Tract du 25 mai 1968

NON AU RÉFÉRENDUM PLÉBISCITAIRE !

OUI AU POUVOIR POPULAIRE RÉVOLUTIONNAIRE !

L’élément capital de la journée du 24 mai n’est pas le discours de De Gaulle, mais la descente dans la rue de centaines de milliers de manifestants révolutionnaires à Paris et dans toute la France.

Une situation nouvelle se concrétise : le pouvoir n’est plus au parlement ni dans le gouvernement du directeur de banque Pompidou, ni même à 1;Elysée, mais il se manifeste dans la rue”.

D’un coté, le pouvoir des monopoles, sous la dorme des C.R.S. et gardes mobiles qui déchaîne sa violence de classe. De l’autre côté le pouvoir populaire des ouvriers, paysans et étudiants qui veulent la révolution.

La victoire appartiendra au peuple, à la condition indispensable que se réalise son unité de combat. Cette unité ne peut puiser sa force que dans l’union et l’action à la base, pour opposer la violence révolutionnaire à la violence fasciste du pouvoir de la grande bourgeoisie.

A l’heure actuelle, les dirigeants révisionnistes du P. “C”. F, et de la C.G.T. déploient toute leur énergie dans le sens de la division des forces populaires, essayant de dresser systématiquement les ouvriers contre les étudiants.

De plus, ils limitent les luttes ouvrières au seul domaine revendicatif, alors que l’immense masse des travailleurs aspirent au socialisme.

De telles manœuvres ont pour objectif de sauver la classe dominante au pouvoir c’est-à-dire la bourgeoisie monopoliste, mais elles se heurtent à la résistance croissante des adhérents de base du Parti “communiste” Français et de la C.G.T. ainsi que de certains militants responsables à tous les niveaux.

Le comité central du Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France renouvelle son appel à la constitution de comités d’action populaires dans les quartiers, dans les usines, dans les villages, dans les facultés, lycées et collèges.

De tels organismes doivent permettre l’expression des aspirations révolutionnaires du peuple et l’organisation de l’action nécessaire poir les faire triompher.

C’est par le renversement du pouvoir des monopoles et non par un referen dum plébiscitaire que s’ouvrira la voie des grands changements historiques de notre société.

– LE PEUPLE FRANÇAIS REJETTE LE CAPITALISME OPPRESSEUR !
– IL VEUT LE SOCIALISME LIBÉRATEUR !

Paris, le 25 mai 1968 – 16 heures
le c.c. du Parti Communiste (m.l.) de France.

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