Catégorie : Non classé

  • Le matérialisme dialectique et la pensée comme réflexion des deux cerveaux

    Prenons la vue. Le champ visuel total horizontal d’un être humain, les deux yeux ouverts, incluant la vision périphérique, est d’environ 200° – 220°.

    Pour un aigle, c’est environ 300°, pour un dauphin 300° –
    330°, pour un cochon d’inde 340°.

    Dialectiquement, plus le champ visuel est large, moins la compréhension du relief est bonne, et inversement.

    Mais tout est dialectique, aussi il y a des nuances : le dauphin utilise l’écholocalisation, qui lui permet de saisir le relief acoustiquement.

    L’aigle a lui, en quelque sorte, une vision double, au moyen de deux fovéas par œil pour renforcer les détails, en plus de voir en large.

    Et, autre fait dialectique marquant, tous les vertébrés… voient à l’envers. L’image est inversée sur la rétine, comme pour une lentille.

    L’image est donc retournée verticalement et horizontalement.

    haut ───── bas ▶
    bas ───── haut ▶
    gauche ───── droite ▶
    droite ───── gauche ▶

    On voit littéralement à l’envers un monde à l’endroit.

    Prenons maintenant ce que voit chaque œil. L’un voit davantage ce qui est tout à gauche, l’autre ce qui est davantage tout à droite.

    Ce que voit chaque œil est superposé, ce qui donne une image en trois dimensions en raison du décalage de l’un par rapport à l’autre.

    Très schématiquement, cela donne ça :

    Œil
    gauche
    seul

    Binoculaire
    (les deux yeux)

    Œil
    droit
    seul


    0 ———– 20 —————————– 80 ————— 100

    On a saut qualitatif qui vient du rapport dialectique des deux yeux.

    Rentrons maintenant dans le vif du sujet.

    Ce qu’on voit à gauche, c’est l’hémisphère droit du cerveau qui le réceptionne.

    Ce qu’on voit à droite, c’est l’hémisphère gauche qui le réceptionne.

    Et cela pour chaque œil.

    Il n’y a pas un œil par hémisphère. Il y a une moitié du champ visuel de chaque œil réceptionnée par un hémisphère, et comme tout est dialectique, par le côté inverse !

    ŒIL GAUCHE
    [gauche] ────────> hémisphère droit
    [droite] ────────> hémisphère gauche

    ŒIL DROIT
    [gauche] ────────> hémisphère droit
    [droite] ────────> hémisphère gauche


    Ainsi, si un hémisphère ne fonctionne plus, alors on perd la capacité à saisir une partie du champ visuel.

    La plasticité du cerveau permet de tendre à une reconfiguration pour l’amélioration. Néanmoins, il est évident que parler du cerveau au singulier est une erreur.

    Si on parle de deux yeux, de deux mains et de deux jambes, alors il faut tout autant parler de deux cerveaux.

    Cette thèse est rejetée au nom du fait que les deux hémisphères du cerveau sont reliés par le corps calleux et qu’ils ne fonctionnent pas indépendamment.

    C’est cependant raisonner de manière formelle. Si on suit le principe de la contradiction, alors on voit bien qu’on a deux pôles qui interagissent, formant une unité contradictoire.

    Si on se fonde là-dessus, on peut essayer de parvenir à présenter le cheminement de la pensée.

    Prenons le fait d’avoir soif et de se dire qu’on a soif ; on pense qu’on a soif.

    Il est impossible que cela se déroule ainsi ; ce n’est pas dialectique.

    « J’ai soif » s’oppose à « je n’ai pas soif » ; cela veut dire que si on se dit à un moment qu’on a soif, c’est que le reste du temps on se dit qu’on n’a pas soif.

    S’il n’en était pas ainsi, il ne pourrait pas se produire une pensée affirmant qu’on a soif.

    Regardons maintenant une pensée plus élaborée.

    Imaginons qu’on pense : « Il faudrait que j’aille au musée du Louvre ».

    Il est évident qu’on ne se disait pas, auparavant, en permanence : « Il ne faudrait pas que j’aille au musée du Louvre ».

    Comment se produit alors une telle pensée ?

    Si on ne peut pas trouver un autre pôle contradictoire, alors il faut se tourner vers la contradiction que porte cette pensée en elle-même.

    Il y a ici un défi immense et le philosophe français René Descartes est très connu pour la solution qu’il a proposée.

    Selon lui, on peut dire « je pense donc je suis » ; il veut dire par là que nous sommes notre pensée, que notre pensée est nous.

    La pensée n’est ainsi pas contradictoire ; elle est même unifiée et c’est nous.

    La faille de ce raisonnement est que si on dit « je pense donc je suis », c’est qu’on pense qu’on pense, puisqu’on peut le dire, et que si on pense qu’on pense, alors on pense qu’on pense qu’on pense et ce, forcément, à l’infini.

    Il n’y a donc aucune base pour considérer sa propre pensée.

    Il n’y a en réalité qu’une seule solution pour avoir une distance avec sa propre pensée : qu’il y ait un miroir.

    Et là on retombe sur l’hypothèse des deux cerveaux : si tel est bien le cas, alors on peut effectivement savoir qu’on pense, puisqu’un cerveau constate que l’autre pense.

    Mais là on en revient au problème de la démarche de René Descartes.

    En effet, on a le schéma suivant, qui se déroule pareillement à l’infini : le cerveau 1 pense que le cerveau 2 pense.

    Le cerveau 2 pense que le cerveau 1 pense que le cerveau 2 pense.

    Le cerveau 1 pense que le cerveau 2 pense que le cerveau 1 pense que le cerveau 2 pense.

    Et ce à l’infini.

    Toutefois, cet infini existe, contrairement à l’infini du « je pense donc je suis » de René Descartes.

    On a, en effet, une sorte de ping-pong ininterrompu – et c’est cela la pensée.

    Rappelons-nous ici justement la thèse d’Aristote, cet immense matérialiste, qui fut reprise de manière admirable par les titans que furent Alexandre d’Aphrodise, Avicenne et Averroès : l’être humain ne pense pas.

    Si on rejette la théorie de l’âme et d’un Dieu personnel, alors il n’y a aucune raison d’accepter la conception idéaliste d’une pensée
    individuelle.

    Aristote et ses disciples ont essayé alors d’expliquer la réflexion humaine et l’ont attribuée à la conjonction avec la réalité telle qu’elle est ; l’intellect passif qu’est le cerveau qui reflète le réel retombe sur l’intellect agent qui est l’univers organisé.

    C’est tout à fait juste si on conçoit un univers figé, conçu une bonne fois pour toutes (et cela explique pourquoi des philosophes musulmans ont pu se retrouver en Aristote, de par l’importance du Coran aussi éternel que l’univers).

    Nous, nous considérons que l’univers est éternel, infini ; il n’y a ni début, ni fin.

    Nous ajoutons la dialectique et la pratique au matérialisme unilatéral et contemplatif d’Aristote.

    Et lorsqu’il est dit « l’être humain ne pense pas », c’est vrai, sauf que ce zéro de la pensée, c’est en réalité l’infini de la réflexion dialectique, car zéro, c’est l’infini.

    Cette hypothèse nécessite, bien entendu, beaucoup de choses pour pouvoir être vérifié. Néanmoins, elle sonne juste et puissante.

    Elle explique pourquoi Aristote a formulé la « métaphysique », qui serait alors un « système embarqué » dans l’un des deux cerveaux, alors que le second cerveau serait directement fonctionnel.

    Mahomet lui-même aurait eu cette intuition avec son Coran incréé, tout autant consubstantiel à l’univers que la métaphysique l’était pour Aristote.

    On comprend également pourquoi Karl Marx avait comme livre préféré Don Quichotte.

    Le héros éponyme a trop lu de livres de chevalerie emplis de merveilleux. Il intègre cette vision du monde – pour ainsi dire dans un cerveau.

    Il agit alors dans la vie quotidienne – au moyen de l’autre cerveau – en se fondant sur les principes établis par l’autre cerveau.

    Comme le système embarqué est naturellement erroné – il n’y a pas de géants, ni de chevaliers merveilleux – le décalage avec la réalité est immense et on rit des situations où se retrouve Don Quichotte.

    Ce dernier avait fondé sa vie sur une idéologie erronée, et
    c’est le propre de ceux qui ne saisissent pas la réalité correctement, qui ne comprennent pas la transformation du monde.

    Mais où se trouve cette idéologie si elle fait que des individus continuent à faire ce qu’ils font, tout en voyant que cela ne marche pas ?

    Il faut bien qu’il y ait deux entités séparées et que les simples constatations d’un cerveau ne modifient pas encore assez les principes de l’autre cerveau.

    Cela expliquerait le retard des consciences sur la réalité : le système embarqué est de nature plus figée.

    Et on ne peut pas expliquer la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne si ce n’est comme une tentative de modifier le système embarqué.

    Tout cela est, comme déjà dit, une hypothèse puissante et fascinante, mais nullement prouvable en l’état.

    Seule une humanité avec davantage de recul sur elle-même peut vérifier si c’est bien le cas, sans parler même des vérifications sur les plans physico-chimiques et biologiques.

    >>Revenir au sommaire des articles
    sur le matérialisme dialectique

  • L’entrée du sang neuf prolétarien,un problème majeur dans le travail de consolidation du Parti


    [Éditorial du « »Hongqi » (Drapeau rouge), n° 4, 1968]

    La grande révolution culturelle prolétarienne est un mouvement de consolidation du Parti se déroulant toutes portes ouvertes, mouvement d’une envergure sans précédent, mené avec des moyens révolutionnaires.

    Il dépasse de loin tous les mouvements pour consolider le Parti qui ont suivi la Libération tant par la profondeur, par l’ampleur, par l’approfondissement de la critique idéologique que par le degré de consolidation organisationnelle.

    C’est une grande lutte engagée par les révolutionnaires prolétariens de Chine qui s’en tiennent au marxisme-léninisme, à la pensée de Mao Zedong, pour briser les fractions révisionnistes au sein du Parti ; c’est une grande lutte engagée par les plus larges masses révolutionnaires de tout le pays, qui sont passées à l’action à l’appel du président Mao, pour démasquer et condamner le Khrouchtchev chinois et le reste de la poignée d’éléments infiltrée au sein du Parti : renégats ; agents secrets et responsables irréductiblement engagés dans la voie capitaliste ainsi que les autres éléments contre-révolutionnaires.

