[Éditorial du « »Hongqi » (Drapeau rouge), n° 4, 1968]
La grande révolution culturelle prolétarienne est un mouvement de consolidation du Parti se déroulant toutes portes ouvertes, mouvement d’une envergure sans précédent, mené avec des moyens révolutionnaires.
Il dépasse de loin tous les mouvements pour consolider le Parti qui ont suivi la Libération tant par la profondeur, par l’ampleur, par l’approfondissement de la critique idéologique que par le degré de consolidation organisationnelle.
C’est une grande lutte engagée par les révolutionnaires prolétariens de Chine qui s’en tiennent au marxisme-léninisme, à la pensée de Mao Zedong, pour briser les fractions révisionnistes au sein du Parti ; c’est une grande lutte engagée par les plus larges masses révolutionnaires de tout le pays, qui sont passées à l’action à l’appel du président Mao, pour démasquer et condamner le Khrouchtchev chinois et le reste de la poignée d’éléments infiltrée au sein du Parti : renégats ; agents secrets et responsables irréductiblement engagés dans la voie capitaliste ainsi que les autres éléments contre-révolutionnaires.
C’est bataille décisive engagée entre les deux lignes ; la ligne qui maintient toujours la dictature du prolétariat et la ligne qui tente de restaurer le capitalisme.
C’est un chant de triomphe retentissant de la pensée de Mao Zedong.
L’éclatante victoire de la grande révolution culturelle prolétarienne a consolidé la dictature du prolétariat, renforcé la direction du Parti et nous permet dans l’étape de lutte critique-transformation des divers secteurs de la superstructure, d’unir toutes les larges masses qui sont susceptibles d’être unies et d’établir fermement la domination généralisée du prolétariat sur la minorité d’éléments bourgeois.
Le quartier général du prolétariat dont le commandant en chef est le président Mao et le commandant en chef adjoint, le vice-président Lin Piao, est devenu le centre dirigeant unique du Parti tout entier.
À présent, notre parti s’est épuré, il est devenu plus ferme, plus uni.
La précieuse expérience tirée de la grande révolution culturelle prolétarienne nous apprend ceci : l’édification, la consolidation et le développement du Parti dans la période socialiste sont indissociables de ce problème fondamental qu’est la dictature du prolétariat.
Si l’on s’écarte de la dictature du prolétariat, si l’on s’écarte de la poursuite de la révolution sous la dictature du prolétariat, il ne peut y avoir de ligne juste en ce qui concerne l’édification du Parti.
C’est précisément partant de l’absurdité de l’« État du peuple tout entier », qui est la trahison de la doctrine marxiste-léniniste de dictature du prolétariat, que la clique des renégats révisionnistes soviétiques escamote la lutte de classes, exerce une répression contre les masses laborieuses et altère la nature du Parti, tant et si bien que le Parti fondé par Lénine a dégénéré en ce qui s’appelle « parti du peuple tout entier », en fait, en parti révisionniste fasciste.
L’essence du sinistre livre du Khrouchtchev chinois sur le « perfectionnement individuel », c’est aussi la trahison de la dictature du prolétariat, la trahison du socialisme scientifique.
Les procédés d’ « autoperfectionnement individuel » qu’il prônait, visent en fait à protéger les réactionnaires bourgeois infiltrés au sein du Parti, à étouffer le dynamisme de l’esprit révolutionnaire prolétarien des membres du Parti communiste, à faire disparaître la dictature du prolétariat et à préparer les « instruments dociles » pour leur complot visant à restaurer le capitalisme.
Le camarade Mao Zedong a maintenu, défendu et développé la doctrine marxiste-léniniste de la dictature du prolétariat.
Le président Mao a résolu le problème de la poursuite de la révolution sous la dictature du prolétariat et il a indiqué que sous cette dictature pendant longtemps subsiste encore la lutte entre les deux classes, le prolétariat et la bourgeoisie et entre les deux voies, la voie socialiste et la voie capitaliste ; et que le danger de restauration du capitalisme provient essentiellement de la poignée de responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste qui représentent les intérêts de la bourgeoisie.
