Sur la rééducation des intellectuels

[Commentateurs du Renmin Ribao (Le Quotidien du peuple) et du Hongqi (Le drapeau rouge), paru dans le Renmin Ribao du 12 septembre 1968.]

La fondation des comités révolutionnaires dans 29 provinces (à l’exception de Taïwan), municipalités relevant directement des autorités centrales et régions autonomes du pays tout entier montre que dans son ensemble, la grande révolution culturelle a accédé nationalement à la phase de combat — critique — réforme.

A la lumière des plus récentes directives du président Mao, le puissant contingent des ouvriers de l’industrie a commencé et va continuer, de façon dirigée et méthodique, à se rendre dans les établissements d’enseignement, dans les secteurs de la superstructure, dans tous les organismes où la tâche de combat — critique — réforme n’a pas encore été menée à bien, afin de l’y faire progresser.

Cela a non seulement créé une situation toute nouvelle dans la révolution prolétarienne de l’enseignement, mais va accélérer aussi inéluctablement le processus qui voit notre classe ouvrière remodeler à son image les rangs des intellectuels.

En entrant dans les positions de la culture et de l’enseignement, la classe ouvrière a les intellectuels pour objet principal de son travail.

L’assimilation correcte de la politique du Parti quant aux intellectuels est une garantie importante pour obtenir la victoires dans cette lutte.

La note très importante de la rédaction de la revue Hongqi (Drapeau rouge) publiée le 5 septembre 1968 dans la presse, apporte la voix de notre grand guide, le président Mao.

Cette note soulève un problème d’une importance extrême, à savoir que nous devons porter une attention particulière à la rééducation des nombreux anciens diplômés des écoles supérieures et secondaires qui travaillent depuis longtemps ou débutent juste dans leur travail.

Y sont formulées les diverses mesures de la politique prolétarienne à observer à l’égard des intellectuels, et on y met encore davantage en lumière la seule orientation juste, celle de l’intégration des intellectuels aux ouvriers et aux paysans.

Notre grand guide, le président Mao, nous enseigne que la réforme des intellectuels constitue un très grand problème tout au long du processus de la révolution et de l’édification socialistes.

Le prolétariat, après la prise du pouvoir, entreprend de refondre à son image les intellectuels, de former un contingent d’intellectuels prolétariens à son service.

Il s’agit là d’un impératif pour la consolidation et le développement de la dictature du prolétariat, pour la prévention d’une restauration du capitalisme, un impératif pour l’établissement par le prolétariat de sa domination absolue dans tous les secteurs de l’idéologie et de la culture.

Afin de former de tels rangs d’intellectuels prolétariens, il importe d’entreprendre une révolution prolétarienne radicale dans l’enseignement, de suivre la voie révolutionnaire qui consiste à former les techniciens et autres intellectuels parmi les ouvriers, les paysans et les soldats, à sélectionner les élèves parmi les ouvriers, paysans et combattants de l’Armée de Libération, qui ont une expérience pratique dans la production ; en même temps, il faut rééduquer les nombreux intellectuels sortis des vieilles écoles, nous efforcer de les gagner à notre cause et de les rallier à notre cause.

Au fur et à mesure du développement en profondeur de la grande révolution culturelle prolétarienne qui est entrée dans la phase de combat — critique réforme, l’importance que revêt la solution de ce problème apparaît chaque jour plus évidente.

La note de la rédaction souligne: « Nous devons prêter une attention particulière à la rééducation des nombreux anciens diplômés des écoles supérieures et secondaires qui travaillent depuis longtemps ou débutent dans le travail.»

Cela ne s’applique pas seulement aux intellectuels des écoles, mais aussi à la masse de ceux qui travaillent sur le front de la culture et de l’éducation ainsi qu’à ceux qui se trouvent dans les rangs des cadres. Pourquoi appeler cela rééducation ?

Dans un sens, parce qu’autrefois, ils avaient reçu une éducation de la bourgeoise et qu’à présent ils sont éduqués, à nouveau, mais cette fois par le prolétariat.

Dans l’autre sens, parce qu’autrefois, sous la ligne révisionniste empoisonnée du Khrouchtchev chinois, ils avaient été éduqués par des intellectuels bourgeois, alors que maintenant, éclairés par la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, il faut que leur rééducation se fasse par les ouvriers, paysans et soldats.

La refonte en soi de la conception du monde est un changement radical.

Éduquer les intellectuels dans la conception prolétarienne du monde, pour qu’ils rejettent les idées bourgeoises inculquées par l’éducation bourgeoise, voilà le contenu de cette rééducation.

La voie fondamentale à suivre dans cette rééducation consiste à rentrer dans les rangs des ouvriers, paysans et soldats et à les servir.

Dans ce processus de rééducation, il faut mettre pleinement en œuvre les facteurs positifs.

La question de la ligne politique est essentielle; telle ligne, tel enseignement, telle formation.

Il faut concentrer notre haine sur la poignée des plus hauts responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste et leurs agents, car c’est leur ligne révisionniste contre-révolutionnaire en matière d’enseignement qui a empoisonné les jeunes.

La critique et la condamnation radicales de cette ligne réactionnaire nous aideront à pousser plus avant l’application de la ligne prolétarienne du président Mao en matière d’enseignement.

Dans la nouvelle Chine socialiste, par l’éducation dans le sens de la pensée de Mao Zedong, la majorité voire la grande majorité des élèves formés dans les vieilles écoles peuvent se fondre graduellement aux ouvriers, aux paysans et aux soldats.

