pourquoi cela change-t-il tout ?

    C’est simple : tant qu’on étudiait la métamorphose et la rotation en soi, peu importait ce qui était produit, puisque le principe est toujours le même.

    Dans une société toutefois, il y a une interaction entre les productions et les consommations.

    Cela conditionne le processus.

    Karl Marx va alors recommencer, si l’on veut, la même étude, mais en prenant en compte que si du capital passe dans tel secteur, alors cela va influer sur tel autre secteur, et comme quoi aussi il faut distinguer les biens nécessaires et ceux relevant du luxe.

    Il fait ainsi ce qu’ont dû faire les planificateurs en URSS à l’époque de Staline, prévoyant quel impact aurait telle production et telle consommation sur telle autre, quelle proportion de capital allouée à tel secteur aurait tel impact sur tel autre, etc.

    Et c’est là le sens du Livre deuxième.

    Il complète le premier, en fournissant les modalités opérationnelles du phénomène capitaliste par rapport à l’alternance production / consommation, et en expliquant bien qu’il fallait regarder les choses dans leur ensemble, c’est-à-dire considérer le capital social et pas seulement les capitalistes individuels.

    En ce sens le Livre deuxième est, en pratique, indissociable du Livre troisième, qui s’intitule justement Le procès d’ensemble de la production capitaliste.

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    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • La deuxième section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La deuxième section s’intitule « La rotation du capital »; elle est trois fois plus longue que la précédente.

    On y trouve les éléments suivants :

    CHAPITRE 7 : temps de rotations, nombre de rotations

    CHAPITRE 8 : capital fixe et capital circulant
    I. Les différences formelles
    II. Composantes, remplacement, réparation, accumulation du capital fixe

    CHAPITRE 9 : la rotation totale du capital avancé, les cycles de rotation

    CHAPITRE 10 : théories sur le capital fixe et le capital circulant, les physiocrates et Adam Smith

    CHAPITRE 11 : théories sur le capital fixe et le capital circulant, Ricardo

    CHAPITRE 12 : la période de travail

    CHAPITRE 13 : le temps de production

    CHAPITRE 14 : le temps de circulation

    CHAPITRE 15 : l’effet du temps de rotation sur le montant de capital avancé
    I. Période de travail égale à la période de circulation
    II. Période de travail plus grande
    III. Période de travail plus petite
    IV. Résultats
    V. Effet des changements de prix

    CHAPITRE 16 : la rotation du capital variable
    I. Le taux annuel de la survaleur
    II. La rotation du capital variable singulier
    III. La rotation du capital variable considérée d’un point de vue social

    CHAPITRE 17 : la circulation de la survaleur
    I. Reproduction simple
    II. Accumulation et reproduction élargie

    Karl Marx commence par poser la question du nombre de rotations qu’il y a chaque année, c’est-à-dire le nombre de fois où le cycle présenté dans la première section se reproduit.

    Et il s’intéresse tout de suite à l’impact des rotations sur le cycle.

    Dialectiquement, il trouve un groupe d’opposés : le capital fixe et le capital circulant.

    Le premier ne s’use pas en un seul cycle (tels les machines, les bâtiments, etc.), le second est utilisé pendant le cycle (matières premières, énergie, force de travail).

    Il s’ensuit qu’il faut regarder les aspects de chacun par rapport à la production, mais également à la vente.

    Karl Marx décline donc les possibilités et situations possibles, selon la rapidité des différents éléments.

    Naturellement, l’expérience d’Amazon, de Shein et de Temu, par exemple, permet aujourd’hui d’avoir un aperçu relativement clair de la question.

    Ce n’était pas le cas à l’époque.

    Karl Marx, de par son analyse matérialiste dialectique, parvient à intégrer le temps comme donnée dans l’espace – ce dernier étant celui des moyens de production et de la consommation.

    Et bien sûr il a compris que le temps se fondait précisément sur la production et la consommation.

    Voici comment il synthétise les choses :

    « Plus la période de rotation du capital est courte, c’est-à-dire plus les intervalles sont courts entre les échéances de sa reproduction dans l’année, et plus rapidement la partie variable du capital primitivement avancée par le capitaliste sous la forme argent se convertit en la forme argent du produit créé par l’ouvrier pour remplacer ce capital variable (produit qui comprend en outre la plus-value).

    Plus court est donc le temps pour lequel le capitaliste est forcé d’avancer de l’argent sur son propre fonds, et plus faible est, par rapport au volume donné de la production, le capital qu’il avance.

    Et plus grande relativement est la masse de plus-value qu’avec un taux donné de plus-value il retire chaque année, puisque, avec la forme argent de la valeur produite par l’ouvrier lui-même, il peut plus fréquemment racheter cet ouvrier et mettre son travail en mouvement. »

    C’est ce qui permet de reproduire la production, et même de la reproduire de manière élargie.

    Et voilà pourquoi cette section s’intitule la rotation du capital : Karl Marx scrute les modalités de la production dans son rapport à la consommation, par l’intermédiaire du capital utilisant le travail salarié.

    Ce que Karl Marx, un peu plus tard dans le Livre 2, résume comme suit :

    « Dans la deuxième section, nous avons étudié le cycle sous sa forme périodique, c’est-à-dire la rotation du capital.

    Nous avons montré comment les différents composants du capital (fixe et circulant) accomplissent le cycle de leurs formes en des temps différents et de façon différente. »

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    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • La première section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La première section s’intitule « Les métamorphoses du capital et leur cycle ».

    Elle contient les chapitres suivants :

    CHAPITRE 1 : le cycle du capital-argent
    I. Premier stade
    II. Deuxième stade : fonction du capital productif
    III. Troisième stade : M’–A’
    IV. Le cycle global

    CHAPITRE 2 : le cycle du capital productif
    I. Reproduction simple
    II. Accumulation et reproduction sur une échelle élargie
    III. Accumulation d’argent
    IV. Fonds de réserve

    CHAPITRE 3 : le cycle du capital-marchandise

    CHAPITRE 4 : les trois figures du procès cyclique

    CHAPITRE 5 : la période de circulation

    CHAPITRE 6 : les frais de circulation
    I. Coûts de circulation purs
    1) Temps d’achat et temps de vente
    2) Comptabilité
    3) Argent
    II. Coûts d’entreposage
    1) Constitution de stock en général
    2) Stock de marchandises à proprement parler
    III. Coûts de transport

    Dans cette section, Karl Marx revient sur ce qu’il a exposé dans le Livre premier.