    C’est bataille décisive engagée entre les deux lignes ; la ligne qui maintient toujours la dictature du prolétariat et la ligne qui tente de restaurer le capitalisme.

    C’est un chant de triomphe retentissant de la pensée de Mao Zedong.

    L’éclatante victoire de la grande révolution culturelle prolétarienne a consolidé la dictature du prolétariat, renforcé la direction du Parti et nous permet dans l’étape de lutte critique-transformation des divers secteurs de la superstructure, d’unir toutes les larges masses qui sont susceptibles d’être unies et d’établir fermement la domination généralisée du prolétariat sur la minorité d’éléments bourgeois.

    Le quartier général du prolétariat dont le commandant en chef est le président Mao et le commandant en chef adjoint, le vice-président Lin Piao, est devenu le centre dirigeant unique du Parti tout entier.

    À présent, notre parti s’est épuré, il est devenu plus ferme, plus uni.

    La précieuse expérience tirée de la grande révolution culturelle prolétarienne nous apprend ceci : l’édification, la consolidation et le développement du Parti dans la période socialiste sont indissociables de ce problème fondamental qu’est la dictature du prolétariat.

    Si l’on s’écarte de la dictature du prolétariat, si l’on s’écarte de la poursuite de la révolution sous la dictature du prolétariat, il ne peut y avoir de ligne juste en ce qui concerne l’édification du Parti.

    C’est précisément partant de l’absurdité de l’« État du peuple tout entier », qui est la trahison de la doctrine marxiste-léniniste de dictature du prolétariat, que la clique des renégats révisionnistes soviétiques escamote la lutte de classes, exerce une répression contre les masses laborieuses et altère la nature du Parti, tant et si bien que le Parti fondé par Lénine a dégénéré en ce qui s’appelle « parti du peuple tout entier », en fait, en parti révisionniste fasciste.

    L’essence du sinistre livre du Khrouchtchev chinois sur le « perfectionnement individuel », c’est aussi la trahison de la dictature du prolétariat, la trahison du socialisme scientifique.

    Les procédés d’ « autoperfectionnement individuel » qu’il prônait, visent en fait à protéger les réactionnaires bourgeois infiltrés au sein du Parti, à étouffer le dynamisme de l’esprit révolutionnaire prolétarien des membres du Parti communiste, à faire disparaître la dictature du prolétariat et à préparer les « instruments dociles » pour leur complot visant à restaurer le capitalisme.

    Le camarade Mao Zedong a maintenu, défendu et développé la doctrine marxiste-léniniste de la dictature du prolétariat.

    Le président Mao a résolu le problème de la poursuite de la révolution sous la dictature du prolétariat et il a indiqué que sous cette dictature pendant longtemps subsiste encore la lutte entre les deux classes, le prolétariat et la bourgeoisie et entre les deux voies, la voie socialiste et la voie capitaliste ; et que le danger de restauration du capitalisme provient essentiellement de la poignée de responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste qui représentent les intérêts de la bourgeoisie.

    Il a souligné qu’il fallait exercer intégralement la dictature du prolétariat non seulement sur le plan politique, mais aussi dans les domaines idéologique et culturel.

    Partant de sa confiance inébranlable dans l’écrasante majorité des masses populaires et en premier lieu, l’écrasante majorité des ouvriers, paysans et soldats, le président Mao a déclenché et dirigé en personne la première grande révolution culturelle prolétarienne.

    Il a encouragé les membres du Parti communiste à « s’aguerrir dans les tempêtes et de se jeter dans le monde » ensemble avec les larges masses révolutionnaires dans le grand mouvement révolutionnaire de masse d’un bouleversement et d’une complexité extrêmes.

    Il leur a dit de démasquer les responsables engagés dans la voie capitaliste ainsi que les contre-révolutionnaires, de réfuter le révisionnisme et les idées bourgeoises, d’adopter une attitude correcte à l’égard des masses et d’apprendre, à travers diverses formes de lutte, à distinguer et régler correctement, dans les conditions de la dictature du prolétariat, les contradictions entre l’ennemi et nous-mêmes ainsi que les contradictions au sein du peuple.

    Cela a permis à la masse des membres du Parti communiste de faire progresser considérablement leur conscience du communisme et de comprendre clairement l’orientation pour poursuivre la révolution dans ces mêmes conditions de dictature du prolétariat ; cela leur a permis d’en finir avec l’arrogance de bureaucrate qui corrode la volonté révolutionnaire, de resserrer les liens entre le Parti et les masses laborieuses.

    Par conséquent, les éléments de la gauche, c’est-à-dire les véritables révolutionnaires prolétariens apparaissent et s’aguerrissent, les éléments intermédiaires qui ont une attitude vacillante s’y éduquent, et les éléments de droite, à savoir les réactionnaires bourgeois au service de l’impérialisme et du Kuomintang sont isolés et démasqués.

    Ce n’est qu’en appliquant cette ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, en menant un mouvement de consolidation du Parti, mouvement de masse et non pas en vase clos, que l’on peut garantir pour les organisations du Parti aux divers échelons un pouvoir de direction réellement possédé par des membres du Parti communiste qui sont loyaux au président Mao, à la pensée de Mao Zedong et à sa ligne révolutionnaire prolétarienne.

    C’est seulement ainsi que le Parti peut conserver continuellement son d’avant-garde du prolétariat, diriger les masses dans leur marche en avant, afin d’accomplir la glorieuse mission historique que lui assigne la dictature du prolétariat: la liquidation définitive de la bourgeoisie (la dernière classe exploiteuse dans l’histoire de l’humanité), la liquidation des différences de classes et la réalisation du communisme.

    À l’heure actuelle, un problème mérite l’attention dans le travail de consolidation du Parti, c’est celui de l’absorption d’un afflux du sang neuf, prolétarien.

    Abordant la consolidation du Parti, le président Mao a parlé en ces termes :

    « Un homme a des artères et des veines et sa circulation sanguine se fait par le cœur.

    Il respire par les poumons, soufflant le gaz carbonique et aspirant le nouvel oxygène.

    C’est ce qui s’appelle rejeter le vieux et absorber le neuf.

    De même un parti prolétarien doit éliminer le vieux et adopter le neuf, c’est seulement ainsi qu’il se remplit de vitalité.

    Sans rejet des déchets et absorption du sang neuf, le parti n’aura pas de vitalité. »

    Cette vivante comparaison établie par le président Mao contient une signification dialectique extrêmement profonde.

    Le président Mao nous enseigne : Il faut considérer le parti révolutionnaire prolétarien comme une organisation qui se développe dans le métabolisme révolutionnaire, et non pas comme une organisation figée, immuable.

    « Rejeter les déchets », cela veut dire qu’il est nécessaire de balayer résolument des rangs du Parti les renégats, agents secrets, tous les éléments contre-révolutionnaires, responsables irréductiblement engagés dans la voie capitaliste, éléments étrangers aux rangs de notre classe et éléments dégénérés dont on possède les preuves incontestables des agissements.

    Quant aux éléments amorphes dont la volonté révolutionnaire est en déperdition, il faut leur conseiller de se retirer du Parti.

    « Absorber le sang neuf » comprend deux tâches reliées l’une à l’autre: admettre dans le Parti les rebelles qui se sont distingués, en premier lieu les militants de l’avant-garde ouvrière industrielle, et sélectionner les meilleurs des membres du Parti communiste afin qu’ils participent au travail de direction des organisations du Parti à tous les échelons.

    En passant par les épreuves de la grande révolution culturelle prolétarienne, nombre de combattants rebelles ayant une conscience prolétarienne ont surgi parmi les larges masses révolutionnaires, particulièrement parmi les masses laborieuses des ouvriers, paysans et soldats.

    Tous possèdent ces caractéristiques: un haut niveau de conscience de la lutte entre la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et la ligne réactionnaire bourgeoise et un très fort sens de la lutte de classe, une position en première ligne de la lutte, l’audace de se jeter en avant dans la lutte pour défendre la ligne révolutionnaire du président Mao et surtout, une fermeté inébranlable dans la lutte contre le révisionnisme.

    Ce sont là de très précieuses qualités révolutionnaires.

    Ils ont aussi des insuffisances, mais ils peuvent être éduqués et leurs insuffisances seront surmontées.

    Un camarade ouvrier de l’Usine de Soupapes n°1 de Shanghai, ayant présenté une demande d’adhésion au Parti, a dit : « Les organisations du Parti doivent admettre dans leurs rangs des combattants rebelles qui nourrissent une loyauté infinie envers le président Mao, qui concrétisent fermement l’appel au combat du quartier général du prolétariat et se lancent à l’assaut dans la lutte de classes et la lutte pour la production.

    Les camarades rebelles qui demandent leur adhésion au Parti doivent avoir un mobile et un objectif justes : si l’on s’est révolté dans la grande révolution culturelle prolétarienne, c’était pour défendre la ligne révolutionnaire du président Mao (et non pour parvenir à un but personnel quelconque) ; après la prise du pouvoir, il faut bien exercer ce pouvoir dans le sens du prolétariat (et non pour des intérêts égoïstes); il faut d’une façon conséquente, étudier consciencieusement, appliquer résolument, diffuser activement et défendre courageusement la pensée de Mao Zedong, consciemment combattre l’égoïsme et réfuter le révisionnisme, faire rayonner l’esprit révolutionnaire prolétarien conséquent, (il ne faut pas s’enorgueillir d’être des « rebelles chevronnés » et abandonner pour cela la révolution à mi-chemin) ; il faut se lier étroitement aux masses, se faire de tout cœur leur élève, servir le peuple avec un dévouement total (ne pas être des fonctionnaires qui se conduisent en seigneurs et se coupent des masses). »

    Comme c’est bien dit ! Ces paroles traduisent les exigences de la classe ouvrière consciente envers son avant-garde.