Il a souligné qu’il fallait exercer intégralement la dictature du prolétariat non seulement sur le plan politique, mais aussi dans les domaines idéologique et culturel.
Partant de sa confiance inébranlable dans l’écrasante majorité des masses populaires et en premier lieu, l’écrasante majorité des ouvriers, paysans et soldats, le président Mao a déclenché et dirigé en personne la première grande révolution culturelle prolétarienne.
Il a encouragé les membres du Parti communiste à « s’aguerrir dans les tempêtes et de se jeter dans le monde » ensemble avec les larges masses révolutionnaires dans le grand mouvement révolutionnaire de masse d’un bouleversement et d’une complexité extrêmes.
Il leur a dit de démasquer les responsables engagés dans la voie capitaliste ainsi que les contre-révolutionnaires, de réfuter le révisionnisme et les idées bourgeoises, d’adopter une attitude correcte à l’égard des masses et d’apprendre, à travers diverses formes de lutte, à distinguer et régler correctement, dans les conditions de la dictature du prolétariat, les contradictions entre l’ennemi et nous-mêmes ainsi que les contradictions au sein du peuple.
Cela a permis à la masse des membres du Parti communiste de faire progresser considérablement leur conscience du communisme et de comprendre clairement l’orientation pour poursuivre la révolution dans ces mêmes conditions de dictature du prolétariat ; cela leur a permis d’en finir avec l’arrogance de bureaucrate qui corrode la volonté révolutionnaire, de resserrer les liens entre le Parti et les masses laborieuses.
Par conséquent, les éléments de la gauche, c’est-à-dire les véritables révolutionnaires prolétariens apparaissent et s’aguerrissent, les éléments intermédiaires qui ont une attitude vacillante s’y éduquent, et les éléments de droite, à savoir les réactionnaires bourgeois au service de l’impérialisme et du Kuomintang sont isolés et démasqués.
Ce n’est qu’en appliquant cette ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, en menant un mouvement de consolidation du Parti, mouvement de masse et non pas en vase clos, que l’on peut garantir pour les organisations du Parti aux divers échelons un pouvoir de direction réellement possédé par des membres du Parti communiste qui sont loyaux au président Mao, à la pensée de Mao Zedong et à sa ligne révolutionnaire prolétarienne.
C’est seulement ainsi que le Parti peut conserver continuellement son d’avant-garde du prolétariat, diriger les masses dans leur marche en avant, afin d’accomplir la glorieuse mission historique que lui assigne la dictature du prolétariat: la liquidation définitive de la bourgeoisie (la dernière classe exploiteuse dans l’histoire de l’humanité), la liquidation des différences de classes et la réalisation du communisme.
À l’heure actuelle, un problème mérite l’attention dans le travail de consolidation du Parti, c’est celui de l’absorption d’un afflux du sang neuf, prolétarien.
Abordant la consolidation du Parti, le président Mao a parlé en ces termes :
« Un homme a des artères et des veines et sa circulation sanguine se fait par le cœur.
Il respire par les poumons, soufflant le gaz carbonique et aspirant le nouvel oxygène.
C’est ce qui s’appelle rejeter le vieux et absorber le neuf.
De même un parti prolétarien doit éliminer le vieux et adopter le neuf, c’est seulement ainsi qu’il se remplit de vitalité.
Sans rejet des déchets et absorption du sang neuf, le parti n’aura pas de vitalité. »
Cette vivante comparaison établie par le président Mao contient une signification dialectique extrêmement profonde.
Le président Mao nous enseigne : Il faut considérer le parti révolutionnaire prolétarien comme une organisation qui se développe dans le métabolisme révolutionnaire, et non pas comme une organisation figée, immuable.