    Il y dit qu’il y a deux types d’argent, pour faire simple l’argent qu’on dépense et l’argent qu’on investit.

    C’est bien sûr une contradiction.

    Karl Marx se fonde donc ici sur le capital-argent, c’est-à-dire l’argent qu’on investit. Il regarde comment, par la production, il devient capital-marchandise.

    Puis, il nous raconte comment il redevient capital-argent une fois la marchandise vendue.

    Il y a donc un cycle et pour qui comprend la dialectique, on s’aperçoit qu’on a : thèse, antithèse, synthèse.

    Le capital-argent est la thèse, il fait face au capital-marchandise qui est l’antithèse.

    Ce sont les deux pôles contraires, qui deviennent l’un l’autre.

    C’est une contradiction, qui forme la synthèse, avec à la fois l’un et à la fois l’autre, mais d’une nature différente, car dépassant la nature ancienne dans un saut qualitatif.

    C’est là où Karl Marx est le maître du matérialisme dialectique. Il a compris que le capital argent, dans le cycle capital argent – capital marchandise – capital argent, ne devenait pas simplement « plus grand ».

    L’ajout n’est pas quantitatif, il est qualitatif. Et c’est rendu possible par un élément masqué : l’exploitation des travailleurs.

    Karl Marx a-t-il compris l’exploitation parce qu’il a compris la dialectique et qu’il fallait bien un saut qualitatif, ou bien a-t-il compris la dialectique parce qu’il a compris l’exploitation ?

    Il va de soi que les deux sont vrais.

    Mais on ne soulignera jamais assez cela : ce que Karl Marx cherche, c’est l’exponentielle.

    C’est son obsession : il cherche ce qui porte le développement à l’infini.

    Continuons. Après avoir abordé le capital-argent et sa transformation, Karl Marx doit se tourner vers son contraire.

    C’est là le mouvement dialectique.

    Le contraire de argent – production – argent, c’est production – argent – production.

    Il va de soi que la conversion – le mot de nature dialectique est celui employé par Karl Marx – du capital-argent en capital productif implique, là encore, une contradiction et une production issue de cette contradiction.

    Le capital-argent fait face au capital productif dans cette contradiction ; le saut qualitatif consiste en l’accumulation.

    Autrement dit : dans la contradiction capital argent – capital productif, il y a conversion de chaque contraire en son contraire (ce que nous appelons le nexus), et c’est le saut.

    Il faut ici bien noter que tous ces éléments dont il est parlé appartiennent à la contradiction ; aucun élément ne peut agir de manière séparée, isolément.

    Karl Marx nous avertit bien, en soulignant au sujet de la marchandise et de l’argent :

    « C’est uniquement parce qu’elles sont liées entre elles comme formes de fonctions que le capital industriel doit accomplir à différents stades de son procès cyclique, que la fonction argent et la fonction marchandise sont en même temps fonctions du capital argent et du capital-marchandise.

    On commet donc une erreur si l’on veut faire dériver leurs propriétés et fonctions spécifiques qui caractérisent l’argent comme argent et la marchandise comme marchandise, de leur caractère capitaliste, et c’est commettre une égale erreur que de faire dériver au rebours les propriétés de capital productif de ce qu’il existe sous forme de moyens de production. »

    Autrement dit, nous avons un mouvement dialectique et il n’est pas possible de prendre les pôles de la contradiction « à part ».

    C’est ici, si l’on veut, la différence entre qui reconnaît l’apport de Karl Marx avec son ouvrage sur le Capital, et qui ne le reconnaît pas.

    Soit on s’en inspire pour prendre des morceaux, des éléments qu’on isole, soit on comprend qu’il y a une opération dialectique qui se joue, implacablement.

    Le cycle existe en tant que cycle, le phénomène prime sur ses éléments, le mouvement est irrépressible et les caractères autres par rapport aux fonctions dans la contradiction deviennent secondaires.

    Progressons encore. L’accumulation ne s’arrête pas.

    Quand on dit que le capital-argent fait face au capital productif dans cette contradiction et que le saut qualitatif consiste en l’accumulation, il faut bien comprendre que le processus est relancé.

    Le capital est réinvesti et donne de nouveau une marchandise.

    Karl Marx s’arrête sur cette étape, où le capital-marchandise est issu du capital, qui lui-même est issu d’une étape au préalable où il était déjà devenu marchandise.

    C’est très important, car sinon on n’aurait pas, en effet, thèse – antithèse – synthèse !

    Il n’y a pas seulement argent – production – argent, production – argent – production. Il y a le mouvement qui repart, avec un saut qualitatif.

    Karl Marx insiste bien dessus :

    « Le capital, étant de la valeur qui se met en valeur, n’implique pas seulement des rapports de classe, ou un caractère socialement déterminé reposant sur l’existence du travail comme travail salarié.

    C’est un mouvement, un procès cyclique traversant différents stades et qui lui-même implique à son tour trois formes différentes du procès cyclique.

    C’est pourquoi on ne peut le comprendre que comme mouvement, et non pas comme une chose au repos. »

    Karl Marx analyse ensuite les choses dans leur rapport à l’espace-temps : combien de temps dure le cycle, quels sont les frais liés au cycle.

    Pour donner un exemple concret : on ne travaille pas la nuit la plupart du temps et c’est à prendre en compte, il faut également engager un comptable parce qu’il faut bien tenir les comptes, il est nécessaire qu’il y ait un transporteur, etc.