    Il est nécessaire d’admettre activement dans les organisations du Parti ces forces neuves qui répondent à ces exigences et témoignent d’une vitalité révolutionnaire prolétarienne.

    Les camarades qui demandent leur adhésion au Parti doivent se poser ces mêmes exigences, de même que les camarades déjà admis au sein du Parti, afin qu’ils puissent résister à l’avenir à l’épreuve de toute grande tempête.

    Durant la période de révolution socialiste, accorder une grande importance à l’édification du Parti dans les rangs ouvriers, et au rayonnement de la vitalité révolutionnaire a toujours été dans l’idée du président Mao.

    Dans son rapport prononcé en mars 1949 à la 2e session plénière du Comité central issu du 7e congrès du Parti communiste chinois, le président Mao avait souligné à propos du travail dans les villes :

    « Nous devons nous appuyer de tout cœur sur la classe ouvrière, unir à nous les autres masses laborieuses, gagner les intellectuels.« 

    De plus, en juin 1950, dans son rapport présenté lors de la 3e session plénière du Comité central issu du 7e congrès du Parti communiste chinois, rapport intitulé : « Luttons pour une amélioration fondamentale de la situation financière et économique de l’État », le président Mao avait souligné en termes explicites :

    « Il faut veiller à admettre méthodiquement dans le Parti les ouvriers politiquement très conscients, à accroître la proportion d’ouvriers au sein des organisations du Parti.« 

    En juillet 1957, dans son article « la Situation de l’été 1957 », le président Mao avait souligné en outre :

    « Les communistes doivent être dynamiques, ils doivent être animés d’une ferme volonté révolutionnaire, ils doivent agir dans l’esprit de mépriser les difficultés et de les surmonter inflexiblement, ils doivent venir à bout de l’individualisme, du particularisme, de l’égalitarisme absolu et du libéralisme, autrement, ils ne sont pas dignes du de communistes. »

    En 1967, alors que la grande révolution culturelle avait déjà remporté une victoire décisive, le président Mao a souligné par ailleurs :

    « Les organisations du Parti doivent être composées d’éléments avancés du prolétariat ; elles doivent être des organisations d’avant-garde, dynamiques, capables de conduire le prolétariat et les masses révolutionnaires dans leur combat contre l’ennemi de classe. »

    La poignée des ennemis de classe, dont le Khrouchtchev chinois et consorts, qui se sont infiltrés au sein des organismes dirigeants du Parti, ont pris complètement le contre-pied de cette ligne prolétarienne du président Mao en matière d’édification du Parti.

    Ils ne s’appuyaient pas sur la classe ouvrière, mais sur la bourgeoisie (les intellectuels bourgeois y compris).

    Ils ne veillaient pas à admettre dans le Parti les éléments avancés du prolétariat, mais protégeaient les renégats du prolétariat, les traîtres à la classe ouvrière, les agents secrets et les contre-révolutionnaires, et cherchaient par mille et un moyens à aider ces individus à s’infiltrer dans le Parti et à usurper des postes dirigeants.

    Au lieu d’élever le niveau de conscience de classe prolétarienne des ouvriers et des éléments actifs désireux d’adhérer au Parti, ils s’employaient à leur inculquer les idées réactionnaires bourgeoises les plus corrompues et les plus sinistres.

    Le Khrouchtchev chinois avait mis en application « six théories », à savoir : « la théorie de l’extinction de la lutte des classes », « La théorie des instruments dociles », « la théorie de l’état arriéré des masses », « la théorie de l’adhésion au Parti pour assurer des fonctions dirigeantes », « la théorie de la grande paix au sein du Parti » et « la théorie de la fusion des intérêts publics et privés » (c’est-à-dire: petites pertes d’abord et gros gains ensuite).

    Il voulait empoisonner, avec cette saleté révisionniste, les masses ouvrières et le Parti.

    « La théorie de l’extinction de la lutte des classes » et « la théorie des instruments dociles » constituent toutes deux le noyau dur de ces « six théories ».

    La première nie la dictature du prolétariat et tente vainement d’enlever au Parti son caractère révolutionnaire prolétarien, elle vise à faire dégénérer le parti révolutionnaire prolétarien.

    L’autre nie la nécessité de poursuivre la révolution dans les conditions de la dictature du prolétariat et ambitionne vainement d’étouffer l’esprit révolutionnaire prolétarien des communistes et de les faire dégénérer.

    Si des membres du Parti ont pris, à un moment donné, une position erronée au début de la grande révolution culturelle, c’est précisément parce qu’ils avaient été intoxiqués par les « six théories » du Khrouchtchev chinois.

    Nous devons appliquer consciencieusement la ligne prolétarienne du président Mao en matière d’édification du Parti, étudier consciencieusement les théories du président Mao sur la poursuite de la révolution dans les conditions de la dictature du prolétariat ainsi que sur le caractère et les tâches du Parti, éliminer complètement le venin de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire du Khrouchtchev chinois en matière d’édification du Parti et stigmatiser à fond les points de vue réactionnaires précités.

    En même temps, nous devons également nous appliquer à éliminer de nos rangs les ennemis de classe et débusquer l’infime minorité de contre-révolutionnaires infiltrés parmi les masses, à l’intérieur des usines, des établissements commerciaux, des communes populaires, des organismes de l’État, des écoles, des quartiers d’habitations ainsi que dans les autres secteurs.

    Cela permettra une solide assise idéologique et organisationnelle à l’admission de nouveaux membres dans le Parti.

    Pour mener à bien cette tache d’admission de nouveaux membres dans le Parti conformément à la ligne révolutionnaire du président Mao, il importe aussi d’avoir une équipe dirigeante remaniée, issue de la triple union révolutionnaire et qui applique fermement la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

    Il faut choisir, pour les postes de direction des organisations du Parti, des camarades qui étudient et appliquent d’une bonne façon vivante la pensée de Mao Zedong, qui se consacrent véritablement à la révolution prolétarienne et qui font preuve de dynamisme, pour qu’une seule direction unifiée s’établisse progressivement.

    Il faut s’opposer au rétablissement de l’ancien état de choses.

    Là où l’équipe dirigeante est exclusivement composée des membres de l’ancienne équipe sans qu’il y ait eu absorption du sang neuf, prolétarien, ni réalisation de la triple union révolutionnaire et là où n’existe qu’une triple union formelle et non pas révolutionnaire, il va être impossible de mener à bien l’admission des nouveaux membres au sein du Parti.

    Une telle équipe dirigeante est incapable de maintenir des liens étroits avec les masses révolutionnaires, donc, il est fort possible qu’elle admette dans le Parti des « éléments du centre », de « braves types », voire même qu’elle laisse s’y infiltrer des individus à double face parlant d’une façon, agissant d’une autre, et des carriéristes, tout en tenant à l’écart des camarades qui osent donner l’assaut à l’ennemi de classe et qui osent s’en tenir à une lutte de principe.

    Là où existe la tendance à rétablir l’ancien état de choses, il existe fort souvent deux noyaux dirigeants en raison de l’absence d’unité basée sur les principes de la ligne révolutionnaire du président Mao.

    En de tels endroits, le travail s’effectue souvent dans une atmosphère morne, sous une belle apparence mais tout fait d’inconsistance et sans résultats pratiques ; c’est l’état de stagnation et non le progrès et on y sent le fort relent des « royaumes indépendants ».

    Dans ces endroits, à travers le mouvement de masse de lutte-critique-transformation et par la pleine mise en œuvre de principe de la ligne de masse, de nouvelles forces prolétariennes naissantes devront être absorbées et la théorie de « plusieurs noyaux dirigeants » devra être éliminée ; il faudra réaliser la révolutionnarisation de l’équipe dirigeante et former graduellement, au cours de la lutte, un noyau révolutionnaire appliquant résolument la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

    Les camarades qui avaient commis des erreurs et qui les ont redressées consciencieusement et travaillent maintenant de façon active, sont bien différents de ceux qui persistent dans leurs erreurs ou refusent d’assumer leurs responsabilités.

    Ils ont éliminé leurs idées et style de travail erronés et acquis une compréhension relativement profonde de ce qui constitue la ligne révolutionnaire du président Mao.

    Il s’est ajouté dans leur être un afflux de sang neuf, prolétarien, provenant des masses révolutionnaires. Il faut soutenir de tels cadres et s’y unir pour travailler ensemble.

    Pour le profit de tous, il faut tirer la leçon des erreurs qu’ils ont commises.

    Il faut combattre le conservatisme.

    Il existe de ces personnes qui, face aux choses nouvelles apparues au cours du mouvement révolutionnaire de masse, chicanent toujours et sur tout, disant que ceci ne va pas et cela non plus.

    Elles tentent toujours de s’opposer à l’établissement du nouvel ordre révolutionnaire, en ayant recours aux conventions stéréotypées et aux anciennes habitudes.

    Dans certains endroits, subsistent des idées conservatrices à l’encontre des éléments actifs qui demandent leur adhésion au Parti.

    Par exemple : de bons camarades, bons tant du point de vue de leur origine de classe que de leur idéologie, ont dû attendre cinq ou six ans et sans être admis pourtant au sein du Parti, quoiqu’ils aient présenté leur demande d’adhésion maintes et maintes fois.

    Cet état de choses doit être modifié.

    La foi aveugle dans les élections, voilà aussi une idée conservatrice.

    Le président Mao a récemment souligné :

    « Qui nous a donné le pouvoir ?

    C’est la classe ouvrière, ce sont les paysans pauvres et les paysans moyens de la couche inférieure, ce sont les larges masses laborieuses qui forment plus de 90 % de la population totale.

    Nous représentons le prolétariat, les masses populaires ; nous avons renversé les ennemis du peuple, et le peuple nous soutient.

    Un principe de base du parti communiste, c’est de compter directement sur les larges masses révolutionnaires. »

    Cette directive extrêmement importante du président Mao indique de manière approfondie que l’immense puissance de la dictature du prolétariat réside dans sa base de masse; elle stigmatise à fond le formalisme qui se manifeste par la foi aveugle dans les élections, et elle nous montre l’orientation fondamentale à suivre pour l’édification du Parti et des comités révolutionnaires.