Il y en a certainement qui, parmi eux, se montreront hésitants et instables, mais s’ils avancent en suivant la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, s’ils acceptent d’être rééduqués par les ouvriers, les paysans et les soldats, s’ils critiquent à fond et rejettent sans cesse et à jamais les vieilles idées bourgeoises, legs de leur famille et de l’école, alors, ils pourront apporter dans leur domaine, leur contribution au service des ouvriers, paysans et soldats.

Tous ceux-ci font bon accueil à ces intellectuels en voie de rééducation. Il y a, certes, des contre-révolutionnaires, des irréductibles, mais ils ne représentent qu’une infime minorité.

La masse des intellectuels qui acceptent d’être rééduqués sous la direction de la classe ouvrière, et sont disposés à se fondre dans les ouvriers, paysans et soldats, ont devant eux de larges perspectives en régime socialiste.

La note de la rédaction souligne: « Parmi eux, il en est sûrement qui ont obtenu de bons résultats dans cette fusion, et ont réalisé des inventions et des innovations techniques. Nous devons en faire état dans la presse pour les encourager. »

Il faut précisément encourager et stimuler, par l’exemple positif, la masse des intellectuels pour qu’ils s’intègrent résolument aux ouvriers, paysans et soldats.

Dans toutes les régions du pays, on peut en voir qui accomplissent bien cette intégration et qui ont aussi réalisé des inventions et des créations dans leur domaine professionnel.

À travers leur exemple il est bon d’éduquer les intellectuels qui occupent déjà un poste ou qui vont bientôt travailler.

La grande révolution culturelle prolétarienne a ouvert une voie plus large que jamais à la fusion des intellectuels aux ouvriers, aux paysans et aux soldats, pour la refonte de leur conception du monde, afin de mieux servir le peuple.

La masse des intellectuels s’est profondément aguerrie et a été mise à l’épreuve dans cette révolution; elle a senti très vivement son point faible, à savoir : le caractère inconséquent et l’instabilité de son comportement dans la révolution, elle demande impérieusement à rentrer dans les rangs des ouvriers, paysans et soldats; c’est là une très bonne chose, dont il faut se réjouir.

Les comités révolutionnaires de tout le pays ainsi que les équipes ouvrières chargées de propager la pensée de Mao Zedong, qui se rendent dans les établissements intéressés, doivent savoir déceler cet esprit d’initiative des intellectuels, les soutenir dans leur fusion avec les ouvriers, paysans et soldats, les guider pour qu’ils prennent une part active à la tâche de combat — critiqué réforme de leur propre organisme.

Désormais, là où sont en masse des intellectuels, il faudra non seulement, dans chaque établissement, sous la direction de la classe ouvrière, mener à bien la tâche de combat – critique – réforme ainsi que les divers stages d’étude de la pensée de Mao Zedong, mais encore organiser les intellectuels pour qu’ils retournent, par périodes et par groupes, parmi les ouvriers, les paysans et les soldats, afin d’être rééduqués par eux.

Il faut toujours donner une « voie de sortie ».

« Ne pas donner une « voie de sortie » n’est pas conforme à la politique prolétarienne. »

Le prolétariat ne pourra finalement réaliser sa propre libération qu’après avoir émancipé toute l’humanité.

La politique prolétarienne doit indiquer une issue aux masses populaires de toutes les classes et couches sociales qui sont dirigées par le prolétariat et, de plus, s’efforcer de transformer les facteurs négatifs en facteurs positifs.

L’adoption d’une telle politique permet mieux à ceux qui ont commis de graves erreurs de les avouer et de les corriger.

Quant à ceux qu’on appelle responsables du Parti irrémédiablement engagés dans la voie capitaliste et « sommités » techniques bourgeoises qui sont en butte à la colère des masses, et que l’on doit abattre, ceux-là ne représentent qu’un nombre fort restreint, et à eux aussi, nous devons laisser une issue après les avoir critiqués et stigmatisés à fond.

C’est là une question qui mérite notre attention dans la dernière période du mouvement de la grande révolution culturelle prolétarienne.

Nous devons appliquer résolument toutes les mesures politiques prolétariennes définies par notre grand guide, le président Mao, à l’égard des intellectuels, il faut établir une distinction nette entre les deux types de contradictions de caractère différent.

Pour résoudre les contradictions au sein du peuple, il faut adopter le procédé : «Unité — critique et autocritique — unité».

Pour résoudre les questions idéologiques, il faut adopter la méthode du raisonnement avec faits à l’appui, et mener avec patience un travail politico-idéologique minutieux.

L’excellente situation de la grande révolution culturelle prolétarienne qui approche de sa victoire complète ouvre aux larges masses révolutionnaires des perspectives magnifiques.

Nous sommes convaincus qu’à la lumière de la grande pensée de Mao Zedong et sous la direction de la classe ouvrière, dans notre pays, les masses des intellectuels révolutionnaires et des intellectuels susceptibles d’être rééduqués avanceront plus rapidement encore dans la voie de leur révolutionnarisation et de leur transformation en travailleurs.

« Nous espérons que nos intellectuels continueront d’avancer et que, progressivement, dans le cours de leur travail et de leur étude, ils acquerront une conception communiste du monde, s’assimileront le marxisme-léninisme et se fondront en un tout avec les ouvriers et les paysans.

Nous espérons qu’ils ne s’arrêteront pas à mi-chemin et qu’à plus forte raison ils ne feront pas marche arrière, car cela les conduirait à une impasse. » (De la juste solution des contradictions au sein du peuple)

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