    On comprend le titre, « Les métamorphoses du capital et leur cycle »; on a, effectivement, le capital qui se transforme d’argent en marchandise, de marchandise en argent redevenant marchandise.

    C’est une métamorphose, pour tout un cycle, avec tous les à-côtés du cycle.

    Karl Marx, un peu plus tard dans le Livre 2, résume comme suit ce qu’il a expliqué dans la première section :

    « Nous avons examiné les diverses formes prises par le capital au cours de son cycle et les diverses formes de ce cycle lui-même.

    Au temps de travail étudié dans le Livre Ier est venu s’ajouter le temps de circulation. »

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    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • L’organisation du Livre deuxième du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    Karl Marx n’a pu publier que le Livre premier du Capital de son vivant ; c’est son ami Friedrich Engels qui a compilé les deux Livres suivants, à partir de manuscrits.

    On n’y trouve donc pas dans ces Livres deuxième et troisième la même synthèse que dans le Livre premier.

    Il y a parfois des accumulations de notes d’ailleurs qui rendent l’ensemble particulièrement indigeste.

    Néanmoins, de nombreux aspects sont abordés en tant que tels et même si on n’a pas un mode d’exposition en général, on parvient à plonger dedans.

    C’est ce qui fournit le sens de l’organisation du Livre deuxième du Capital.

    Il ne contient que trois sections, fondées à chaque fois sur un découpage interne précis ; l’ouvrage se veut très technique dans ses explications.

    La démarche n’est plus, en effet, de présenter les fondamentaux.

    Ici, il est œuvré à présenter le fonctionnement et le déroulement des activités du capital.

    Est-ce à dire que la dialectique n’est plus présente ? Pas du tout.

    Cependant, elle se présente fort différemment.

    Dans le Livre premier du Capital, Karl Marx part du particulier pour remonter au général. Il découvre plusieurs couches de contradiction.

    Ici, il part du général pour délimiter le particulier. On peut donc tout à fait lire comment Karl Marx a saisi la réalité et la présente.

    On ne profite toutefois pas d’une dynamique générale permettant, comme pour le Livre premier, d’être porté par un « assemblage » dialectique.

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    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • Message de Mao Zedong au président Nguyen Huu Tho

    Le 19 décembre 1967.

    AU PRÉSIDIUM DU COMITE CENTRAL DU FRONT NATIONAL DE LIBERATION DU SUD-VIETNAM, PRÉSIDENT NGUYEN HUU THO,

    A l’occasion du 7ème anniversaire de la fondation du Front national de Libération du Sud-Vietnam, j’exprime, au nom du peuple chinois, mes plus chaleureuses félicitations au peuple sud-vietnamien engagé dans le combat.

    Vous avez combattu splendidement !

    Comptant sur vos propres forces, vous avez, dans des conditions extrêmement dures, battu à plate couture l’impérialisme américain, l’impérialisme le plus féroce du monde, et l’avez acculé à une impasse ; c’est là une grande victoire.

    Le peuple chinois vous salue.

    Votre victoire montre une fois de plus qu’un pays, grand ou petit, est à même de vaincre tout ennemi, si puissant soit-il, s’il mobilise pleinement son peuple, s’appuie fermement sur lui et mène une guerre populaire.

    Par sa guerre contre l’agression américaine et pour le salut national, menée sous la direction éclairée de son grand guide, le président Ho Chi Minh, le peuple vietnamien a donné un brillant exemple à tous les peuples et nations opprimés du monde en lutte pour la libération.

    Les agresseurs américains n’en ont plus pour longtemps au Vietnam.

    Cependant, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement dans un ultime sursaut.

    Elle recourra invariablement à l’aventure militaire et à la tromperie politique sous toutes leurs formes pour se sauver de sa ruine.

    Un peuple révolutionnaire rencontrera inévitablement toutes sortes de difficultés avant de remporter la victoire finale ; mais elles sont toutes surmontables, et aucune difficulté ne peut entraver sa marche en avant.

    La persévérance signifie la victoire.

    J’ai la ferme conviction qu’en persistant dans une guerre prolongée, le peuple vietnamien ne manquera pas de chasser les agresseurs américains de son pays.

    Nous vous soutenons fermement.

    Nos deux pays sont des voisins étroitement liés comme le sont les lèvres et les dents.

    Nos deux peuples sont des frères partageant joies et épreuves.

    Le peuple frère du Sud-Vietnam, le peuple du Vietnam tout entier peut être sûr que sa lutte est la nôtre.

    Les 700 millions de Chinois soutiennent puissamment le peuple vietnamien, et les vastes étendues du territoire chinois constituent son arrière sûr.

    Face à la solide unité militante de nos deux peuples, toutes les aventures militaires et les tromperies politiques de l’impérialisme américain sont vouées à l’échec.

    La victoire reviendra au vaillant peuple vietnamien !

    =>Oeuvres de Mao Zedong

  • Sur la rééducation des intellectuels

    [Commentateurs du Renmin Ribao (Le Quotidien du peuple) et du Hongqi (Le drapeau rouge), paru dans le Renmin Ribao du 12 septembre 1968.]

    La fondation des comités révolutionnaires dans 29 provinces (à l’exception de Taïwan), municipalités relevant directement des autorités centrales et régions autonomes du pays tout entier montre que dans son ensemble, la grande révolution culturelle a accédé nationalement à la phase de combat — critique — réforme.

    A la lumière des plus récentes directives du président Mao, le puissant contingent des ouvriers de l’industrie a commencé et va continuer, de façon dirigée et méthodique, à se rendre dans les établissements d’enseignement, dans les secteurs de la superstructure, dans tous les organismes où la tâche de combat — critique — réforme n’a pas encore été menée à bien, afin de l’y faire progresser.

    Cela a non seulement créé une situation toute nouvelle dans la révolution prolétarienne de l’enseignement, mais va accélérer aussi inéluctablement le processus qui voit notre classe ouvrière remodeler à son image les rangs des intellectuels.

    En entrant dans les positions de la culture et de l’enseignement, la classe ouvrière a les intellectuels pour objet principal de son travail.