« Rejeter les déchets », cela veut dire qu’il est nécessaire de balayer résolument des rangs du Parti les renégats, agents secrets, tous les éléments contre-révolutionnaires, responsables irréductiblement engagés dans la voie capitaliste, éléments étrangers aux rangs de notre classe et éléments dégénérés dont on possède les preuves incontestables des agissements.
Quant aux éléments amorphes dont la volonté révolutionnaire est en déperdition, il faut leur conseiller de se retirer du Parti.
« Absorber le sang neuf » comprend deux tâches reliées l’une à l’autre: admettre dans le Parti les rebelles qui se sont distingués, en premier lieu les militants de l’avant-garde ouvrière industrielle, et sélectionner les meilleurs des membres du Parti communiste afin qu’ils participent au travail de direction des organisations du Parti à tous les échelons.
En passant par les épreuves de la grande révolution culturelle prolétarienne, nombre de combattants rebelles ayant une conscience prolétarienne ont surgi parmi les larges masses révolutionnaires, particulièrement parmi les masses laborieuses des ouvriers, paysans et soldats.
Tous possèdent ces caractéristiques: un haut niveau de conscience de la lutte entre la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et la ligne réactionnaire bourgeoise et un très fort sens de la lutte de classe, une position en première ligne de la lutte, l’audace de se jeter en avant dans la lutte pour défendre la ligne révolutionnaire du président Mao et surtout, une fermeté inébranlable dans la lutte contre le révisionnisme.
Ce sont là de très précieuses qualités révolutionnaires.
Ils ont aussi des insuffisances, mais ils peuvent être éduqués et leurs insuffisances seront surmontées.
Un camarade ouvrier de l’Usine de Soupapes n°1 de Shanghai, ayant présenté une demande d’adhésion au Parti, a dit : « Les organisations du Parti doivent admettre dans leurs rangs des combattants rebelles qui nourrissent une loyauté infinie envers le président Mao, qui concrétisent fermement l’appel au combat du quartier général du prolétariat et se lancent à l’assaut dans la lutte de classes et la lutte pour la production.
Les camarades rebelles qui demandent leur adhésion au Parti doivent avoir un mobile et un objectif justes : si l’on s’est révolté dans la grande révolution culturelle prolétarienne, c’était pour défendre la ligne révolutionnaire du président Mao (et non pour parvenir à un but personnel quelconque) ; après la prise du pouvoir, il faut bien exercer ce pouvoir dans le sens du prolétariat (et non pour des intérêts égoïstes); il faut d’une façon conséquente, étudier consciencieusement, appliquer résolument, diffuser activement et défendre courageusement la pensée de Mao Zedong, consciemment combattre l’égoïsme et réfuter le révisionnisme, faire rayonner l’esprit révolutionnaire prolétarien conséquent, (il ne faut pas s’enorgueillir d’être des « rebelles chevronnés » et abandonner pour cela la révolution à mi-chemin) ; il faut se lier étroitement aux masses, se faire de tout cœur leur élève, servir le peuple avec un dévouement total (ne pas être des fonctionnaires qui se conduisent en seigneurs et se coupent des masses). »
Comme c’est bien dit ! Ces paroles traduisent les exigences de la classe ouvrière consciente envers son avant-garde.
Il est nécessaire d’admettre activement dans les organisations du Parti ces forces neuves qui répondent à ces exigences et témoignent d’une vitalité révolutionnaire prolétarienne.
Les camarades qui demandent leur adhésion au Parti doivent se poser ces mêmes exigences, de même que les camarades déjà admis au sein du Parti, afin qu’ils puissent résister à l’avenir à l’épreuve de toute grande tempête.
Durant la période de révolution socialiste, accorder une grande importance à l’édification du Parti dans les rangs ouvriers, et au rayonnement de la vitalité révolutionnaire a toujours été dans l’idée du président Mao.
