La première section du Livre troisième s’intitule La transformation de la plus-value en profit et du taux de plus-value en taux de profit ».
Il contient les chapitres suivants :
I. Coût de production et profit
II. Le taux de profit
III. Rapport entre le taux du profit et le taux de la plus-value
1. pl’ constant, – v/C variable
2. pl’ variableIV. Effet de la rotation sur le taux de profit
V. Économie dans l’emploi du capital constant
1. Considérations générales
2. Économies aux dépens des ouvriers dans les conditions du travail
3. Économie dans la production et la transmission de la force mécanique et dans les bâtiments
4. Utilisation des résidus de la production
5. Économie due aux inventionsVI. Effets des variations de prix
1. Oscillations des prix de la matière première : leurs effets directs sur le taux du profit
2. Renchérissement et dépréciation, dégagement et engagement de capital
3. Exemple général : la crise du coton de 1861-1865VII. Considérations complémentaires
Karl Marx commence par opposer deux contraires : on a le coût de la production d’un côté et le profit de l’autre.
Ce sont deux mouvements contradictoires, qui fournissent des tendances qui se confrontent.
Quel est le résultat dialectique de leur confrontation ?
C’est le taux de profit.
Pour que celui-ci soit haut, il faut que tout fonctionne efficacement et comme le dit Karl Marx :
« Dans le procès de circulation, à côté du temps de travail, le temps de circulation joue un rôle et limite la masse de plus-value réalisable dans un laps de temps déterminé. »
On passe alors à l’élément qui s’oppose au taux de profit : c’est le taux de plus-value.
Et c’est essentiel, car si le taux de profit est une chose incontournable, le taux de plus-value détermine au fond la réelle puissance du capitalisme.
C’est, en effet, l’exploitation des travailleurs qui est la réelle substance du « mouvement du capital considéré comme un tout ».
Le capitaliste ne doit pas que produire efficacement : il doit exploiter les travailleurs adéquatement.
Karl Marx regarde donc comment les deux taux ont des trajectoires parallèles mais bien distinctes en même temps ; il étudie l’effet de la rotation du capital, les diverses économies qu’on peut faire (grâce aux inventions, aux dépens des travailleurs, avec les machines, par une meilleure utilisation de l’énergie, etc.).
Tout cela se déroule dans une « atmosphère » où vit la production capitaliste, c’est-à-dire un environnement caractérisé par la présence du crédit et l’existence d’une concurrence sur le marché mondial.
Cela fait que Karl Marx trouve deux nouveaux opposés : la libération du capital, la fixation du capital.
Selon les situations (augmentation des prix, afflux ou pénuries de matières premières, etc.), il faut parfois davantage de capital pour produire la même chose, ou bien moins de capital.
Après avoir longuement élaboré, il fournit un exemple avec une crise du coton dans les années 1860.
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plan dialectique du Capital : le Livre troisième