    L’assimilation correcte de la politique du Parti quant aux intellectuels est une garantie importante pour obtenir la victoires dans cette lutte.

    La note très importante de la rédaction de la revue Hongqi (Drapeau rouge) publiée le 5 septembre 1968 dans la presse, apporte la voix de notre grand guide, le président Mao.

    Cette note soulève un problème d’une importance extrême, à savoir que nous devons porter une attention particulière à la rééducation des nombreux anciens diplômés des écoles supérieures et secondaires qui travaillent depuis longtemps ou débutent juste dans leur travail.

    Y sont formulées les diverses mesures de la politique prolétarienne à observer à l’égard des intellectuels, et on y met encore davantage en lumière la seule orientation juste, celle de l’intégration des intellectuels aux ouvriers et aux paysans.

    Notre grand guide, le président Mao, nous enseigne que la réforme des intellectuels constitue un très grand problème tout au long du processus de la révolution et de l’édification socialistes.

    Le prolétariat, après la prise du pouvoir, entreprend de refondre à son image les intellectuels, de former un contingent d’intellectuels prolétariens à son service.

    Il s’agit là d’un impératif pour la consolidation et le développement de la dictature du prolétariat, pour la prévention d’une restauration du capitalisme, un impératif pour l’établissement par le prolétariat de sa domination absolue dans tous les secteurs de l’idéologie et de la culture.

    Afin de former de tels rangs d’intellectuels prolétariens, il importe d’entreprendre une révolution prolétarienne radicale dans l’enseignement, de suivre la voie révolutionnaire qui consiste à former les techniciens et autres intellectuels parmi les ouvriers, les paysans et les soldats, à sélectionner les élèves parmi les ouvriers, paysans et combattants de l’Armée de Libération, qui ont une expérience pratique dans la production ; en même temps, il faut rééduquer les nombreux intellectuels sortis des vieilles écoles, nous efforcer de les gagner à notre cause et de les rallier à notre cause.

    Au fur et à mesure du développement en profondeur de la grande révolution culturelle prolétarienne qui est entrée dans la phase de combat — critique réforme, l’importance que revêt la solution de ce problème apparaît chaque jour plus évidente.

    La note de la rédaction souligne: « Nous devons prêter une attention particulière à la rééducation des nombreux anciens diplômés des écoles supérieures et secondaires qui travaillent depuis longtemps ou débutent dans le travail.»

    Cela ne s’applique pas seulement aux intellectuels des écoles, mais aussi à la masse de ceux qui travaillent sur le front de la culture et de l’éducation ainsi qu’à ceux qui se trouvent dans les rangs des cadres. Pourquoi appeler cela rééducation ?

    Dans un sens, parce qu’autrefois, ils avaient reçu une éducation de la bourgeoise et qu’à présent ils sont éduqués, à nouveau, mais cette fois par le prolétariat.

    Dans l’autre sens, parce qu’autrefois, sous la ligne révisionniste empoisonnée du Khrouchtchev chinois, ils avaient été éduqués par des intellectuels bourgeois, alors que maintenant, éclairés par la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, il faut que leur rééducation se fasse par les ouvriers, paysans et soldats.

    La refonte en soi de la conception du monde est un changement radical.

    Éduquer les intellectuels dans la conception prolétarienne du monde, pour qu’ils rejettent les idées bourgeoises inculquées par l’éducation bourgeoise, voilà le contenu de cette rééducation.

    La voie fondamentale à suivre dans cette rééducation consiste à rentrer dans les rangs des ouvriers, paysans et soldats et à les servir.

    Dans ce processus de rééducation, il faut mettre pleinement en œuvre les facteurs positifs.

    La question de la ligne politique est essentielle; telle ligne, tel enseignement, telle formation.

    Il faut concentrer notre haine sur la poignée des plus hauts responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et leurs agents, car c’est leur ligne révisionniste contre-révolutionnaire en matière d’enseignement qui a empoisonné les jeunes.

    La critique et la condamnation radicales de cette ligne réactionnaire nous aideront à pousser plus avant l’application de la ligne prolétarienne du président Mao en matière d’enseignement.

    Dans la nouvelle Chine socialiste, par l’éducation dans le sens de la pensée de Mao Zedong, la majorité voire la grande majorité des élèves formés dans les vieilles écoles peuvent se fondre graduellement aux ouvriers, aux paysans et aux soldats.

    Il y en a certainement qui, parmi eux, se montreront hésitants et instables, mais s’ils avancent en suivant la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, s’ils acceptent d’être rééduqués par les ouvriers, les paysans et les soldats, s’ils critiquent à fond et rejettent sans cesse et à jamais les vieilles idées bourgeoises, legs de leur famille et de l’école, alors, ils pourront apporter dans leur domaine, leur contribution au service des ouvriers, paysans et soldats.

    Tous ceux-ci font bon accueil à ces intellectuels en voie de rééducation. Il y a, certes, des contre-révolutionnaires, des irréductibles, mais ils ne représentent qu’une infime minorité.

    La masse des intellectuels qui acceptent d’être rééduqués sous la direction de la classe ouvrière, et sont disposés à se fondre dans les ouvriers, paysans et soldats, ont devant eux de larges perspectives en régime socialiste.

    La note de la rédaction souligne: « Parmi eux, il en est sûrement qui ont obtenu de bons résultats dans cette fusion, et ont réalisé des inventions et des innovations techniques. Nous devons en faire état dans la presse pour les encourager. »

    Il faut précisément encourager et stimuler, par l’exemple positif, la masse des intellectuels pour qu’ils s’intègrent résolument aux ouvriers, paysans et soldats.

    Dans toutes les régions du pays, on peut en voir qui accomplissent bien cette intégration et qui ont aussi réalisé des inventions et des créations dans leur domaine professionnel.

    À travers leur exemple il est bon d’éduquer les intellectuels qui occupent déjà un poste ou qui vont bientôt travailler.