Dans son rapport prononcé en mars 1949 à la 2e session plénière du Comité central issu du 7e congrès du Parti communiste chinois, le président Mao avait souligné à propos du travail dans les villes :
« Nous devons nous appuyer de tout cœur sur la classe ouvrière, unir à nous les autres masses laborieuses, gagner les intellectuels.«
De plus, en juin 1950, dans son rapport présenté lors de la 3e session plénière du Comité central issu du 7e congrès du Parti communiste chinois, rapport intitulé : « Luttons pour une amélioration fondamentale de la situation financière et économique de l’État », le président Mao avait souligné en termes explicites :
« Il faut veiller à admettre méthodiquement dans le Parti les ouvriers politiquement très conscients, à accroître la proportion d’ouvriers au sein des organisations du Parti.«
En juillet 1957, dans son article « la Situation de l’été 1957 », le président Mao avait souligné en outre :
« Les communistes doivent être dynamiques, ils doivent être animés d’une ferme volonté révolutionnaire, ils doivent agir dans l’esprit de mépriser les difficultés et de les surmonter inflexiblement, ils doivent venir à bout de l’individualisme, du particularisme, de l’égalitarisme absolu et du libéralisme, autrement, ils ne sont pas dignes du de communistes. »
En 1967, alors que la grande révolution culturelle avait déjà remporté une victoire décisive, le président Mao a souligné par ailleurs :
« Les organisations du Parti doivent être composées d’éléments avancés du prolétariat ; elles doivent être des organisations d’avant-garde, dynamiques, capables de conduire le prolétariat et les masses révolutionnaires dans leur combat contre l’ennemi de classe. »
La poignée des ennemis de classe, dont le Khrouchtchev chinois et consorts, qui se sont infiltrés au sein des organismes dirigeants du Parti, ont pris complètement le contre-pied de cette ligne prolétarienne du président Mao en matière d’édification du Parti.
Ils ne s’appuyaient pas sur la classe ouvrière, mais sur la bourgeoisie (les intellectuels bourgeois y compris).
Ils ne veillaient pas à admettre dans le Parti les éléments avancés du prolétariat, mais protégeaient les renégats du prolétariat, les traîtres à la classe ouvrière, les agents secrets et les contre-révolutionnaires, et cherchaient par mille et un moyens à aider ces individus à s’infiltrer dans le Parti et à usurper des postes dirigeants.
Au lieu d’élever le niveau de conscience de classe prolétarienne des ouvriers et des éléments actifs désireux d’adhérer au Parti, ils s’employaient à leur inculquer les idées réactionnaires bourgeoises les plus corrompues et les plus sinistres.
Le Khrouchtchev chinois avait mis en application « six théories », à savoir : « la théorie de l’extinction de la lutte des classes », « La théorie des instruments dociles », « la théorie de l’état arriéré des masses », « la théorie de l’adhésion au Parti pour assurer des fonctions dirigeantes », « la théorie de la grande paix au sein du Parti » et « la théorie de la fusion des intérêts publics et privés » (c’est-à-dire: petites pertes d’abord et gros gains ensuite).
Il voulait empoisonner, avec cette saleté révisionniste, les masses ouvrières et le Parti.
« La théorie de l’extinction de la lutte des classes » et « la théorie des instruments dociles » constituent toutes deux le noyau dur de ces « six théories ».
La première nie la dictature du prolétariat et tente vainement d’enlever au Parti son caractère révolutionnaire prolétarien, elle vise à faire dégénérer le parti révolutionnaire prolétarien.
L’autre nie la nécessité de poursuivre la révolution dans les conditions de la dictature du prolétariat et ambitionne vainement d’étouffer l’esprit révolutionnaire prolétarien des communistes et de les faire dégénérer.
Si des membres du Parti ont pris, à un moment donné, une position erronée au début de la grande révolution culturelle, c’est précisément parce qu’ils avaient été intoxiqués par les « six théories » du Khrouchtchev chinois.