    Les comités révolutionnaires sont, depuis la Libération, les organes du pouvoir de la dictature du prolétariat qui ont la plus grande représentativité révolutionnaire.

    Or les comités révolutionnaires ne sont pas issus des élections, ils ont été formés en s’appuyant directement sur l’action des larges masses révolutionnaires.

    Les 29 comités révolutionnaires des provinces, municipalités relevant directement des autorités centrales et régions autonomes, fondés et placés sous la direction du quartier général du prolétariat ayant le président Mao comme commandant en chef et le vice-président Lin Piao, comme commandant en chef adjoint, comptent quelque 4 000 membres, dont environ la moitié sont des représentants des masses révolutionnaires, et eux-mêmes, dans leur écrasante majorité, sont délégués des ouvriers, des paysans et des soldats révolutionnaires.

    Ces quelque 4 000 camarades se sont trempés et aguerris dans la tempête révolutionnaire ; ils n’ont été sélectionnés qu’après maints débats, discussions, consultations et vérifications.

    La désignation des cadres doit être soumise à la discussion et à la vérification par les masses révolutionnaires et approuvée par la direction.

    Les rangs des cadres subissent souvent des renouvellements et des remaniements partiels.

    À l’occasion de la fondation de chacun de ces comités révolutionnaires, s’est tenu un rassemblement de masse solennel avec à chaque fois la participation de plus d’une centaine de milliers, voire plusieurs centaines de milliers de personnes, dans l’allégresse bouillonnante, au su et au vu de tous.

    Nous posons cette question : dans les diverses régions du pays, lequel des anciens comités du Parti, du gouvernement et des assemblées populaires a eu une aussi large base de masse ?

    Lequel a été connu et contrôlé à une aussi vaste échelle par les larges masses révolutionnaires ?

    Ce qui détermine la nature d’un organe dirigeant, c’est la ligne qu’il applique et la classe dont il représente les intérêts et nullement sa forme extérieure.

    La démocratie a un caractère de classe.

    Ce genre d’organe du pouvoir révolutionnaire né au cours du mouvement révolutionnaire et issu d’une application conséquente de la ligne de masse, organe au sein duquel travaillent des cadres révolutionnaires, nouveaux et anciens, des divers secteurs, est plus conforme à la démocratie prolétarienne et au centralisme démocratique, que les organes du passé tout simplement élus; il est encore plus capable de traduire, d’une manière aussi bien plus profonde, les intérêts du prolétariat et du peuple travailleur.

    Dans la vie du Parti, il convient également de s’inspirer de cette expérience.

    Engels a dit :

    « La révolution est certainement la chose la plus autoritaire qui soit. »

    Le processus de la révolution est le rejet du vieux et l’absorption du neuf.

    La fondation des comités révolutionnaires des diverses provinces, municipalités relevant des autorités centrales et régions autonomes entreprise sous la direction du quartier général du prolétariat ayant comme commandant en chef le président Mao et comme commandant en chef adjoint, le vice-président Lin Piao, voilà la proclamation de la reprise en main par le prolétariat de tous les pouvoirs usurpés par le Khrouchtchev chinois et ses agents dépêchés dans les diverses régions, voilà aussi la proclamation de leur déchéance de toutes les fonctions qu’ils occupaient au sein du Parti et de l’administration ainsi que dans les domaines financier et culturel.

    C’est là un fait objectif, qui, faut-il le dire, existe depuis longtemps.

    La grande révolution culturelle prolétarienne a depuis longtemps déjà jeté à la poubelle de l’Histoire, ce renégat, ce vendu, ce traître à la classe ouvrière qu’est le Khrouchtchev chinois.

    Il y a longtemps déjà qu’il a été privé par la révolution de tous ses pouvoirs et de toutes ses fonctions au sein et en dehors du Parti.

    Le rejet du vieux et l’absorption du neuf entrepris dans les rangs des cadres révolutionnaires doivent être le processus constant du développement ininterrompu de la révolution.

    Il faut les épreuves d’une longue lutte des classes pour reconnaître si un cadre se tient oui ou non toujours fermement sur la ligne révolutionnaire prolétarienne.

    Il en est de même pour la masse des cadres qui prennent part actuellement au travail.

    Dès le début, dans leur travail, les nouveaux cadres doivent veiller surtout à ne jamais se détacher des masses laborieuses.

    Mais nous ne devons pas hésiter à employer les cadres avec audace sans craindre qu’ils commettent des erreurs.

    Les masses laborieuses les ont promus à des postes de direction, elles sauront également les éduquer, les aider sans relâche, et en cas de nécessité voire les destituer.

    Éliminer du Parti les contre-révolutionnaires et les éléments des classes exploiteuses, admettre au sein du Parti les meilleurs parmi les rebelles révolutionnaires prolétariens, sélectionner les communistes dynamiques qui appliquent fidèlement la ligne révolutionnaire du président Mao pour les organes dirigeants du Parti à tous les échelons, s’appuyer solidement sur les masses révolutionnaires, renvoyer régulièrement les cadres à la base pour le travail de production, afin qu’ils puissent travailler en haut et à la base, qu’ils soient capables d’être à la fois responsables et hommes du peuple, tout cela doit être érigé en système permanent.

    C’est ainsi que nous pouvons appliquer dans tous les domaines la directive du président Mao : « rejet du vieux et absorption du neuf », briser énergiquement toutes les contre-attaques et tous les sursauts désespérés que le révisionnisme tente sous diverses formes.

    Le grand, glorieux et juste Parti communiste chinois détachement d’avant-garde du prolétariat chinois, placé sous la direction du camarade Mao Zedong, son grand dirigeant guidera d’une façon plus dynamique que jamais le prolétariat et le peuple révolutionnaire du pays entier pour vaincre tous les réactionnaires de l’intérieur comme de l’étranger, pour extirper peu à peu les racines du révisionnisme et pour accomplir victorieusement la grande mission historique de la dictature du prolétariat.

    =>Revenir au dossier
    sur la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne

  • La septième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La septième section du Livre troisième s’intitule « Les revenus et leurs sources. »

    Il contient les chapitres suivants :

    XLVIII. La formule tripartite

    XLIX. Analyse complémentaire du procès de production

    L. L’apparence de la concurrence

    LI. Les rapports de distribution et les rapports de production

    LII. Les classes

    Cette section est très courte ; elle consiste en des notes parfois très longues. Elle témoigne du caractère non terminé de l’œuvre.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La sixième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La sixième section du Livre troisième s’intitule « La transformation d’une partie du profit en rente foncière ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XXXVII. Introduction

    XXXVIII. La rente différentielle. Considérations générales

    XXXIX. La première forme de la rente différentielle (la rente différentielle I)

    XL. La seconde forme de la rente différentielle (la rente différentielle II)

    XLI. La rente différentielle II. Premier cas : prix de production constant.

    XLII. La rente différentielle II. Deuxième cas : le coût de production décroît
    1. Les avances additionnelles de capital ont la même productivité que l’avance primitive
    2. La productivité des avances additionnelles va en décroissant
    3. La productivité des avances additionnelles va en augmentant

    XLIII. La rente différentielle II. Troisième cas : le coût de production augmente

    XLIV. Une rente différentielle sur la terre la plus mauvaise

    XLV. La rente foncière absolue

    XLVI. La rente des terrains à bâtir. La rente des mines. Le prix de la terre

    XLVII. La genèse de la rente foncière capitaliste
    1. Introduction
    2. La rente payée en travail
    3. La rente payée en produits
    4. La rente payée en argent
    5. Le métayage et la propriété parcellaire

    Dans cette section, Karl Marx aborde l’agriculture, mais dans la mesure où agit un capitaliste avec des salariés.

    C’est la figure du capitaliste fermier.

    Cependant, s’il y a un propriétaire terrien et que celui-ci s’approprie une rente, ce n’est pas du capitalisme, mais du féodalisme.

    Karl Marx fait donc un panorama très approfondi de la situation, jusqu’à l’irruption du capitalisme et des formes qui l’accompagnent.

    Il est typique de son mode d’exposition de présenter un cadre et de montrer comment le capitalisme le modifie en substance.

    « Du moment que la rente prend la forme de rente en argent et que le contrat devient la forme du rapport entre le fermier et le propriétaire – transformation qui n’est possible que pour autant que le marché mondial, le commerce et la manufacture aient atteint un certain développement – il arrive inévitablement que la terre est louée également à des capitalistes, ayant vécu jusqu’alors loin de la campagne, ayant acquis leur capital à la ville et par la production capitaliste, venant se livrer à l’agriculture pour lui faire produire des marchandises et recueillir de la plus-value.

    Pareille exploitation ne peut devenir la règle que dans les pays qui dominent le marché mondial, au moment où la production abandonne la forme féodale pour devenir capitaliste.

    Dès que le fermier capitaliste vient s’intercaler entre le propriétaire et le cultivateur travaillant la terre, tous les liens inhérents à l’ancienne production sont rompus.

    Le fermier devient le patron du travailleur agricole, l’exploiteur de son surtravail, et le propriétaire ne connaît plus que le fermier, avec lequel il n’a que des rapports contractuels et d’argent.

    En même temps se modifie la nature de la rente, non pas accidentellement comme cela se présentait jusqu’à un certain point dans les systèmes antérieurs, mais définitivement.

    Alors que précédemment elle était la forme normale du surtravail et de la plus-value, elle n’est plus que ce qui reste du surtravail après qu’une partie en a été prélevée comme profit et après que tout le surproduit a été converti en argent.

    La rente n’est donc plus qu’un restant de la plus-value que le fermier capitaliste extrait au moyen de son capital de l’ouvrier agricole, et elle dépend en moyenne du profit moyen du capital et des coûts de production dans les industries non agricoles.

    Le profit est maintenant la forme normale de la plus-value et la rente n’est plus qu’une forme – indépendante dans certaines circonstances – du surprofit. »

    Il serait possible de donner en détail les précisions de Karl Marx, de voir comment dialectiquement il analyse la rente.

    On perdrait toutefois le fil général de l’ouvrage.

