Tract du 17 mai 1968

VIVE L’OCCUPATION DES LIEUX DU TRAVAIL l
VIVE LA GRÈVE ILLIMITÉE !

TRAVAILLEURS ET ETUDIANTS,
DÉJOUONS LES MANŒUVRES,

ORGANISONS-NOUS A LA BASE ET DANS L’ACTION !

Il n’y a pas de route droite dans le monde ; nous devons être prêts à suivre une ligne tortueuse, sans essayer d’obtenir les choses à peu de frais.

Il ne faut pas s’imaginer qu’un beau matin tous les réactionnaires tomberont à genoux de leur propre mouvement.

En un mot, l’avenir est radieux, mais notre chemin est tortueux.

Nous avons encore devant nous beaucoup de difficultés qu’il ne faut pas négliger.

En nous unissant avec le peuple tout entier dans un effort commun, nous pourrons certainement les surmonter tous et parvenir a la victoire »
Mao Tsé-toung

L’ETINCELLE A MIS LE FEU A LA PLAINE

La première victoire révolutionnaire des étudiants a servi d’exemple aux ouvriers d’avant-garde.

Elle ouvre des perspectives nouvelles aux luttes ouvrières,, Dans de nombreuses entreprises, les travailleurs débordent les bonzes syndicaux, se mettent en grève, occupent les lieux comme les étudiants occupent les facultés, notamment la Sorbonne.

II existe même un certain nombre de cadres syndicalistes honnêtes qui refusent de s’incliner plus longtemps devant la ligne de collaboration de classe des directions confédérales et se placent résolument à la tête des masses pour engager la lutte de classe.

A Nantes (Sud-Aviation), à Flins, à Boulogne-Billancourt (Renault), à Cléon, au Mans, etc… le combat est engagé. Ainsi l’alliance des intellectuels révolutionnaires et de la classe ouvrière, se réalise-t-elle dans l’action, contre le pouvoir des monopoles.

La voie parlementaire et pacifique des dirigeants révisionnistes et réformistes est démasquée ; en effet, seules la lutte résolue à la base et la violence révolutionnaire prolétarienne peuvent être opposées à la violence contre révolutionnaire de la classe bourgeoise au pouvoir.

LA LUTTE SERA LONGUE, DANGEREUSE, DIFFICILE, MAIS ELLE SERA VICTORIEUSE

Le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France, conscient de ses responsabilités, met en garde tous les grévistes, étudiants ou ouvriers, contre les manoeuvres du pouvoir des monopoles.

Le discours menaçant du directeur de banque Pompidou, premier ministre, dans la nuit du 16 Mai, peut précéder une tentative de repression massive de caractère fasciste.

D’autre part, les agissements des dirigeants révisionnistes du « P.C.F » et de la C.G.T. tendent à servir les intérêts de la bourgeoisie, à préserver l’ordre établi.

Déjà, de nombreux bureaucrates révisionnistes déguisés en ouvriers se répandent parmi les grévistes, notamment à la Sorbonne pour y semer la division et saboter la volonté d’unité unanime qui existe à la base.

Craignant par dessus tout le mouvement des masses et les seules formes de lutte oui ont donné des résultats : l’occupation des lieux du travail comme en 1936, ils tendent de faire pénétrer la ligne capitularde et démobilisatrice dans laquelle ils ont orienté et enfermé la classe ouvrière denuis des années.

Le P.C.M.L.F. met également en garde les travailleurs et -les étudiants en lutte contre les agissements de la social-démocratie et du pouvoir des mo-nonoles oui tentent, activement aidés par les dirigeants révisionnistes du P.C.F. et de la C.G.T. de faire nourrir le mouvement en l’orientant dans des discussion stériles de type réformiste, sur des r>roblè »>es techniques et secondaires.

SEULE L’UNITÉ A LA BASE ET DANS L’ACTION PEUT CONDUIRE A LA VICTOIRE COMMUNE DE TOUS LES TRAVAILLEURS INTELLECTUELS ET MANUELS.

Travailleurs et étudiants, la seule unité véritable est celle qui se réalise dans la lutte.

Ceux nui n’ont que le mot d’ordre de dispersion à la bouche, ceux oui se cachent pendant le combat dans la rue ou sur les barricades, ceux qui prennent ensuite le train en marche pour essayer de l’engager sur une voie de garage, ceux qui tentent de dresser les ouvriers contre les étudiants et calomnient mensongèrement les dirigeants révolutionnaires, tous ceux là ne sont que des diviseurs, des porte-paroles de la bourgeoisie, et seront balayés dans la lutte.

N’oublions jamais la lutte de classe, jugeons sur les actes et non sur les paroles.

– TRAVAILLEURS ET ETUDIANTS, REJOIGNEZ OU CONSTITUEZ LES COMITÉS D’ACTION
DE LUTTE A LA BASE QU’IL FAUT CRÉER PARTOUT dans les quartiers, les entreprises, les facultés, etc..

– CONTRE LE POUVOIR DES MONOPOLES,

– CONTRE LE SYSTÈME CAPITALISTE DÉCADENT,

– POUR UN CHANGEMENT RADICAL DU SYSTÈME ECONOMIQUE ET POLITIQUE,

– POUR UN GOUVERNEMENT DU PEUPLE, AU SERVICE DES PEUPLES OUVRANT LA VOIE AU SOCIALISME.

Les militants du P.C.M.L.F. luttent au coude à coude avec les travailleurs et les étudiants. Ils participent activement aux comités qui -existent ou se créent.

– TRAVAILLEURS ET ETUDIANTS, REJOIGNEZ LE COMBAT DU PARTI COMMUNISTE
MARXISTE-LÉNINISTE DE FRANCE, REJOIGNEZ SES RANGS.

Vive l’unité combattante des travailleurs et des étudiants,
ORGANISONS NOUS A LA BASE ET DANS L’ACTION, SOYONS VIGILANTS CONTRE TOUTES LES MANŒUVRES.

Paris, le 17 mai 1968
Le Comité Central du
PARTI COMMUNISTE Marxiste-Léniniste de France

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Nouvelle Cause du Peuple, NAPAP, Action Directe