Nous devons appliquer consciencieusement la ligne prolétarienne du président Mao en matière d’édification du Parti, étudier consciencieusement les théories du président Mao sur la poursuite de la révolution dans les conditions de la dictature du prolétariat ainsi que sur le caractère et les tâches du Parti, éliminer complètement le venin de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire du Khrouchtchev chinois en matière d’édification du Parti et stigmatiser à fond les points de vue réactionnaires précités.
En même temps, nous devons également nous appliquer à éliminer de nos rangs les ennemis de classe et débusquer l’infime minorité de contre-révolutionnaires infiltrés parmi les masses, à l’intérieur des usines, des établissements commerciaux, des communes populaires, des organismes de l’État, des écoles, des quartiers d’habitations ainsi que dans les autres secteurs.
Cela permettra une solide assise idéologique et organisationnelle à l’admission de nouveaux membres dans le Parti.
Pour mener à bien cette tache d’admission de nouveaux membres dans le Parti conformément à la ligne révolutionnaire du président Mao, il importe aussi d’avoir une équipe dirigeante remaniée, issue de la triple union révolutionnaire et qui applique fermement la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.
Il faut choisir, pour les postes de direction des organisations du Parti, des camarades qui étudient et appliquent d’une bonne façon vivante la pensée de Mao Zedong, qui se consacrent véritablement à la révolution prolétarienne et qui font preuve de dynamisme, pour qu’une seule direction unifiée s’établisse progressivement.
Il faut s’opposer au rétablissement de l’ancien état de choses.
Là où l’équipe dirigeante est exclusivement composée des membres de l’ancienne équipe sans qu’il y ait eu absorption du sang neuf, prolétarien, ni réalisation de la triple union révolutionnaire et là où n’existe qu’une triple union formelle et non pas révolutionnaire, il va être impossible de mener à bien l’admission des nouveaux membres au sein du Parti.
Une telle équipe dirigeante est incapable de maintenir des liens étroits avec les masses révolutionnaires, donc, il est fort possible qu’elle admette dans le Parti des « éléments du centre », de « braves types », voire même qu’elle laisse s’y infiltrer des individus à double face parlant d’une façon, agissant d’une autre, et des carriéristes, tout en tenant à l’écart des camarades qui osent donner l’assaut à l’ennemi de classe et qui osent s’en tenir à une lutte de principe.
Là où existe la tendance à rétablir l’ancien état de choses, il existe fort souvent deux noyaux dirigeants en raison de l’absence d’unité basée sur les principes de la ligne révolutionnaire du président Mao.
En de tels endroits, le travail s’effectue souvent dans une atmosphère morne, sous une belle apparence mais tout fait d’inconsistance et sans résultats pratiques ; c’est l’état de stagnation et non le progrès et on y sent le fort relent des « royaumes indépendants ».
Dans ces endroits, à travers le mouvement de masse de lutte-critique-transformation et par la pleine mise en œuvre de principe de la ligne de masse, de nouvelles forces prolétariennes naissantes devront être absorbées et la théorie de « plusieurs noyaux dirigeants » devra être éliminée ; il faudra réaliser la révolutionnarisation de l’équipe dirigeante et former graduellement, au cours de la lutte, un noyau révolutionnaire appliquant résolument la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.
Les camarades qui avaient commis des erreurs et qui les ont redressées consciencieusement et travaillent maintenant de façon active, sont bien différents de ceux qui persistent dans leurs erreurs ou refusent d’assumer leurs responsabilités.
Ils ont éliminé leurs idées et style de travail erronés et acquis une compréhension relativement profonde de ce qui constitue la ligne révolutionnaire du président Mao.
Il s’est ajouté dans leur être un afflux de sang neuf, prolétarien, provenant des masses révolutionnaires. Il faut soutenir de tels cadres et s’y unir pour travailler ensemble.