    C’est que la rente est un aspect secondaire et regarder l’approche dialectique de Karl Marx en ce domaine exigerait une étude en soi.

    Cela se séparerait du plan dialectique du Capital en tant que tel, où il est présenté comment la forme capitaliste s’impose.

    Cette forme porte un mode de production et ce mode de production la forme ; il n’y a pas de cause et de conséquence, mais tout un processus historique.

    La difficulté pour Karl Marx, c’est justement de ne pas se perdre dans la présentation de ce processus historique, afin de mettre l’accent véritablement sur le capital comme réalité concrète.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La cinquième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La cinquième section du Livre troisième s’intitule « Subdivision du profit en intérêt et profit d’entreprise. Le capital productif d’intérêts ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XXI. Le capital productif d’intérêts.

    XXII. Le partage du profit. – Le taux et le taux « naturel » de l’intérêt

    XXIII. L’intérêt et le profit d’entreprise

    XXIV. L’extériorisation du rapport capitaliste par le capital productif d’intérêts

    XXV. Le crédit et le capital fictif

    XXVI. L’accumulation du capital-argent. Son influence sur le taux de l’intérêt.

    XXVII. Le rôle du crédit dans la production capitaliste

    XXVIII. L’instrument de circulation et le capital. Théories de Tooke et Fullarton

    XXIX. Les éléments constitutifs du capital de banque

    XXX. Capital-argent et capital effectif (I)
    1. Le crédit commercial
    2. Le capital-argent et le capital effectif dans les différentes phases du cycle industriel

    XXXI. Capital-argent et capital effectif (II)
    1. Transformation de l’argent en capital empruntable
    2. La transformation du capital ou du revenu en argent et de l’argent en capital empruntable

    XXXII. Capital-argent et capital effectif (III)

    XXXIII. L’instrument de circulation et le crédit

    XXXIV. Le « currency principle » et la législation bancaire anglaise de 1844

    XXXV. Le métal précieux et le cours du change
    1. Le mouvement du trésor métallique
    2. Le cours du change

    XXXVI. La période précapitaliste

    Dans cette section, Karl Marx aborde le capital porteur d’intérêts.

    On a affaire à quelque chose de particulier : un capital qui se transforme bien en marchandise, mais en marchandise consistant en du capital.

    Prêteurs et emprunteurs sont comme des producteurs et des consommateurs, à ceci près qu’il ne peut pas y avoir d’égalisation du taux de profit comme pour une marchandise normale : ici, le prix est fixé dès le départ.

    On aboutit alors à une autre contradiction : celle entre les capitalistes industriels (qui empruntent) et les capitalistes financiers (qui prêtent).

    Pour cette raison, le partage du capital investi par un capitaliste industriel et un capital financier n’est pas seulement quantitatif, il a une dimension qualitative.

    Le capital financier fait face au capital industriel, il a une démarche autonome.

    Et cette situation fait que :

    « Avec le capital porteur d’intérêt, le rapport capitaliste atteint sa forme la plus extérieure, la plus fétichisée. »

    En effet, le rapport au travail semble inexistant et l’argent a l’air de rapporter de l’argent comme par magie.

    Même le profit du capital industriel apparaît finalement comme tout à fait secondaire par rapport à l’argent rapportant « directement » de l’argent.

    Ainsi :

    « Dans le capital porteur d’intérêt se trouve achevée l’idée du fétiche capitaliste, la conception qui attribue au produit accumulé du travail et, de plus, fixé comme argent, la force de produire de la plus-value grâce à une qualité secrète innée, de façon purement automatique et suivant une progression géométrique. »

    Karl Marx aborde ensuite brièvement le crédit, la question du taux d’intérêt du crédit, et enfin son rôle.

    Ici, il remarque que le crédit, en s’imposant de plus en plus dans le capitalisme, implique une forme de socialisation, une démarche de démantèlement du capital privé par une centralisation financière expropriatrice.

    Cela rejoint directement, si l’on veut, ce qui se passe différemment, mais finalement pareillement, dans une partie de Monopoly où un joueur se retrouve toujours plus en situation monopoliste.

    Karl Marx annonce directement ce qui sera monté de manière explicite par Lénine dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme.

    Fort logiquement, Karl Marx aborde alors les banques et leur fonctionnement.

    On retrouve un couple d’opposés : capital-argent et capital réel, avec le premier qui, une fois prêté, se transforme en capital réel utilisé dans le fonctionnement productif.

    Ne reste alors plus qu’à aborder les métaux, puisqu’il y avait alors un rapport avec l’or, ainsi que le cours du change.

    On a alors fait le tour de la question et on peut voir la préhistoire du capital porteur d’intérêts.

    On tombe alors sur la figure de l’usurier, qui agissait dans des conditions bien différentes.

    Celui-ci profitait de la pauvreté pour se présenter comme incontournable ; celui qui prête de l’argent dans le capitalisme parie au contraire sur un capitaliste en puissance.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La quatrième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La quatrième section du Livre troisième s’intitule « La transformation du capital-marchandise et du capital-argent en capital commercial et en capital financier ».

    Il contient les chapitres suivants :

    XVI. Le capital du commerce de marchandises

    XVII. Le profit commercial

    XVIII. La rotation du capital commercial – les prix

    XIX. Le capital du commerce d’argent

    XX. Histoire du capital commercial

    Karl Marx part ici sur autre chose. Il prend le capital marchand, en qui il voit deux opposés : le capital commercial et le capital financier.

    On l’aura compris, à l’arrière-plan, on trouve la contradiction entre la marchandise (vers laquelle le capital commercial est surtout tourné) et l’argent (vers lequel le capital financier est surtout tourné).

    En ce sens, tant le capital commercial que le capital financier ne sont que des contributeurs au bon fonctionnement de la production et de la consommation ; tous deux forment le capital marchand qui accompagne le capital industriel, qui est lui source de plus-value. Ainsi comme le dit Karl Marx :

    « Pour le capital industriel, les frais de circulation semblent être et sont des frais.

    Pour le commerçant, ils apparaissent comme la source de son profit qui est proportionnel à leur grandeur à condition qu’on se base sur le taux général de profit. »

    Ils ont cependant une double nature, car ils sont à la fois une partie du capital industriel ou un appendice, et en même temps des capitalistes en tant que tels.

    Karl Marx étudie donc la rotation du capital commercial, puis plus spécifiquement le capital financier dans son rôle.

    Et là, on remarque que le capital marchand est plus ancien que le capitalisme lui-même, même s’il y pousse parce qu’il privilégie les échanges.

    Karl Marx fait alors de nombreuses remarques historiques à ce sujet, constatant comment les Pays-Bas ont perdu leur place mondiale lorsque le capital marchand a cédé au capital industriel, ou bien comment les économies naturelles chinoise et indienne ont fait obstacle à la pénétration britannique.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La troisième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La troisième section du Livre troisième s’intitule « Loi tendancielle de la baisse du taux de profit ».

    Elle contient les chapitres suivants :

    XIII. La loi en elle-même

    XIV. Facteurs antagonistes
    1. L’accroissement de l’exploitation du travail
    2. La réduction du salaire au-dessous de la valeur de la force de travail
    3. La dépréciation des éléments du capital constant
    4. La surpopulation relative
    5. Le commerce international
    6. L’accroissement du capital par actions

    XV. Le développement des contradictions internes de la loi
    1. Considérations générales
    2. Le conflit entre l’extension de la production et la mise en valeur
    3. Pléthore de capital et surpopulation
    4. Considérations complémentaires

    Cette section est extrêmement célèbre ; elle a donné naissance à toute une littérature immense.

    La question à l’arrière-plan est de savoir si la loi tendancielle de la baisse du taux de profit correspond ou non à la conception d’un effondrement à terme du capitalisme.

    Il a été dit de très nombreuses choses ici : que Karl Marx avait tort et que le capitalisme pourrait éternellement grandir, que la chute était mécaniquement inévitable, que la dimension sociale et politique primerait sur l’effondrement avant qu’il ne se produise, etc.

    Plus concrètement, revenons-en à la dimension dialectique du processus de formation de ce concept.

    Qu’a-t-on vu dans la section précédente ?

    On a vu qu’il y avait une action égalisatrice de la concurrence sur les taux généraux des profits.

    Elle est tendancielle, bien sûr ; il y a beaucoup de paramètres et c’est un système qui se remet en place de manière permanente.

    Cela découle du fait que le capitalisme est un tout, qu’il s’uniformise.

    Et dans ce panorama total, cela implique que ce processus d’égalisation a lui-même un contraire.

    Ce contraire, c’est la chute tendancielle du taux de profit.

    Le principe, sur lequel un nombre incroyable de gens s’est cassé la tête, peut être expliqué comme suit : au fur et à mesure, le capitalisme se modernise techniquement de plus en plus.

    Il a beau prendre toujours plus de travailleurs à sa disposition, ce qui se passe, c’est qu’en proportion, la part des travailleurs dans la production devient plus faible, et avec elle la plus-value qu’on leur arrache.

    Le taux de profit a donc tendance à inexorablement chuter.

    Si on regarde bien, ce phénomène de « modernisation » du capitalisme est précisément ce qui permet l’égalisation, car tout le monde chez les capitalistes rattrape tout le monde en rattrapant tout le monde.

    La concurrence force à la modernisation, la modernisation à la concurrence.

    Tout s’ajuste par ce jeu de constant affrontement, de perpétuelle mise sous pression.

    La loi de la chute tendancielle du taux de profit est la conséquence de cela ; c’est en réalité davantage son contraire, car plus il y a l’un, plus il y a l’autre.

    S’il n’y avait pas égalisation, le capitalisme déraillerait ; sans la chute tendancielle du taux de profit, il n’y aurait plus de modernisation.

    La cohérence générale et la modernisation qui portent le capitalisme ne peuvent pas exister l’une sans l’autre, et chacune se nourrit de l’autre.

    Karl Marx passe ensuite en revue les phénomènes pouvant contrecarrer relativement la loi : on exploite davantage les travailleurs, le commerce extérieur, etc.

    Il regarde ensuite le développement des contradictions internes de la loi.

    Pour faire simple, plus on renforce la productivité et la production, plus on entre en conflit avec le fait que le capitalisme a une base étroite de consommation.

