La sixième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

La sixième section du Livre troisième s’intitule « La transformation d’une partie du profit en rente foncière ».

Il contient les chapitres suivants :

XXXVII. Introduction

XXXVIII. La rente différentielle. Considérations générales

XXXIX. La première forme de la rente différentielle (la rente différentielle I)

XL. La seconde forme de la rente différentielle (la rente différentielle II)

XLI. La rente différentielle II. Premier cas : prix de production constant.

XLII. La rente différentielle II. Deuxième cas : le coût de production décroît
1. Les avances additionnelles de capital ont la même productivité que l’avance primitive
2. La productivité des avances additionnelles va en décroissant
3. La productivité des avances additionnelles va en augmentant

XLIII. La rente différentielle II. Troisième cas : le coût de production augmente

XLIV. Une rente différentielle sur la terre la plus mauvaise

XLV. La rente foncière absolue

XLVI. La rente des terrains à bâtir. La rente des mines. Le prix de la terre

XLVII. La genèse de la rente foncière capitaliste
1. Introduction
2. La rente payée en travail
3. La rente payée en produits
4. La rente payée en argent
5. Le métayage et la propriété parcellaire

Dans cette section, Karl Marx aborde l’agriculture, mais dans la mesure où agit un capitaliste avec des salariés.

C’est la figure du capitaliste fermier.

Cependant, s’il y a un propriétaire terrien et que celui-ci s’approprie une rente, ce n’est pas du capitalisme, mais du féodalisme.

Karl Marx fait donc un panorama très approfondi de la situation, jusqu’à l’irruption du capitalisme et des formes qui l’accompagnent.

Il est typique de son mode d’exposition de présenter un cadre et de montrer comment le capitalisme le modifie en substance.

« Du moment que la rente prend la forme de rente en argent et que le contrat devient la forme du rapport entre le fermier et le propriétaire – transformation qui n’est possible que pour autant que le marché mondial, le commerce et la manufacture aient atteint un certain développement – il arrive inévitablement que la terre est louée également à des capitalistes, ayant vécu jusqu’alors loin de la campagne, ayant acquis leur capital à la ville et par la production capitaliste, venant se livrer à l’agriculture pour lui faire produire des marchandises et recueillir de la plus-value.

Pareille exploitation ne peut devenir la règle que dans les pays qui dominent le marché mondial, au moment où la production abandonne la forme féodale pour devenir capitaliste.

Dès que le fermier capitaliste vient s’intercaler entre le propriétaire et le cultivateur travaillant la terre, tous les liens inhérents à l’ancienne production sont rompus.

Le fermier devient le patron du travailleur agricole, l’exploiteur de son surtravail, et le propriétaire ne connaît plus que le fermier, avec lequel il n’a que des rapports contractuels et d’argent.

En même temps se modifie la nature de la rente, non pas accidentellement comme cela se présentait jusqu’à un certain point dans les systèmes antérieurs, mais définitivement.

Alors que précédemment elle était la forme normale du surtravail et de la plus-value, elle n’est plus que ce qui reste du surtravail après qu’une partie en a été prélevée comme profit et après que tout le surproduit a été converti en argent.

La rente n’est donc plus qu’un restant de la plus-value que le fermier capitaliste extrait au moyen de son capital de l’ouvrier agricole, et elle dépend en moyenne du profit moyen du capital et des coûts de production dans les industries non agricoles.

Le profit est maintenant la forme normale de la plus-value et la rente n’est plus qu’une forme – indépendante dans certaines circonstances – du surprofit. »

Il serait possible de donner en détail les précisions de Karl Marx, de voir comment dialectiquement il analyse la rente.

On perdrait toutefois le fil général de l’ouvrage.

C’est que la rente est un aspect secondaire et regarder l’approche dialectique de Karl Marx en ce domaine exigerait une étude en soi.

Cela se séparerait du plan dialectique du Capital en tant que tel, où il est présenté comment la forme capitaliste s’impose.

Cette forme porte un mode de production et ce mode de production la forme ; il n’y a pas de cause et de conséquence, mais tout un processus historique.

La difficulté pour Karl Marx, c’est justement de ne pas se perdre dans la présentation de ce processus historique, afin de mettre l’accent véritablement sur le capital comme réalité concrète.

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plan dialectique du Capital : le Livre troisième