Pour le profit de tous, il faut tirer la leçon des erreurs qu’ils ont commises.
Il faut combattre le conservatisme.
Il existe de ces personnes qui, face aux choses nouvelles apparues au cours du mouvement révolutionnaire de masse, chicanent toujours et sur tout, disant que ceci ne va pas et cela non plus.
Elles tentent toujours de s’opposer à l’établissement du nouvel ordre révolutionnaire, en ayant recours aux conventions stéréotypées et aux anciennes habitudes.
Dans certains endroits, subsistent des idées conservatrices à l’encontre des éléments actifs qui demandent leur adhésion au Parti.
Par exemple : de bons camarades, bons tant du point de vue de leur origine de classe que de leur idéologie, ont dû attendre cinq ou six ans et sans être admis pourtant au sein du Parti, quoiqu’ils aient présenté leur demande d’adhésion maintes et maintes fois.
Cet état de choses doit être modifié.
La foi aveugle dans les élections, voilà aussi une idée conservatrice.
Le président Mao a récemment souligné :
« Qui nous a donné le pouvoir ?
C’est la classe ouvrière, ce sont les paysans pauvres et les paysans moyens de la couche inférieure, ce sont les larges masses laborieuses qui forment plus de 90 % de la population totale.
Nous représentons le prolétariat, les masses populaires ; nous avons renversé les ennemis du peuple, et le peuple nous soutient.
Un principe de base du parti communiste, c’est de compter directement sur les larges masses révolutionnaires. »
Cette directive extrêmement importante du président Mao indique de manière approfondie que l’immense puissance de la dictature du prolétariat réside dans sa base de masse; elle stigmatise à fond le formalisme qui se manifeste par la foi aveugle dans les élections, et elle nous montre l’orientation fondamentale à suivre pour l’édification du Parti et des comités révolutionnaires.
Les comités révolutionnaires sont, depuis la Libération, les organes du pouvoir de la dictature du prolétariat qui ont la plus grande représentativité révolutionnaire.
Or les comités révolutionnaires ne sont pas issus des élections, ils ont été formés en s’appuyant directement sur l’action des larges masses révolutionnaires.
Les 29 comités révolutionnaires des provinces, municipalités relevant directement des autorités centrales et régions autonomes, fondés et placés sous la direction du quartier général du prolétariat ayant le président Mao comme commandant en chef et le vice-président Lin Piao, comme commandant en chef adjoint, comptent quelque 4 000 membres, dont environ la moitié sont des représentants des masses révolutionnaires, et eux-mêmes, dans leur écrasante majorité, sont délégués des ouvriers, des paysans et des soldats révolutionnaires.
Ces quelque 4 000 camarades se sont trempés et aguerris dans la tempête révolutionnaire ; ils n’ont été sélectionnés qu’après maints débats, discussions, consultations et vérifications.
La désignation des cadres doit être soumise à la discussion et à la vérification par les masses révolutionnaires et approuvée par la direction.
Les rangs des cadres subissent souvent des renouvellements et des remaniements partiels.
À l’occasion de la fondation de chacun de ces comités révolutionnaires, s’est tenu un rassemblement de masse solennel avec à chaque fois la participation de plus d’une centaine de milliers, voire plusieurs centaines de milliers de personnes, dans l’allégresse bouillonnante, au su et au vu de tous.
Nous posons cette question : dans les diverses régions du pays, lequel des anciens comités du Parti, du gouvernement et des assemblées populaires a eu une aussi large base de masse ?
Lequel a été connu et contrôlé à une aussi vaste échelle par les larges masses révolutionnaires ?
Ce qui détermine la nature d’un organe dirigeant, c’est la ligne qu’il applique et la classe dont il représente les intérêts et nullement sa forme extérieure.
La démocratie a un caractère de classe.