    Pareillement, le capital ne sait plus où se placer alors que la bataille pour le profit fait rage.

    Il y a à la fois surproduction de capital et surproduction de marchandises, ce qui est absurde du point de vue des intérêts de l’humanité, lorsqu’une large partie de celle-ci est mise de côté encore historiquement.

    Tout cela est la substance des crises.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième



  • La deuxième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La deuxième section du Livre troisième s’intitule « La transformation du profit en profit moyen ».

    Il contient les chapitres suivants :

    VIII. Différence des taux de profit dans les différentes branches de production par suite des différences de composition du capital

    IX. Formation d’un taux général (moyen) du profit et transformation de la valeur des marchandises en coût de production

    X. Action égalisatrice de la concurrence sur les taux généraux des profits – prix et valeurs de marché – surprofit

    XI. Effet des oscillations du salaire sur les coûts de production
    1. Composition moyenne
    2. Composition inférieure
    3. Composition supérieure

    XII. Considérations complémentaires
    1. Causes modifiant le coût de production
    2. Coût de production des marchandises de composition moyenne
    3. Causes de compensation pour le capitaliste

    S’il y a une libération et une fixation du capital, dans la production, c’est qu’en général le capital est en mouvement.

    Le capitalisme ne reproduit pas les conditions antérieures ; ce n’est pas une reproduction simple.

    La reproduction élargie exige des modifications et c’est le mouvement du capital qui le décide.

    Karl Marx passe alors de la qualité à la quantité et il constate qu’il y a différentes branches de production.

    Il semblerait donc logique que les taux de profit soient différents selon ces branches.

    Mais une telle chose impliquerait une régression.

    Le taux de profit est un saut qualitatif ; s’il était différent selon les branches, alors il y aurait un tel développement inégal entre les branches qu’on ne pourrait plus parler du capitalisme : il faudrait parler des capitalismes.

    Nous avons là une contradiction.

    Une autre contradiction est qu’un capitaliste qui dépense 100 et un autre qui dépense 100 vont ramener le même profit, même si l’un va dépenser proportionnellement davantage dans les salaires que l’autre.

    Cela semble incompréhensible.

    Et c’est pour cela que le chapitre IX du Livre troisième, qui aborde cette question, est devenu célèbre et a donné naissance à une importante polémique du côté des économistes.

    Les économistes libéraux ont prétendu voir ici une faille dans l’analyse de Karl Marx, car le principe d’un profit « égalisé » partout s’oppose fondamentalement au principe d’une plus-value décidée spécifiquement par la quantité de travail humain employé.

    Il semble absurde de dire que les capitalistes font le même profit partout et en même temps que les profits dépendent de l’exploitation des travailleurs et donc de leur nombre spécifique.

    Mais ce qui est absurde et paradoxal s’avère en fait, bien sûr, être dialectique.

    Car il n’y a pas simplement des nuances entre les profits locaux, il y a des différences.

    Ces différences provoquent des luttes, qui se concrétisent par le déplacement des capitaux et par la concurrence.

    Tant ce déplacement que cette concurrence agissent puissamment et forcent à la mise en place d’une tendance égalisatrice concernant la moyenne du taux de profit.

    Dialectiquement, la force qui permet de centraliser au niveau d’une classe les profits et de les mettre au même niveau partout dans la production… est l’opposé de la centralisation : c’est la dispersion, la séparation, la division du capital en de multiples capitalistes en concurrence.

    Pourquoi ce phénomène contradictoire est-il possible ?

    C’est que les capitaux des capitalistes ne sont pas qu’en concurrence : ils occupent tout le terrain du capitalisme et ce terrain devient homogène, parce que dès qu’il y a plus de profits à un endroit, les capitaux affluent et il y a surproduction, aboutissant à un recul et une égalisation.

    De plus, la production faite à un endroit peut passer dans une autre production et il y a alors un effet d’ajustement.

    C’est ce qui explique qu’une réplique du maillot de football de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2026 puisse coûter 90 euros et que treize de ces maillots valent donc… le prix d’un ordinateur MacBook Air.

    Voici comment Karl Marx présente ce constat :

    « Par suite des différences qui existent dans la composition organique des capitaux engagés dans les différentes industries et de, l’inégalité des quantités de travail mises en œuvre par des capitaux de même grandeur, les quantités de surtravail appropriées et de plus-value produites sont très inégales.

    Il en résulte qu’au début les taux de profit sont très différents dans les diverses industries.

    Mais la concurrence intervient pour les ramener à un taux général qui représente la moyenne de tous les taux spéciaux.

    On appelle profit moyen, le profit qui, calculé sur la base du taux général, échoit à un capital de grandeur déterminée, quelle que soit sa composition organique. »

    Cela revient à dire que les capitalistes sont, dans le capitalisme, comme des actionnaires.

    Ceux qui mettent la même somme en retireront les mêmes profits.

    C’est comme s’il y avait un capital collectif.

    Les prix des marchandises sont toujours des prix de production : ils ne sont pas déterminés seulement « localement », mais par l’existence du capitalisme en général.

    Comme le capitalisme procède par des incessants va-et-vient de capitaux, ce prix de production est toujours défini tendanciellement ; il accorde toutefois une dimension générale au capitalisme, dépassant le niveau « local » de production.

    Si on regarde bien, on a toujours chez Karl Marx comme un effet d’inspiration et d’expiration de la part du capitalisme.

    Cela peut bien entendu se produire en même temps et concrètement, ce qui est à l’œuvre, c’est une démarche de centralisation et de dispersion à la fois.

    C’est cela qui fait que le capitalisme a l’air insaisissable alors qu’il a clairement l’air d’être partout pourtant.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • La première section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

    La première section du Livre troisième s’intitule La transformation de la plus-value en profit et du taux de plus-value en taux de profit ».

    Il contient les chapitres suivants :

    I. Coût de production et profit

    II. Le taux de profit

    III. Rapport entre le taux du profit et le taux de la plus-value
    1. pl’ constant, – v/C variable
    2. pl’ variable

    IV. Effet de la rotation sur le taux de profit

    V. Économie dans l’emploi du capital constant
    1. Considérations générales
    2. Économies aux dépens des ouvriers dans les conditions du travail
    3. Économie dans la production et la transmission de la force mécanique et dans les bâtiments
    4. Utilisation des résidus de la production
    5. Économie due aux inventions

    VI. Effets des variations de prix
    1. Oscillations des prix de la matière première : leurs effets directs sur le taux du profit
    2. Renchérissement et dépréciation, dégagement et engagement de capital
    3. Exemple général : la crise du coton de 1861-1865

    VII. Considérations complémentaires

    Karl Marx commence par opposer deux contraires : on a le coût de la production d’un côté et le profit de l’autre.

    Ce sont deux mouvements contradictoires, qui fournissent des tendances qui se confrontent.

    Quel est le résultat dialectique de leur confrontation ?

    C’est le taux de profit.

    Pour que celui-ci soit haut, il faut que tout fonctionne efficacement et comme le dit Karl Marx :

    « Dans le procès de circulation, à côté du temps de travail, le temps de circulation joue un rôle et limite la masse de plus-value réalisable dans un laps de temps déterminé. »

    On passe alors à l’élément qui s’oppose au taux de profit : c’est le taux de plus-value.

    Et c’est essentiel, car si le taux de profit est une chose incontournable, le taux de plus-value détermine au fond la réelle puissance du capitalisme.

    C’est, en effet, l’exploitation des travailleurs qui est la réelle substance du « mouvement du capital considéré comme un tout ».

    Le capitaliste ne doit pas que produire efficacement : il doit exploiter les travailleurs adéquatement.

    Karl Marx regarde donc comment les deux taux ont des trajectoires parallèles mais bien distinctes en même temps ; il étudie l’effet de la rotation du capital, les diverses économies qu’on peut faire (grâce aux inventions, aux dépens des travailleurs, avec les machines, par une meilleure utilisation de l’énergie, etc.).

    Tout cela se déroule dans une « atmosphère » où vit la production capitaliste, c’est-à-dire un environnement caractérisé par la présence du crédit et l’existence d’une concurrence sur le marché mondial.

    Cela fait que Karl Marx trouve deux nouveaux opposés : la libération du capital, la fixation du capital.

    Selon les situations (augmentation des prix, afflux ou pénuries de matières premières, etc.), il faut parfois davantage de capital pour produire la même chose, ou bien moins de capital.

    Après avoir longuement élaboré, il fournit un exemple avec une crise du coton dans les années 1860.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième

  • L’organisation du Livre troisième

    Le Livre deuxième du Capital s’est intéressé à la métamorphose concrète du capital : comment à chaque cycle, il devient plus grand.

    Cela a débouché sur une compréhension de la rotation du capital, c’est-à-dire de la façon dont tout se déroule concrètement dans le rythme de la production et de la consommation.

    Puis, Karl Marx a affirmé qu’il fallait prendre les choses globalement, car tous les capitaux sont entremêlés.

    C’est cela qui amène au Livre troisième dont le titre est Le procès d’ensemble de la production capitaliste.

    Dès le début, Karl Marx souligne d’ailleurs qu’en arriver là est le fruit de tout le processus précédent dans Le capital.

    « Dans le premier volume nous avons analysé les phénomènes que présente le procès de production capitaliste pris isolément et abstraction faite de toutes les circonstances secondaires qui lui sont étrangères.

    Ce procès n’occupe pas toute l’existence du capital ; il est complété par le procès de circulation dont les phénomènes ont été étudiés dans le volume II.

    Cette étude, surtout dans la troisième section qui traite du procès de circulation comme intermédiaire de la reproduction sociale, a démontré que l’ensemble du procès de production capitaliste comprend les phénomènes de production et de circulation.

    Le troisième volume que nous publions maintenant n’a pas pour objet de développer des réflexions générales sur ce point ; il se propose de rechercher et de caractériser les formes concrètes qui surgissent du mouvement du capital considéré comme un tout. »

    Ici, on n’est plus dans le processus lui-même du capital, mais dans le capital dans son rapport direct avec la société toute entière.

    Autrement dit, ou présenté de manière « simple » ou simpliste, on a la chose suivante : dans le Livre premier, Karl Marx constate le capital ; dans le Livre deuxième, il constate le capitalisme et dans le Livre troisième, il constate le capitalisme comme mode de production.

    Malheureusement, comme on le sait, Karl Marx n’a pu publier de son vivant que le Livre premier.

    Si on trouve malgré cela une cohérence solide dans le Livre deuxième, c’est que cela fonctionnait bien en raison du caractère bien abouti des expositions.

    On n’a pas cela dans le Livre troisième.

    S’il fait pratiquement le double du précédent, c’est que les thèmes sont très variés, pas nécessairement reliés ; le Livre dans son ensemble ne se présente pas synthétiquement, et qui plus est il y a une dimension non terminée.

    Le dernier chapitre de la dernière section est ainsi consacré aux classes et à leur définition ; il ne fait qu’une page, n’ayant pas été terminé.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre troisième



  • La troisième section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La troisième section est aussi longue que la précédente, à peu de choses près ; elle a comme titre « La reproduction et la circulation de l’ensemble du capital social ».

    Elle se divise comme suit :

    Introduction
    I. Objet de l’analyse
    II. Le rôle du capital-argent

    CHAPITRE 19 : exposés antérieurs de la question
    I. Les physiocrates
    II. Adam Smith
    1) Le point de vue général de Smith
    2) Résolution par Smith de la valeur d’échange en v + s
    3) La part constante de capital
    4) Capital et revenu chez A. Smith
    5) Récapitulation
    III. Les auteurs plus tardifs

    CHAPITRE 20 : la reproduction simple
    I. Position de la question
    II. Les deux secteurs de la production sociale
    III. La conversion entre les deux secteurs : I (v + pl) contre IIc
    IV. La conversion au sein du secteur II, subsistances nécessaires et objets de luxe
    V. La médiation des conversions par la circulation d’argent
    VI. Le capital constant du secteur I
    VII. Capital variable et survaleur dans les deux sections
    VIII. Le capital constant dans les deux secteurs
    IX. Retour sur A. Smith, Storch et Ramsay
    X. Capital et revenu : capital variable et salaire
    XI. Remplacement du capital fixe
    1) Remplacement sous forme-argent de la part de valeur de l’usure
    2) Remplacement du capital fixe in natura
    3) Résultats
    XII. La reproduction du matériau monétaire
    XIII. La théorie de la reproduction de Destutt de Tracy

    CHAPITRE 21 : accumulation et reproduction élargie

    I. Accumulation dans le secteur I
    1) Thésaurisation
    2) Le capital constant additionnel
    3) Le capital variable additionnel
    II. Accumulation dans le secteur II
    III. Présentation schématique de l’accumulation
    1) Premier exemple
    2) Deuxième exemple
    3) Conversion de IIc lors de l’accumulation
    IV. Addendum

    Que fait Karl Marx ?

    Après avoir parlé de la métamorphose du capital (en un capital plus grand) et de sa rotation (qui permet techniquement sa réalisation), il dit : attention, là on a parlé que du capital individuel, mais tout est lié.

    « Les cycles des capitaux individuels s’entrelacent, se supposent et se conditionnent les uns les autres et c’est précisément cet enchevêtrement qui constitue le mouvement de l’ensemble du capital social. »

    Autrement dit, Karl Marx dit : la quantité se transforme en qualité.

    Tous les capitaux individuels, par leur quantité, deviennent un capital social.

    Si on préfère : le capitalisme n’est pas « dans » la société, c’est la société qui est capitaliste.

    Pourquoi cela change-t-il tout ?

    C’est simple : tant qu’on étudiait la métamorphose et la rotation en soi, peu importait ce qui était produit, puisque le principe est toujours le même.

    Dans une société toutefois, il y a une interaction entre les productions et les consommations.

    Cela conditionne le processus.

    Karl Marx va alors recommencer, si l’on veut, la même étude, mais en prenant en compte que si du capital passe dans tel secteur, alors cela va influer sur tel autre secteur, et comme quoi aussi il faut distinguer les biens nécessaires et ceux relevant du luxe.

    Il fait ainsi ce qu’ont dû faire les planificateurs en URSS à l’époque de Staline, prévoyant quel impact aurait telle production et telle consommation sur telle autre, quelle proportion de capital allouée à tel secteur aurait tel impact sur tel autre, etc.

    Et c’est là le sens du Livre deuxième.

    Il complète le premier, en fournissant les modalités opérationnelles du phénomène capitaliste par rapport à l’alternance production / consommation, et en expliquant bien qu’il fallait regarder les choses dans leur ensemble, c’est-à-dire considérer le capital social et pas seulement les capitalistes individuels.

    En ce sens le Livre deuxième est, en pratique, indissociable du Livre troisième, qui s’intitule justement Le procès d’ensemble de la production capitaliste.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • La deuxième section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La deuxième section s’intitule « La rotation du capital »; elle est trois fois plus longue que la précédente.

    On y trouve les éléments suivants :

    CHAPITRE 7 : temps de rotations, nombre de rotations

    CHAPITRE 8 : capital fixe et capital circulant
    I. Les différences formelles
    II. Composantes, remplacement, réparation, accumulation du capital fixe

    CHAPITRE 9 : la rotation totale du capital avancé, les cycles de rotation

    CHAPITRE 10 : théories sur le capital fixe et le capital circulant, les physiocrates et Adam Smith

    CHAPITRE 11 : théories sur le capital fixe et le capital circulant, Ricardo

    CHAPITRE 12 : la période de travail

    CHAPITRE 13 : le temps de production

    CHAPITRE 14 : le temps de circulation

    CHAPITRE 15 : l’effet du temps de rotation sur le montant de capital avancé
    I. Période de travail égale à la période de circulation
    II. Période de travail plus grande
    III. Période de travail plus petite
    IV. Résultats
    V. Effet des changements de prix

    CHAPITRE 16 : la rotation du capital variable
    I. Le taux annuel de la survaleur
    II. La rotation du capital variable singulier
    III. La rotation du capital variable considérée d’un point de vue social

    CHAPITRE 17 : la circulation de la survaleur
    I. Reproduction simple
    II. Accumulation et reproduction élargie

    Karl Marx commence par poser la question du nombre de rotations qu’il y a chaque année, c’est-à-dire le nombre de fois où le cycle présenté dans la première section se reproduit.

    Et il s’intéresse tout de suite à l’impact des rotations sur le cycle.

    Dialectiquement, il trouve un groupe d’opposés : le capital fixe et le capital circulant.

    Le premier ne s’use pas en un seul cycle (tels les machines, les bâtiments, etc.), le second est utilisé pendant le cycle (matières premières, énergie, force de travail).

    Il s’ensuit qu’il faut regarder les aspects de chacun par rapport à la production, mais également à la vente.

    Karl Marx décline donc les possibilités et situations possibles, selon la rapidité des différents éléments.

    Naturellement, l’expérience d’Amazon, de Shein et de Temu, par exemple, permet aujourd’hui d’avoir un aperçu relativement clair de la question.

    Ce n’était pas le cas à l’époque.

    Karl Marx, de par son analyse matérialiste dialectique, parvient à intégrer le temps comme donnée dans l’espace – ce dernier étant celui des moyens de production et de la consommation.

    Et bien sûr il a compris que le temps se fondait précisément sur la production et la consommation.

    Voici comment il synthétise les choses :

    « Plus la période de rotation du capital est courte, c’est-à-dire plus les intervalles sont courts entre les échéances de sa reproduction dans l’année, et plus rapidement la partie variable du capital primitivement avancée par le capitaliste sous la forme argent se convertit en la forme argent du produit créé par l’ouvrier pour remplacer ce capital variable (produit qui comprend en outre la plus-value).

    Plus court est donc le temps pour lequel le capitaliste est forcé d’avancer de l’argent sur son propre fonds, et plus faible est, par rapport au volume donné de la production, le capital qu’il avance.

    Et plus grande relativement est la masse de plus-value qu’avec un taux donné de plus-value il retire chaque année, puisque, avec la forme argent de la valeur produite par l’ouvrier lui-même, il peut plus fréquemment racheter cet ouvrier et mettre son travail en mouvement. »

    C’est ce qui permet de reproduire la production, et même de la reproduire de manière élargie.

    Et voilà pourquoi cette section s’intitule la rotation du capital : Karl Marx scrute les modalités de la production dans son rapport à la consommation, par l’intermédiaire du capital utilisant le travail salarié.

    Ce que Karl Marx, un peu plus tard dans le Livre 2, résume comme suit :

    « Dans la deuxième section, nous avons étudié le cycle sous sa forme périodique, c’est-à-dire la rotation du capital.

    Nous avons montré comment les différents composants du capital (fixe et circulant) accomplissent le cycle de leurs formes en des temps différents et de façon différente. »

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • La première section du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    La première section s’intitule « Les métamorphoses du capital et leur cycle ».

    Elle contient les chapitres suivants :

    CHAPITRE 1 : le cycle du capital-argent
    I. Premier stade
    II. Deuxième stade : fonction du capital productif
    III. Troisième stade : M’–A’
    IV. Le cycle global

    CHAPITRE 2 : le cycle du capital productif
    I. Reproduction simple
    II. Accumulation et reproduction sur une échelle élargie
    III. Accumulation d’argent
    IV. Fonds de réserve

    CHAPITRE 3 : le cycle du capital-marchandise

    CHAPITRE 4 : les trois figures du procès cyclique

    CHAPITRE 5 : la période de circulation

    CHAPITRE 6 : les frais de circulation
    I. Coûts de circulation purs
    1) Temps d’achat et temps de vente
    2) Comptabilité
    3) Argent
    II. Coûts d’entreposage
    1) Constitution de stock en général
    2) Stock de marchandises à proprement parler
    III. Coûts de transport

    Dans cette section, Karl Marx revient sur ce qu’il a exposé dans le Livre premier.

    Il y dit qu’il y a deux types d’argent, pour faire simple l’argent qu’on dépense et l’argent qu’on investit.

    C’est bien sûr une contradiction.

