La cinquième section du Livre Troisième du Capital de Karl Marx

La cinquième section du Livre troisième s’intitule « Subdivision du profit en intérêt et profit d’entreprise. Le capital productif d’intérêts ».

Il contient les chapitres suivants :

XXI. Le capital productif d’intérêts.

XXII. Le partage du profit. – Le taux et le taux « naturel » de l’intérêt

XXIII. L’intérêt et le profit d’entreprise

XXIV. L’extériorisation du rapport capitaliste par le capital productif d’intérêts

XXV. Le crédit et le capital fictif

XXVI. L’accumulation du capital-argent. Son influence sur le taux de l’intérêt.

XXVII. Le rôle du crédit dans la production capitaliste

XXVIII. L’instrument de circulation et le capital. Théories de Tooke et Fullarton

XXIX. Les éléments constitutifs du capital de banque

XXX. Capital-argent et capital effectif (I)
1. Le crédit commercial
2. Le capital-argent et le capital effectif dans les différentes phases du cycle industriel

XXXI. Capital-argent et capital effectif (II)
1. Transformation de l’argent en capital empruntable
2. La transformation du capital ou du revenu en argent et de l’argent en capital empruntable

XXXII. Capital-argent et capital effectif (III)

XXXIII. L’instrument de circulation et le crédit

XXXIV. Le « currency principle » et la législation bancaire anglaise de 1844

XXXV. Le métal précieux et le cours du change
1. Le mouvement du trésor métallique
2. Le cours du change

XXXVI. La période précapitaliste

Dans cette section, Karl Marx aborde le capital porteur d’intérêts.

On a affaire à quelque chose de particulier : un capital qui se transforme bien en marchandise, mais en marchandise consistant en du capital.

Prêteurs et emprunteurs sont comme des producteurs et des consommateurs, à ceci près qu’il ne peut pas y avoir d’égalisation du taux de profit comme pour une marchandise normale : ici, le prix est fixé dès le départ.

On aboutit alors à une autre contradiction : celle entre les capitalistes industriels (qui empruntent) et les capitalistes financiers (qui prêtent).

Pour cette raison, le partage du capital investi par un capitaliste industriel et un capital financier n’est pas seulement quantitatif, il a une dimension qualitative.

Le capital financier fait face au capital industriel, il a une démarche autonome.

Et cette situation fait que :

« Avec le capital porteur d’intérêt, le rapport capitaliste atteint sa forme la plus extérieure, la plus fétichisée. »

En effet, le rapport au travail semble inexistant et l’argent a l’air de rapporter de l’argent comme par magie.

Même le profit du capital industriel apparaît finalement comme tout à fait secondaire par rapport à l’argent rapportant « directement » de l’argent.

Ainsi :

« Dans le capital porteur d’intérêt se trouve achevée l’idée du fétiche capitaliste, la conception qui attribue au produit accumulé du travail et, de plus, fixé comme argent, la force de produire de la plus-value grâce à une qualité secrète innée, de façon purement automatique et suivant une progression géométrique. »

Karl Marx aborde ensuite brièvement le crédit, la question du taux d’intérêt du crédit, et enfin son rôle.

Ici, il remarque que le crédit, en s’imposant de plus en plus dans le capitalisme, implique une forme de socialisation, une démarche de démantèlement du capital privé par une centralisation financière expropriatrice.

Cela rejoint directement, si l’on veut, ce qui se passe différemment, mais finalement pareillement, dans une partie de Monopoly où un joueur se retrouve toujours plus en situation monopoliste.

Karl Marx annonce directement ce qui sera monté de manière explicite par Lénine dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Fort logiquement, Karl Marx aborde alors les banques et leur fonctionnement.

On retrouve un couple d’opposés : capital-argent et capital réel, avec le premier qui, une fois prêté, se transforme en capital réel utilisé dans le fonctionnement productif.

Ne reste alors plus qu’à aborder les métaux, puisqu’il y avait alors un rapport avec l’or, ainsi que le cours du change.

On a alors fait le tour de la question et on peut voir la préhistoire du capital porteur d’intérêts.

On tombe alors sur la figure de l’usurier, qui agissait dans des conditions bien différentes.

Celui-ci profitait de la pauvreté pour se présenter comme incontournable ; celui qui prête de l’argent dans le capitalisme parie au contraire sur un capitaliste en puissance.

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plan dialectique du Capital : le Livre troisième