    La grande révolution culturelle prolétarienne a ouvert une voie plus large que jamais à la fusion des intellectuels aux ouvriers, aux paysans et aux soldats, pour la refonte de leur conception du monde, afin de mieux servir le peuple.

    La masse des intellectuels s’est profondément aguerrie et a été mise à l’épreuve dans cette révolution; elle a senti très vivement son point faible, à savoir : le caractère inconséquent et l’instabilité de son comportement dans la révolution, elle demande impérieusement à rentrer dans les rangs des ouvriers, paysans et soldats; c’est là une très bonne chose, dont il faut se réjouir.

    Les comités révolutionnaires de tout le pays ainsi que les équipes ouvrières chargées de propager la pensée de Mao Zedong, qui se rendent dans les établissements intéressés, doivent savoir déceler cet esprit d’initiative des intellectuels, les soutenir dans leur fusion avec les ouvriers, paysans et soldats, les guider pour qu’ils prennent une part active à la tâche de combat — critiqué réforme de leur propre organisme.

    Désormais, là où sont en masse des intellectuels, il faudra non seulement, dans chaque établissement, sous la direction de la classe ouvrière, mener à bien la tâche de combat – critique – réforme ainsi que les divers stages d’étude de la pensée de Mao Zedong, mais encore organiser les intellectuels pour qu’ils retournent, par périodes et par groupes, parmi les ouvriers, les paysans et les soldats, afin d’être rééduqués par eux.

    Il faut toujours donner une « voie de sortie ».

    « Ne pas donner une « voie de sortie » n’est pas conforme à la politique prolétarienne. »

    Le prolétariat ne pourra finalement réaliser sa propre libération qu’après avoir émancipé toute l’humanité.

    La politique prolétarienne doit indiquer une issue aux masses populaires de toutes les classes et couches sociales qui sont dirigées par le prolétariat et, de plus, s’efforcer de transformer les facteurs négatifs en facteurs positifs.

    L’adoption d’une telle politique permet mieux à ceux qui ont commis de graves erreurs de les avouer et de les corriger.

    Quant à ceux qu’on appelle responsables du Parti irrémédiablement engagés dans la voie capitaliste et « sommités » techniques bourgeoises qui sont en butte à la colère des masses, et que l’on doit abattre, ceux-là ne représentent qu’un nombre fort restreint, et à eux aussi, nous devons laisser une issue après les avoir critiqués et stigmatisés à fond.

    C’est là une question qui mérite notre attention dans la dernière période du mouvement de la grande révolution culturelle prolétarienne.

    Nous devons appliquer résolument toutes les mesures politiques prolétariennes définies par notre grand guide, le président Mao, à l’égard des intellectuels, il faut établir une distinction nette entre les deux types de contradictions de caractère différent.

    Pour résoudre les contradictions au sein du peuple, il faut adopter le procédé : «Unité — critique et autocritique — unité».

    Pour résoudre les questions idéologiques, il faut adopter la méthode du raisonnement avec faits à l’appui, et mener avec patience un travail politico-idéologique minutieux.

    L’excellente situation de la grande révolution culturelle prolétarienne qui approche de sa victoire complète ouvre aux larges masses révolutionnaires des perspectives magnifiques.

    Nous sommes convaincus qu’à la lumière de la grande pensée de Mao Zedong et sous la direction de la classe ouvrière, dans notre pays, les masses des intellectuels révolutionnaires et des intellectuels susceptibles d’être rééduqués avanceront plus rapidement encore dans la voie de leur révolutionnarisation et de leur transformation en travailleurs.

    « Nous espérons que nos intellectuels continueront d’avancer et que, progressivement, dans le cours de leur travail et de leur étude, ils acquerront une conception communiste du monde, s’assimileront le marxisme-léninisme et se fondront en un tout avec les ouvriers et les paysans.

    Nous espérons qu’ils ne s’arrêteront pas à mi-chemin et qu’à plus forte raison ils ne feront pas marche arrière, car cela les conduirait à une impasse. » (De la juste solution des contradictions au sein du peuple)

    =>Revenir au dossier
    sur la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne

  • L’édification du Parti doit être étroitement liée à sa ligne politique

    [Notes d’étude sur «Pour la parution de la revue Le Communiste, publiées dans le Hongqi, Le drapeau rouge, 1973.]

    « Le noyau dirigeant de notre cause, c’est le Parti communiste chinois. »

    Pour que notre Parti soit à même de diriger avec dynamisme le prolétariat et le peuple révolutionnaire dans l’accomplissement des tâches révolutionnaires aux différentes périodes historiques, nous devons en faire un parti politique marxiste-léniniste tout à fait consolidé sur les plans idéologique, politique et organisationnel.

    Notre grand dirigeant, le président Mao, a toujours porté une attention particulière à cet important problème.

    Et c’est pour le régler correctement qu’il écrivit, en octobre 1939, le brillant article marxiste-léniniste intitulé: « Pour la parution de la revue Le Communiste« .

    Dans cet article, après avoir fait le bilan de l’expérience historique de la lutte entre les deux lignes au cours des dix-huit années qui suivirent la fondation du Parti communiste chinois, le président Mao énonça explicitement cette thèse importante : l’édification du Parti est « étroitement liée à sa ligne politique ».

    Dans la période de la révolution de démocratie nouvelle, le front uni et la lutte armée furent deux armes fondamentales qui nous permirent de vaincre l’ennemi.

    L’édification du Parti fut toujours « étroitement liée… à sa façon, juste ou erronée, de résoudre les questions du front uni et de la lutte armée ».

    Quand notre Parti apportait une juste solution aux questions du front uni et de la lutte armée, il accomplissait un pas en avant dans son développement et sa consolidation ; mais il reculait d’autant lorsqu’il les réglait incorrectement, comme ce fut le cas à la suite de l’interférence et du sabotage dus aux lignes opportunistes avancées par Tchen Tou-sieou, Wang Ming et autres.

    L’édification du Parti est donc en soi un processus de lutte entre ligne juste et ligne erronée.

    Et par un tel processus, le Parti se développe, grandit et se consolide.