    Karl Marx se fonde donc ici sur le capital-argent, c’est-à-dire l’argent qu’on investit. Il regarde comment, par la production, il devient capital-marchandise.

    Puis, il nous raconte comment il redevient capital-argent une fois la marchandise vendue.

    Il y a donc un cycle et pour qui comprend la dialectique, on s’aperçoit qu’on a : thèse, antithèse, synthèse.

    Le capital-argent est la thèse, il fait face au capital-marchandise qui est l’antithèse.

    Ce sont les deux pôles contraires, qui deviennent l’un l’autre.

    C’est une contradiction, qui forme la synthèse, avec à la fois l’un et à la fois l’autre, mais d’une nature différente, car dépassant la nature ancienne dans un saut qualitatif.

    C’est là où Karl Marx est le maître du matérialisme dialectique. Il a compris que le capital argent, dans le cycle capital argent – capital marchandise – capital argent, ne devenait pas simplement « plus grand ».

    L’ajout n’est pas quantitatif, il est qualitatif. Et c’est rendu possible par un élément masqué : l’exploitation des travailleurs.

    Karl Marx a-t-il compris l’exploitation parce qu’il a compris la dialectique et qu’il fallait bien un saut qualitatif, ou bien a-t-il compris la dialectique parce qu’il a compris l’exploitation ?

    Il va de soi que les deux sont vrais.

    Mais on ne soulignera jamais assez cela : ce que Karl Marx cherche, c’est l’exponentielle.

    C’est son obsession : il cherche ce qui porte le développement à l’infini.

    Continuons. Après avoir abordé le capital-argent et sa transformation, Karl Marx doit se tourner vers son contraire.

    C’est là le mouvement dialectique.

    Le contraire de argent – production – argent, c’est production – argent – production.

    Il va de soi que la conversion – le mot de nature dialectique est celui employé par Karl Marx – du capital-argent en capital productif implique, là encore, une contradiction et une production issue de cette contradiction.

    Le capital-argent fait face au capital productif dans cette contradiction ; le saut qualitatif consiste en l’accumulation.

    Autrement dit : dans la contradiction capital argent – capital productif, il y a conversion de chaque contraire en son contraire (ce que nous appelons le nexus), et c’est le saut.

    Il faut ici bien noter que tous ces éléments dont il est parlé appartiennent à la contradiction ; aucun élément ne peut agir de manière séparée, isolément.

    Karl Marx nous avertit bien, en soulignant au sujet de la marchandise et de l’argent :

    « C’est uniquement parce qu’elles sont liées entre elles comme formes de fonctions que le capital industriel doit accomplir à différents stades de son procès cyclique, que la fonction argent et la fonction marchandise sont en même temps fonctions du capital argent et du capital-marchandise.

    On commet donc une erreur si l’on veut faire dériver leurs propriétés et fonctions spécifiques qui caractérisent l’argent comme argent et la marchandise comme marchandise, de leur caractère capitaliste, et c’est commettre une égale erreur que de faire dériver au rebours les propriétés de capital productif de ce qu’il existe sous forme de moyens de production. »

    Autrement dit, nous avons un mouvement dialectique et il n’est pas possible de prendre les pôles de la contradiction « à part ».

    C’est ici, si l’on veut, la différence entre qui reconnaît l’apport de Karl Marx avec son ouvrage sur le Capital, et qui ne le reconnaît pas.

    Soit on s’en inspire pour prendre des morceaux, des éléments qu’on isole, soit on comprend qu’il y a une opération dialectique qui se joue, implacablement.

    Le cycle existe en tant que cycle, le phénomène prime sur ses éléments, le mouvement est irrépressible et les caractères autres par rapport aux fonctions dans la contradiction deviennent secondaires.

    Progressons encore. L’accumulation ne s’arrête pas.

    Quand on dit que le capital-argent fait face au capital productif dans cette contradiction et que le saut qualitatif consiste en l’accumulation, il faut bien comprendre que le processus est relancé.

    Le capital est réinvesti et donne de nouveau une marchandise.

    Karl Marx s’arrête sur cette étape, où le capital-marchandise est issu du capital, qui lui-même est issu d’une étape au préalable où il était déjà devenu marchandise.

    C’est très important, car sinon on n’aurait pas, en effet, thèse – antithèse – synthèse !

    Il n’y a pas seulement argent – production – argent, production – argent – production. Il y a le mouvement qui repart, avec un saut qualitatif.

    Karl Marx insiste bien dessus :

    « Le capital, étant de la valeur qui se met en valeur, n’implique pas seulement des rapports de classe, ou un caractère socialement déterminé reposant sur l’existence du travail comme travail salarié.

    C’est un mouvement, un procès cyclique traversant différents stades et qui lui-même implique à son tour trois formes différentes du procès cyclique.

    C’est pourquoi on ne peut le comprendre que comme mouvement, et non pas comme une chose au repos. »

    Karl Marx analyse ensuite les choses dans leur rapport à l’espace-temps : combien de temps dure le cycle, quels sont les frais liés au cycle.

    Pour donner un exemple concret : on ne travaille pas la nuit la plupart du temps et c’est à prendre en compte, il faut également engager un comptable parce qu’il faut bien tenir les comptes, il est nécessaire qu’il y ait un transporteur, etc.

    On comprend le titre, « Les métamorphoses du capital et leur cycle »; on a, effectivement, le capital qui se transforme d’argent en marchandise, de marchandise en argent redevenant marchandise.

    C’est une métamorphose, pour tout un cycle, avec tous les à-côtés du cycle.

    Karl Marx, un peu plus tard dans le Livre 2, résume comme suit ce qu’il a expliqué dans la première section :

    « Nous avons examiné les diverses formes prises par le capital au cours de son cycle et les diverses formes de ce cycle lui-même.

    Au temps de travail étudié dans le Livre Ier est venu s’ajouter le temps de circulation. »

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • L’organisation du Livre deuxième du Livre deuxième du Capital de Karl Marx

    Karl Marx n’a pu publier que le Livre premier du Capital de son vivant ; c’est son ami Friedrich Engels qui a compilé les deux Livres suivants, à partir de manuscrits.

    On n’y trouve donc pas dans ces Livres deuxième et troisième la même synthèse que dans le Livre premier.

    Il y a parfois des accumulations de notes d’ailleurs qui rendent l’ensemble particulièrement indigeste.

    Néanmoins, de nombreux aspects sont abordés en tant que tels et même si on n’a pas un mode d’exposition en général, on parvient à plonger dedans.

    C’est ce qui fournit le sens de l’organisation du Livre deuxième du Capital.

    Il ne contient que trois sections, fondées à chaque fois sur un découpage interne précis ; l’ouvrage se veut très technique dans ses explications.

    La démarche n’est plus, en effet, de présenter les fondamentaux.

    Ici, il est œuvré à présenter le fonctionnement et le déroulement des activités du capital.

    Est-ce à dire que la dialectique n’est plus présente ? Pas du tout.

    Cependant, elle se présente fort différemment.

    Dans le Livre premier du Capital, Karl Marx part du particulier pour remonter au général. Il découvre plusieurs couches de contradiction.

    Ici, il part du général pour délimiter le particulier. On peut donc tout à fait lire comment Karl Marx a saisi la réalité et la présente.

    On ne profite toutefois pas d’une dynamique générale permettant, comme pour le Livre premier, d’être porté par un « assemblage » dialectique.

    =>Retour au sommaire du
    plan dialectique du Capital : le Livre deuxième

  • Message de Mao Zedong au président Nguyen Huu Tho

    Le 19 décembre 1967.

    AU PRÉSIDIUM DU COMITE CENTRAL DU FRONT NATIONAL DE LIBERATION DU SUD-VIETNAM, PRÉSIDENT NGUYEN HUU THO,

    A l’occasion du 7ème anniversaire de la fondation du Front national de Libération du Sud-Vietnam, j’exprime, au nom du peuple chinois, mes plus chaleureuses félicitations au peuple sud-vietnamien engagé dans le combat.

    Vous avez combattu splendidement !

    Comptant sur vos propres forces, vous avez, dans des conditions extrêmement dures, battu à plate couture l’impérialisme américain, l’impérialisme le plus féroce du monde, et l’avez acculé à une impasse ; c’est là une grande victoire.

    Le peuple chinois vous salue.

    Votre victoire montre une fois de plus qu’un pays, grand ou petit, est à même de vaincre tout ennemi, si puissant soit-il, s’il mobilise pleinement son peuple, s’appuie fermement sur lui et mène une guerre populaire.

    Par sa guerre contre l’agression américaine et pour le salut national, menée sous la direction éclairée de son grand guide, le président Ho Chi Minh, le peuple vietnamien a donné un brillant exemple à tous les peuples et nations opprimés du monde en lutte pour la libération.

    Les agresseurs américains n’en ont plus pour longtemps au Vietnam.

    Cependant, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement dans un ultime sursaut.

    Elle recourra invariablement à l’aventure militaire et à la tromperie politique sous toutes leurs formes pour se sauver de sa ruine.

    Un peuple révolutionnaire rencontrera inévitablement toutes sortes de difficultés avant de remporter la victoire finale ; mais elles sont toutes surmontables, et aucune difficulté ne peut entraver sa marche en avant.

    La persévérance signifie la victoire.

    J’ai la ferme conviction qu’en persistant dans une guerre prolongée, le peuple vietnamien ne manquera pas de chasser les agresseurs américains de son pays.

    Nous vous soutenons fermement.

    Nos deux pays sont des voisins étroitement liés comme le sont les lèvres et les dents.

    Nos deux peuples sont des frères partageant joies et épreuves.

    Le peuple frère du Sud-Vietnam, le peuple du Vietnam tout entier peut être sûr que sa lutte est la nôtre.

    Les 700 millions de Chinois soutiennent puissamment le peuple vietnamien, et les vastes étendues du territoire chinois constituent son arrière sûr.

    Face à la solide unité militante de nos deux peuples, toutes les aventures militaires et les tromperies politiques de l’impérialisme américain sont vouées à l’échec.

    La victoire reviendra au vaillant peuple vietnamien !

    =>Oeuvres de Mao Zedong