Il serait erroné de ne pas comprendre l’effervescence propre aux Pays-Bas au 17e siècle, et il est nécessaire ici de souligner l’importance d’autres penseurs que Baruch Spinoza et Christian Huyghens.
Dans une lettre à ce dernier, l’Allemand Leibniz souligne que :
« J’aime mieux un Loeuwenhoek qui me dit ce qu’il voit qu’un cartésien qui me dit ce qu’il pense. »
C’est une référence à Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723), un marchand en tissus qui a perfectionné les lentilles, au point d’établir un microscope lui permettant la découverte des protozoaires et des spermatozoïdes, et d’affirmer l’existence des bactéries.
Parallèlement, Jan Swammerdam (1637-1680) fit la découverte des différentes phases de la vie d’un insecte (œuf, larve, nymphe et adulte), ainsi que des globules rouges.
Herman Boerhaave (1668-1738) fut un botaniste, chimiste et médecin qui joua un grand rôle : en renouvelant l’enseignement de la médecine, il transforma l’université de Leyde en le premier centre médical d’Europe.
C’est lui qui le premier instaura l’utilisation du thermomètre dans la pratique clinique.
Willebrord Snell (1580-1626) fut un astronome et un mathématicien, Il a notamment trouvé, parallèlement à René Descartes (qui a par ailleurs vécu 21 ans aux Pays-Bas), les lois de réflexion et de réfraction de la lumière. Il a également découvert les principes de la triangulation.
Simon Stevin (1548-1920) fut l’auteur de la division de la gamme en douze demi-tons tempérés égaux, telle que nous la connaissons aujourd’hui ; il a réactivé l’utilisation des fractions décimales (oubliées depuis Abu’l-Hasan al-Uqlidisi au 10e siècle).
Il a également fait des apports en géométrie, en trigonométrie, en physique, en ingénierie militaire, etc.
Pieter van Musschenbroek (1692-1761) fut un physicien précurseur du condensateur électrique ; Johan Hudde (1628-1704) fut un mathématicien et physicien, par ailleurs bourgmestre d’Amsterdam.
Reinier de Graaf (1641-1673) fut un médecin pionnier dans la biologie de la reproduction ; Hugo Grotius (1583-1645) fut un théologien, ainsi qu’un juriste qui posa le premier la question du droit international.
Telles sont les principales figures parallèles à la peinture néerlandaise, et traiter des milieux de l’édition demanderait une analyse en soi, tellement les Pays-Bas ont irrigué l’Europe en ouvrages, portés par leur libéralisme intellectuel et leur quête de vérité sur les choses en particulier.
La société des Pays-Bas est, au 17e siècle, vigoureuse ; son activité est immense et ses découvertes se font dans tous les domaines.
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la peinture néerlandaise