    C’est là une expérience historique capitale de l’édification du Parti.

    Étudier à nouveau l’enseignement du président Mao, selon lequel l’édification du Parti doit être étroitement liée à sa ligne politique, revêt, à l’heure actuelle, une signification importante pour parfaire, au cours de la période socialiste, l’édification du Parti selon la théorie et le style révolutionnaires marxistes-léninistes.

    La société socialiste s’étend sur une assez longue période historique, au cours de laquelle continuent d’exister les classes, les contradictions de classes et la lutte de classes, de même que la lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste, le danger d’une restauration du capitalisme, et la menace de subversion et d’agression de la part de l’impérialisme et du révisionnisme moderne.

    Dans de telles conditions historiques, un parti politique prolétarien peut, de parti marxiste-léniniste, dégénérer en parti révisionniste s’il n’est pas conduit par une ligne marxiste-léniniste.

    La ligne fondamentale (1) du Parti, formulée par le président Mao, pour la période historique du socialisme, non seulement résout correctement les problèmes relatifs à la théorie, aux principes et aux mesures politiques, que pose la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, mais elle répond aussi correctement aux questions fondamentales concernant l’édification du Parti pendant la période socialiste.

    Conformément à cette ligne fondamentale du Parti, l’édification du Parti doit être liée à la lutte qui se déroule entre le prolétariat et la bourgeoisie, et entre la voie socialiste et la voie capitaliste, au renforcement et à la consolidation de la dictature du prolétariat, et à la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat.

    Le Parti doit savoir distinguer, dans la lutte de classes, qui est complexe, les contradictions entre l’ennemi et nous de celles au sein du peuple, qui sont deux types de contradictions de caractère différent.

    C’est seulement ainsi qu’il peut unir autour de lui le peuple de toutes les nationalités pour défaire les ennemis de classe de l’intérieur et de l’étranger, qui provoquent des troubles et mènent des activités de sabotage, et qu’il peut conduire la révolution et l’édification socialistes de victoire en victoire.

    Le président Mao a mis l’accent sur l’importance des trois grands mouvements révolutionnaires que sont la lutte de classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique, disant qu’ils « constituent une sûre garantie permettant aux communistes de se garder de toute bureaucratie, de se prémunir contre le révisionnisme et le dogmatisme et de demeurer toujours invincibles, une sûre garantie permettant au prolétariat de s’unir avec les larges masses travailleuses et de pratiquer une dictature démocratique ».

    C’est seulement en appliquant la ligne fondamentale du Parti, en apprenant à résoudre de façon correcte les deux types de contradictions, en persistant dans les trois grands mouvements révolutionnaires et en maintenant fermement la dictature du prolétariat, que notre Parti peut éviter de changer de nature et exercer pleinement son rôle dirigeant en tant qu’avant-garde du prolétariat.

    Si nous nous écartons de la ligne fondamentale du Parti et des trois grands mouvements révolutionnaires, si nous supprimons ou relâchons la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, si nous abandonnons ou affaiblissons la dictature du prolétariat, et ne savons pas résoudre correctement les contradictions entre l’ennemi et nous, ni celles au sein du peuple, l’édification de notre Parti sera compromise et sapée, et il lui sera impossible de jouer son rôle d’avant-garde du prolétariat.

    Les escrocs du genre de Liou Chao-chi ont fondamentalement trahi les thèses marxistes-léninistes sur la dictature du prolétariat et la théorie relative à l’édification du Parti Leur ligne révisionniste en matière d’édification du Parti visait à changer la nature prolétarienne du Parti au moyen de la diffusion d’idées bourgeoises réactionnaires, d’activités conspiratrices pour diviser le Parti, et de la corruption des cadres et des membres du Parti, et à faire du Parti un instrument leur servant à restaurer le capitalisme et à renverser la dictature du prolétariat.

    Pour poursuivre la révolution sous la dictature du prolétariat tout au long des années qui ont suivi la fondation de la République populaire de Chine, notre Parti a, sous la direction de la ligne révolutionnaire du président Mao, dirigé le peuple tout entier dans une série de grandes luttes menées sur les fronts économique, politique et idéologique, et repoussé les furieuses attaques successives déclenchées par la bourgeoisie et ses agents au sein du Parti.

    La Grande Révolution culturelle prolétarienne déclenchée et dirigée par le président Mao en personne a complètement détruit le quartier général de la bourgeoisie ayant à sa tête Liou Chao-chi, et a brisé tous les complots contre-révolutionnaires tramés par les escrocs du genre de Liou Chao-chi.

    Ces luttes, âpres et acharnées, entre les classes, les deux voies et les deux lignes, ont soumis notre Parti à de rudes épreuves et l’ont consolidé sur une vaste échelle, lui faisant pleinement jouer son rôle de noyau dirigeant dans la révolution comme dans l’édification.

    Notre Parti est aujourd’hui plus mûr que jamais sur le plan politique, plus pur au point de vue de l’organisation et plus uni dans le domaine idéologique.

    L’expérience pratique accumulée au cours des luttes des vingt et quelques années écoulées a maintes fois corroboré cette vérité : la ligne vitale de notre Parti, c’est la ligne fondamentale qu’il applique.

    Ce n’est qu’en liant étroitement l’édification du Parti avec cette ligne fondamentale que nous pouvons résoudre de façon correcte les problèmes suivants : quel genre de parti doit-on édifier et comment l’édifier?

    Durant la Grande Révolution culturelle prolétarienne, le président Mao a indiqué : « le Parti doit être composé d’éléments avancés du prolétariat; il doit être une organisation d’avant-garde, dynamique, capable de diriger le prolétariat et les masses révolutionnaires dans leur combat contre l’ennemi de classe. »

    Cette brillante directive a, une fois de plus, défini la nature de notre Parti en tant qu’avant-garde du prolétariat et formule la grande tâche de combat qui incombe aux organisations du Parti sous la dictature du prolétariat.