Ce genre d’organe du pouvoir révolutionnaire né au cours du mouvement révolutionnaire et issu d’une application conséquente de la ligne de masse, organe au sein duquel travaillent des cadres révolutionnaires, nouveaux et anciens, des divers secteurs, est plus conforme à la démocratie prolétarienne et au centralisme démocratique, que les organes du passé tout simplement élus; il est encore plus capable de traduire, d’une manière aussi bien plus profonde, les intérêts du prolétariat et du peuple travailleur.
Dans la vie du Parti, il convient également de s’inspirer de cette expérience.
Engels a dit :
« La révolution est certainement la chose la plus autoritaire qui soit. »
Le processus de la révolution est le rejet du vieux et l’absorption du neuf.
La fondation des comités révolutionnaires des diverses provinces, municipalités relevant des autorités centrales et régions autonomes entreprise sous la direction du quartier général du prolétariat ayant comme commandant en chef le président Mao et comme commandant en chef adjoint, le vice-président Lin Piao, voilà la proclamation de la reprise en main par le prolétariat de tous les pouvoirs usurpés par le Khrouchtchev chinois et ses agents dépêchés dans les diverses régions, voilà aussi la proclamation de leur déchéance de toutes les fonctions qu’ils occupaient au sein du Parti et de l’administration ainsi que dans les domaines financier et culturel.
C’est là un fait objectif, qui, faut-il le dire, existe depuis longtemps.
La grande révolution culturelle prolétarienne a depuis longtemps déjà jeté à la poubelle de l’Histoire, ce renégat, ce vendu, ce traître à la classe ouvrière qu’est le Khrouchtchev chinois.
Il y a longtemps déjà qu’il a été privé par la révolution de tous ses pouvoirs et de toutes ses fonctions au sein et en dehors du Parti.
Le rejet du vieux et l’absorption du neuf entrepris dans les rangs des cadres révolutionnaires doivent être le processus constant du développement ininterrompu de la révolution.
Il faut les épreuves d’une longue lutte des classes pour reconnaître si un cadre se tient oui ou non toujours fermement sur la ligne révolutionnaire prolétarienne.
Il en est de même pour la masse des cadres qui prennent part actuellement au travail.
Dès le début, dans leur travail, les nouveaux cadres doivent veiller surtout à ne jamais se détacher des masses laborieuses.
Mais nous ne devons pas hésiter à employer les cadres avec audace sans craindre qu’ils commettent des erreurs.
Les masses laborieuses les ont promus à des postes de direction, elles sauront également les éduquer, les aider sans relâche, et en cas de nécessité voire les destituer.
Éliminer du Parti les contre-révolutionnaires et les éléments des classes exploiteuses, admettre au sein du Parti les meilleurs parmi les rebelles révolutionnaires prolétariens, sélectionner les communistes dynamiques qui appliquent fidèlement la ligne révolutionnaire du président Mao pour les organes dirigeants du Parti à tous les échelons, s’appuyer solidement sur les masses révolutionnaires, renvoyer régulièrement les cadres à la base pour le travail de production, afin qu’ils puissent travailler en haut et à la base, qu’ils soient capables d’être à la fois responsables et hommes du peuple, tout cela doit être érigé en système permanent.
C’est ainsi que nous pouvons appliquer dans tous les domaines la directive du président Mao : « rejet du vieux et absorption du neuf », briser énergiquement toutes les contre-attaques et tous les sursauts désespérés que le révisionnisme tente sous diverses formes.
Le grand, glorieux et juste Parti communiste chinois détachement d’avant-garde du prolétariat chinois, placé sous la direction du camarade Mao Zedong, son grand dirigeant guidera d’une façon plus dynamique que jamais le prolétariat et le peuple révolutionnaire du pays entier pour vaincre tous les réactionnaires de l’intérieur comme de l’étranger, pour extirper peu à peu les racines du révisionnisme et pour accomplir victorieusement la grande mission historique de la dictature du prolétariat.
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sur la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne