Karl Marx n’a pu publier que le Livre premier du Capital de son vivant ; c’est son ami Friedrich Engels qui a compilé les deux Livres suivants, à partir de manuscrits.
On n’y trouve donc pas dans ces Livres deuxième et troisième la même synthèse que dans le Livre premier.
Il y a parfois des accumulations de notes d’ailleurs qui rendent l’ensemble particulièrement indigeste.
Néanmoins, de nombreux aspects sont abordés en tant que tels et même si on n’a pas un mode d’exposition en général, on parvient à plonger dedans.
C’est ce qui fournit le sens de l’organisation du Livre deuxième du Capital.
Il ne contient que trois sections, fondées à chaque fois sur un découpage interne précis ; l’ouvrage se veut très technique dans ses explications.
La démarche n’est plus, en effet, de présenter les fondamentaux.
Ici, il est œuvré à présenter le fonctionnement et le déroulement des activités du capital.
Est-ce à dire que la dialectique n’est plus présente ? Pas du tout.
Cependant, elle se présente fort différemment.
Dans le Livre premier du Capital, Karl Marx part du particulier pour remonter au général. Il découvre plusieurs couches de contradiction.
Ici, il part du général pour délimiter le particulier. On peut donc tout à fait lire comment Karl Marx a saisi la réalité et la présente.
On ne profite toutefois pas d’une dynamique générale permettant, comme pour le Livre premier, d’être porté par un « assemblage » dialectique.
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plan dialectique du Capital : le Livre deuxième