    Le programme fondamental du Parti communiste chinois est de renverser définitivement la bourgeoisie et toutes les autres classes exploiteuses, de substituer la dictature du prolétariat à la dictature de la bourgeoisie, d’assurer le triomphe du socialisme sur le capitalisme.

    Le but final du Parti est la réalisation du communisme.

    Notre Parti est un instrument du prolétariat dans la lutte contre la bourgeoisie et toutes les autres classes exploiteuses.

    A la veille de la Libération, le président Mao a indiqué que tout le Parti devait apprendre à lutter contre les impérialistes, le Kuomintang et la bourgeoisie sur les plans politique, économique et culturel.

    « Si nous ne prêtons pas attention à ces problèmes, si nous n’apprenons pas à mener de telles luttes contre ces gens et si nous ne parvenons pas à remporter la victoire dans ces luttes, nous ne serons pas en état de garder le pouvoir, nous ne pourrons pas nous maintenir, nous échouerons. »

    Par conséquent, les organisations du Parti à tous les échelons doivent prêter attention à la lutte de classes, en particulier à celle dans le domaine de la superstructure, et donner à cette tâche une importance primordiale; jamais elles ne doivent la reléguer au second plan.

    Pour un membre du Parti communiste, la lutte de classes est un devoir de chaque instant, et toute la vie durant.

    Avant-garde du prolétariat, l’organisation du Parti ne saurait remplir le rôle de bastion dans le combat si elle néglige ou relâche la lutte de classes.

    Si un communiste fermait les yeux sur la réalité de la lutte de classes, il serait indigne du titre de combattant d’avant-garde du prolétariat.

    Cette avant-garde du prolétariat doit agir en conformité avec la philosophie de lutte dans le Parti communiste, mener une lutte inflexible contre l’ennemi de classe, et contre les idées de la bourgeoisie et de toute autre classe exploiteuse.

    L’expérience prouve que là où, entre toutes autres activités, l’organisation du Parti prend solidement en main le chaînon clé qu’est la lutte de classes et dirige les masses dans le combat contre l’ennemi de classe, les membres du Parti et les masses font preuve de vitalité, la révolution et la production sont en plein épanouissement, et la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et les mesures politiques qu’il a formulées sont appliquées avec conséquence.

    Inversement, si l’organisation du Parti néglige la lutte de classes, une atmosphère d’apathie politique s’y installera, et ni la révolution ni la production ne pourront progresser.

    La lutte entre les deux classes et les deux voies, qui se déroule dans la société, se manifeste nécessairement au sein du Parti.

    Faisant le bilan de l’expérience historique acquise au cours de plus d’un demi-siècle de luttes menées entre les deux lignes au sein du Parti, notre grand dirigeant, le président Mao, a souligné qu’il fallait « pratiquer le marxisme et non le révisionnisme ; travailler à l’unité et non à la scission; faire preuve de franchise et de droiture, et ne pas tramer complots et intrigues ».

    Ce sont là les trois principes fondamentaux à suivre dans la lutte au sein du Parti. Toutes les luttes engagées au sein du Parti sous le rapport de la ligne politique convergent, en définitive, sur ce même problème: pratiquer le marxisme ou le révisionnisme.

    Et l’enjeu des luttes qui se sont déroulées à ce sujet en période socialiste était invariablement de maintenir ou de changer la ligne fondamentale du Parti.

    Aussi variées que soient les formes par lesquelles elles s’extériorisent, leur essence reste la même, qu’il s’agisse de l’alliance antiparti de Kao Kang – Jao Chou-che, de la clique antiparti opportuniste de droite de Peng Teh-houai, de la clique renégate de Liou Chao-chi ou des activités sournoises contre-révolutionnaires des escrocs du genre de Liou Chao-chi.

    Leur but est de changer foncièrement la ligne et les mesures politiques fondamentales du Parti, de renverser la dictature du prolétariat et de restaurer le capitalisme.

    Celui qui pratique le marxisme travaille nécessairement à l’unité et fait preuve de franchise et de droiture, tandis que celui qui pratique le révisionnisme ne peut que travailler à la scission et tramer des complots.

    La ligne marxiste-léniniste formulée pour notre Parti par le président Mao incarne les intérêts et aspirations des masses populaires et reflète la loi objective du développement historique.

    Et par cela même, notre Parti est en mesure de renforcer son unité sur la base de la ligne révolutionnaire du président Mao, et ses membres sont capables d’une grande franchise politique, toujours prêts à exprimer leurs opinions politiques, et peuvent mobiliser les larges masses pour qu’elles œuvrent à l’application de la ligne du Parti.

    La ligne révisionniste de Liou Chao-chi et d’autres escrocs de son genre représente de façon concentrée, quant à elle, les intérêts des propriétaires fonciers, des paysans riches, des contre-révolutionnaires, des mauvais éléments et des droitiers, et elle répond aux besoins du social-impérialisme révisionniste soviétique qui tente de renverser la dictature du prolétariat dans notre pays.

    Du fait que leur ligne va à l’encontre du développement de l’histoire et que les masses populaires ne sauraient la sanctionner, ils ne peuvent que se livrer à des activités scissionnistes et ourdir dans l’ombre des complots contre-révolutionnaires pour trahir le Parti et la patrie.

    Les contradictions et la lutte au sein du Parti sont le moteur du développement du Parti.

    Sans ces contradictions et cette lutte, la vie du Parti cesserait.

    Tous les membres du Parti communiste vivent au milieu de la lutte entre les deux lignes ; ils ne peuvent s’en tenir à l’écart.

    Se soustraire à la lutte et dissimuler les contradictions au sein du Parti est contraire à la dialectique révolutionnaire et préjudiciable à la cause révolutionnaire.

    Ces contradictions ne sauraient être étouffées, elles doivent être résolues par la lutte.

    C’est seulement en luttant énergiquement contre les lignes erronées, qui sont préjudiciables à la révolution, et en les surmontant, qu’il est possible d’appliquer la ligne juste et que les membres du Parti peuvent élever leur niveau de conscience quant à la lutte de classes et à la lutte entre les deux lignes.

    Dans la lutte au sein du Parti, il est impératif de s’en tenir aux principes et mesures politiques justes, de distinguer strictement et de résoudre correctement les deux types de contradictions de caractère différent.

    C’est là une garantie importante pour que le Parti puisse renforcer son unité et diriger le prolétariat et les masses populaires dans la lutte victorieuse contre l’ennemi.

    C’est aussi là un aspect important de l’application de la ligne fondamentale du Parti.

    A l’intention des camarades qui ont commis des erreurs, le président Mao a formulé les principes suivants: « Unité – critique – unité » et « tirer la leçon des erreurs passées pour en éviter le retour et guérir la maladie pour sauver l’homme ».

    Ils constituent le critère à observer pour mener correctement la lutte au sein du Parti.

    Cela en vue d’atteindre le double but d’éclaircir les idées et d’unir les camarades.

    Conformément à ces principes, notre Parti a, au cours de la Grande Révolution culturelle prolétarienne et du mouvement pour la critique du révisionnisme et la rectification du style de travail, dénoncé et critiqué la ligne révisionniste de Liou Chao-chi et d’autres escrocs de son genre ainsi que leurs crimes contre-révolutionnaires, récupéré bien des camarades qui avaient commis des erreurs, et éduqué la grande masse des cadres et des membres du Parti.

    Tout le Parti s’en est trouvé plus uni sur la base des principes du marxisme, du léninisme, de la pensée-Mao Zedong.

    Cela constitue un trait saillant de l’épanouissement de notre Parti et une base solide qu’aucun ennemi de classe ne saurait détruire.

    Pour permettre à notre Parti de conserver son caractère d’avant-garde du prolétariat, il est extrêmement nécessaire d’entreprendre parmi tous les membres du Parti une éducation sous le rapport du marxisme, du léninisme, de la pensée-Mao Zedong, et de prêter une grande attention à la refonte de leur conception du monde.

    C’est là un contenu important de l’édification idéologique du Parti.

    Le président Mao a toujours insisté sur l’importance de la refonte de la conception du monde et s’oppose au « perfectionnement idéologique individuel », théorie idéaliste de Liou Chao-chi.

    Il a souligné que « le changement de conception du monde est un changement radical« .

    Le problème essentiel de la transformation de la conception du monde, c’est de s’opposer à l’idéalisme et à la métaphysique en se basant sur le matérialisme dialectique, de combattre l’idéalisme historique en s’armant du matérialisme historique.

    Un membre du Parti communiste qui acquiert une conception du monde matérialiste-dialectique et matérialiste-historique est à même d’appliquer fermement et consciemment la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et d’assumer le rôle d’un combattant d’avant-garde du prolétariat dans la lutte.

    Tandis que celui qui ne transforme pas sa conception du monde et laisse subsister dans son esprit des pensées idéalistes et métaphysiques, ne peut ni distinguer le pseudo-marxisme ni résister aux lignes erronées.

    La conception du monde matérialiste-dialectique et matérialiste-historique ne tombe pas du ciel, elle n’est pas quelque chose d’inné.

    On ne l’acquiert qu’après avoir passé par de longues et dures épreuves, tout au long de la lutte pratique et à la lumière de la théorie marxiste.

    La refonte du monde subjectif a lieu dans le processus de la transformation du monde objectif.

    En tournant le dos à la pratique dans le cadre des trois grands mouvements révolutionnaires – la lutte de classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique – et en particulier à la lutte pratique du prolétariat contre la bourgeoisie, on ne peut qu’amener la putréfaction dans le tréfonds de son âme.

    La refonte de la conception du monde doit s’accomplir par un processus long et répété.

    On n’aura jamais fini de « rejeter ce qui est altéré et absorber le nouveau » sur le plan idéologique, et la lutte entre idées prolétariennes et idées bourgeoises se poursuivra durant toute la période historique de la dictature du prolétariat.

    Les escrocs du genre de Liou Chao-chi s’étaient démenés pour colporter leur « perfectionnement individuel »- théorie idéaliste prônant le divorce du subjectif d’avec l’objectif, de la connaissance d’avec la pratique – aux fins de transformer et de corrompre le Parti au moyen de la conception bourgeoise du monde, d’amener notre Parti à délaisser la ligne marxiste-léniniste et de faire de ses membres, par le « perfectionnement individuel », des bourgeois hypocrites et à double-face.

    Dans « Pour la parution de la revue Le Communiste », le président Mao nous a appelés à résumer sur la base de notre compréhension de l’unité entre la théorie marxiste-léniniste et la pratique de la révolution chinoise, l’expérience acquise au cours des luttes passées et actuelles dans l’édification du Parti, à accumuler et à propager cette expérience dans tout le Parti, de sorte que notre Parti soit solide comme le fer.

    Conformément à la directive du président Mao, nous devons dresser consciencieusement le bilan de l’expérience obtenue dans le renforcement de l’édification du Parti, pour que notre Parti devienne encore plus solide, plus ferme et plus dynamique, et avance toujours victorieusement en suivant la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

    (1) La société socialiste s’étend sur une assez longue période historique, au cours de laquelle continuent d’exister les classes, les contradictions de classes et la lutte de classes, de même que la lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste, ainsi que le danger d’une restauration du capitalisme.

    Il faut comprendre que cette lutte sera longue et complexe, redoubler de vigilance et poursuivre l’éducation socialiste.

    Il faut comprendre et résoudre correctement les problèmes posés par les contradictions de classes et la lutte des classes, distinguer les contradictions entre l’ennemi et nous, et les contradictions au sein du peuple, puis leur donner une juste solution.

    Sinon, un pays socialiste comme le nôtre se transformera en son contraire : il changera de nature et verra la restauration du capitalisme.

    Dès maintenant, nous devons parler de cette question, jour après jour, mois après mois, année après année, afin d’en avoir une compréhension suffisamment claire et de suivre une ligne marxiste-léniniste.

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    sur la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne