La question des « Italiens » était très marginale pour le Parti Communiste Français, car elle ne concernait que l’Union des étudiants communistes.
Il en allait tout autrement des « pro-chinois », comme on appelait ceux qui soutenaient la critique faite par Mao Zedong et le Parti Communiste de Chine à l’encontre du révisionnisme de Nikita Khrouchtchev.
Dans les relevés de décisions du Secrétariat du PCF entre janvier 1963 et avril 1968, le thème des « Italiens » apparaît 6 fois, autant que le celui des trotskistes ; les gauchistes apparaissent 16 fois, mais les « maoïstes » 59 fois.
En novembre 1965, un tract de rappel à l’ordre fut imprimé à 500 000 exemplaires pour être distribué dans les fédérations où il avait été mentionné des « pro-chinois » ; ceux-ci étaient d’ailleurs systématiquement enlevés de tout poste à responsabilité, que ce soit dans le Parti Communiste Français lui-même ou un quelconque organisme généré par lui, sans oublier la CGT ou la participation à quelconque élection.
Cependant, le phénomène « pro-chinois » reste marginal au sens strict : en janvier 1967, le secrétaire national à l’organisation Georges Marchais parlera de seulement 79 exclusions réalisées.

C’est que les communistes chinois affirmaient le rôle de la violence, la primauté de l’idéologie, tout en défendant Staline.
C’était fondamentalement étranger à un Parti Communiste Français façonné par la ligne opportuniste de droite de Maurice Thorez.
Il n’y eut d’ailleurs qu’un seul cadre d’un certain niveau à rejoindre la critique du révisionnisme menée par les communistes chinois : Gilbert Mury, secrétaire du Centre de recherches et d’études marxistes aux côtés de Roger Garaudy.
Le fait qu’il ait pu avoir ce poste et n’être exclu du Parti Communiste Français qu’en novembre 1966 en dit toutefois long sur le manque de conflictualité idéologique réelle.
Les « pro-chinois » n’apparaissent donc pas en tant que fraction rouge opposée au révisionnisme imposé par la direction ; ils sont éveillés par la critique chinoise, qu’ils valident pour différentes raisons.
On sait que la critique chinoise mit du temps à se lancer.
En novembre 1957, il y eut une grande conférence avec 68 Partis communistes ; une sorte de compromis fut trouvé.
Néanmoins, une seconde s’ensuivit en novembre-décembre 1960 avec 81 Partis communistes, sans les communistes chinois toutefois, qui sont justement dénoncés pour leur ligne.
La rupture sino-soviétique est alors effectuée et c’est la grande bataille anti-révisionniste lancée par les communistes chinois, avec comme cibles l’abandon du rôle de la violence, le parlementarisme bourgeois, la soumission à l’idéologie de la « coexistence pacifique ».
Le Parti Communiste Français fut aux premières loges pour soutenir la ligne de Nikita Khrouchtchev, ce qui est tout à fait dans l’ordre des choses.
Un article chinois du Quotidien du peuple, intitulé « D’où proviennent les divergences ? Réponse à Maurice Thorez et d’autres camarades », en date du 27 février 1963, dresse la liste suivante des attaques françaises.
« Le camarade Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, et certains autres camarades de ce Parti jouent un rôle marquant dans l’actuel contre-courant dirigé contre le Parti communiste chinois et d’autres partis frères et qui sape l’unité du mouvement communiste international.
Depuis fin novembre 1962, Maurice Thorez et d’autres camarades ont fait de nombreuses déclarations attaquant le Parti communiste chinois et d’autres partis frères, et publié un grand nombre de documents intérieurs traitant des questions en cause.
Les principaux de ces documents et déclarations sont :
– le discours de Maurice Thorez du 14 décembre 1962 au Comité central du Parti communiste français ;
– l’« information » de Raymond Guyot, membre du Bureau politique du Parti communiste français, donnée le 14 décembre 1962 au Comité central du Parti communiste français, sur les problèmes relatifs à la situation internationale et à l’unité du mouvement communiste et ouvrier international ;
– la résolution adoptée le 14 décembre 1962 par le Comité central du Parti communiste français sur les problèmes relatifs à la situation internationale et à l’unité du mouvement communiste et ouvrier international ;
– l’éditorial écrit par Raymond Guyot pour l’Humanité, organe central du Parti communiste français, du 9 janvier 1963 ;
– un article publié le même jour par l’hebdomadaire France Nouvelle, organe central du Parti communiste français, et ayant pour titre : « Guerre, paix et dogmatisme » ;
– une série de dix articles publiés dans l’Humanité du 5 au 16 janvier 1963 et attaquant nommément le Parti communiste chinois ;
– un article paru le 16 janvier 1963 dans l’hebdomadaire France Nouvelle, sous le titre : « A quelle époque vivons-nous ? » ;
– la brochure Problèmes du mouvement communiste international, éditée en janvier 1963 par le Comité central du Parti communiste français (recueil de quinze documents consacré aux attaques portées ces trois dernières années par certains dirigeants du Parti communiste français contre le Parti communiste chinois, notamment l’intervention de Maurice Thorez à la Conférence de Moscou des partis frères, en novembre 1960, ainsi que le rapport qu’il fit ensuite à ce sujet au Comité central du Parti communiste français réuni en séance plénière);
– un article de Raymond Guyot dans l’Humanité du 15 février 1963. »
Voici comment, en octobre 1963, Roger Garaudy dénonce les positions chinoises, dans son article « Où nous conduiraient les thèses des dirigeants chinois ? », publié dans les Cahiers du Communisme.
On remarquera que, de manière typique du style à la Maurice Thorez, il y a toute une narration qui est construite, avec un haut sens de l’auto-intoxication.
« En ce qui concerne les problèmes de la guerre et de la paix il est contradictoire d’affirmer à la fois que l’impérialisme est un « tigre de papier » et que, tant que l’impérialisme subsistera la guerre est inévitable.
Il devrait être superflu, pour des marxistes-léninistes, de démontrer que l’impérialisme n’est pas un « tigre de papier ».
Une expérience historique douloureuse pour tous les peuples montre que s’il est vrai qu’il a cessé de régner en maître et que, depuis près d’un demi-siècle, il ne livre plus que des « combats en retraite » en face d’un monde socialiste qui ne cesse de grandir en extension, en puissance économique et militaire, en prestige et en rayonnement idéologique, en face d’une classe ouvrière plus consciente, mieux organisée, et capable de rassembler pour un même combat de grandes forces démocratiques et pacifiques, en face d’un mouvement général de libération nationale qui a contraint le colonialisme au recul, l’impérialisme n’en constitue pas moins une force redoutable et un danger.
Contre l’optimisme béat de ceux qui seraient portés à nourrir les illusions dogmatiques des vieilles théories « catastrophiques » annonçant toujours l’imminence d’une crise qui engloutirait le capitalisme, l’expérience a montré que, sans pouvoir surmonter ses contradictions fondamentales, au risque même de les multiplier et de les aggraver, le capitalisme pouvait encore mettre en œuvre des expédients lui permettant de survivre et de nous porter des coups.
Alliance atlantique, Marché commun, méthodes du néo-colonialisme, politique d’armements, accumulation des stocks atomiques et thermonucléaires, permettent aux impérialistes de mener leur combat en retraite, et il serait dangereux d’en sous-estimer les possibilités et les périls avec le slogan du « tigre de papier ».
Par contre, proclamer en se référant à Lénine que tant que l’impérialisme subsistera la guerre demeurera inévitable, c’est oublier que depuis Lénine (et précisément pour une large part grâce à lui, à son parti bolchevik, au peuple soviétique) le rapport des forces a profondément changé.
Les dirigeants chinois feignent de croire qu’en proclamant qu’à notre époque la guerre n’est plus inévitable l’on révise la conception léniniste sur la nature de l’impérialisme qui porte la guerre dans la logique interne de son développement.
L’analyse léniniste de l’impérialisme demeure pleinement valable : la nature de l’impérialisme n’a pas changé, mais seulement ses possibilités, sa puissance.
La guerre n’est donc plus inévitable parce que la loi de développement de l’impérialisme n’est plus la seule loi du développement de l’histoire à notre époque.
Une autre force a grandi en face de lui : celle du monde socialiste et, comme le proclamait la Déclaration des 81 partis, « le contenu principal et les particularités principales du développement historique de la société humaine sont déterminés, à l’époque actuelle, par le système socialiste mondial, par les forces en lutte contre l’impérialisme, pour la refonte socialiste de la société ».
Il convient également de noter que le degré actuel de développement des techniques militaires, avec les possibilités d’extermination atomique et l’action en retour des bombardements thermo-nucléaires capables de rendre invivable l’atmosphère dans le monde entier, modifie les données du problème, et l’on ne peut se contenter de répéter l’axiome de Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », sans tenir compte des réalités nouvelles.
Certes, des gestes de folie ne sont pas exclus, mais même les plus acharnés des impérialistes ne peuvent faire abstraction, dans leurs entreprises agressives, ni de la force de l’adversaire, ni des risques de suicide collectif que leurs propres armes leur font courir.
La signature des Accords de Moscou par les États-Unis et les récentes prises de position de Kennedy montrent qu’il y a là une première reconnaissance du rapport réel des forces, et aussi des périls d’une aventure.
Peut-on dire, comme le font les dirigeants chinois, que la coexistence pacifique, sous la forme où le camp socialiste parvient aujourd’hui à l’imposer, est favorable aux impérialistes et leur donne un répit ?
Ce serait alors oublier la nature même de l’impérialisme et le besoin qu’il a de guerres pour tenter de résoudre ses difficultés et de surmonter ses contradictions.
Ce serait oublier, par exemple, que la guerre de Corée a permis aux États-Unis de masquer une crise économique latente en maintenant un certain niveau de production industrielle.
Ce serait oublier la déclaration pourtant mémorable et combien significative du Wall Street Journal écrivant avec nostalgie lorsque la paix revint en Corée que de telles guerres, ayant un caractère local, ont un effet bienfaisant sur l’économie « pour entretenir la conjoncture ».
La politique de désarmement mérite-t-elle les sarcasmes et les calomnies que lui adressent les dirigeants chinois ?
L’affirmer serait, là encore, oublier que la course aux armements et les fabrications de guerre sont l’un des principaux expédients employés par les monopoles, pour maintenir ou accroître leurs profits et résoudre les difficultés que leur crée la sous-consommation des masses.
Pour nous, Français, n’est-il pas évident que les illusions créées par de Gaulle sur « l’expansion économique » se fondent essentiellement sur le gonflement des programmes d’armement et de « force de frappe » qui apportent une stimulation artificielle et malsaine à certains secteurs industriels ?
N’est-il pas également évident que tout succès, même partiel, dans la voie du désarmement, permet, dans les pays socialistes, de dégager des crédits et d’accélérer ainsi la construction du socialisme et du communisme ?
Sur le plan politique, alors que la guerre froide et la tension internationale servaient de justification à la suppression des libertés jusqu’à assimiler, en 1947 et 1948, la grève à une trahison, à faire déferler en Amérique la vague du maccarthisme, à donner occasion dans tous les pays impérialistes d’un renforcement de l’appareil policier sous prétexte de « défense du monde libre », la détente rend plus aisée la lutte des peuples, y compris des peuples en lutte pour leur indépendance nationale, comme l’a prouvé la victoire du peuple algérien, et la sauvegarde dans les Caraïbes, de l’indépendance de Cuba et de la construction du socialisme.
C’est pourquoi, sur ce point encore, se pose la question : où nous conduirait, en France, l’application de la ligne proposée par les dirigeants chinois ?
Pour n’en retenir qu’un exemple immédiat, elle nous conduirait à approuver de Gaulle dans son refus de signer les Accords de Moscou, c’est-à-dire à nous mettre à la remorque des éléments les plus réactionnaires et les plus chauvins et à nous isoler des masses, à désorienter les travailleurs, à n’être plus qu’une secte de doctrinaires impuissants, aveugles devant la réalité la plus flagrante, incapables de jouer le rôle d’avant-garde consciente de la classe ouvrière et de la nation.
Une démonstration parallèle peut être faite en ce qui concerne les voies de passage au socialisme.
Selon les dirigeants chinois, mettre l’accent sur les possibilités croissantes d’un passage pacifique au socialisme, ce serait « nier les contradictions les plus fondamentales de la société capitaliste et répudier la théorie marxiste-léniniste de la lutte des classes », baser notre politique « sur l’idée que l’impérialisme et la réaction accepteront la transformation pacifique ».
Ici encore il n’est nul besoin d’imaginer que le capitalisme a changé de nature et que la classe dominante cédera de bonne grâce le pouvoir : le seul problème est de savoir si elle aura toujours et partout la possibilité de résister par la force à la prise du pouvoir par la classe ouvrière et le peuple.
Envisager une voie pacifique n’implique nullement des illusions et des révisions sur la nature du capitalisme, mais simplement une étude sur ses possibilités dans telle situation concrète.
Loin de perdre de vue les analyses marxistes-léninistes, notre Parti n’a cessé de combattre les théories révisionnistes sur l’évolution du capitalisme : théories du capitalisme populaire, de la « démocratisation du capital », du caractère « progressif » des monopoles se fondant sur leurs aspects techniques et oubliant les rapports de classe, propagande de collaboration de classe sur « l’association capital-travail », etc.
Nous ne croyons pas plus à un capitalisme se convertissant lui-même en socialisme qu’à un impérialisme se convertissant à la cause de la paix.
Nous avons au contraire constamment défendu la thèse selon laquelle aucune transformation économique opérée dans le cadre du régime capitaliste ne conduira d’elle-même, automatiquement, ou socialisme : le problème du pouvoir politique est le problème déterminant.
Mais si, dès 1945, Maurice Thorez envisageait la possibilité d’une voie pacifique au socialisme, c’était en tenant compte de la force et de l’unité croissantes que pourraient atteindre la classe ouvrière et les éléments démocratiques dans le pays.
Un mouvement de masse aussi puissant que celui qui imposa le Front populaire en 1936 ou que celui qui se réalisa au lendemain de la Libération peut priver la classe dominante de ses principaux appuis dans le peuple, désagréger les forces militaires et policières de la répression, rendre difficile une résistance armée de la classe dominante.
Par ailleurs, si la Révolution d’Octobre a vu se ruer contre elle quatorze nations capitalistes intervenant du dehors pour tenter de l’écraser dans le sang, la victoire de cette Révolution, la force croissante de l’Union soviétique, l’instauration du socialisme dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie, l’émancipation des pays anciennement colonisés qui fournissaient autrefois des réserves aux impérialistes (des Marocains à Franco, en 1936, des Sénégalais envoyés par l’impérialisme français contre le peuple vietnamien), tout cela réduit considérablement les appuis extérieurs des monopoles et les possibilités d’intervention.
Il n’est donc pas exclu (et pas certain pour autant) que dans des conditions données, le rapport des forces à l’intérieur du pays (par la réalisation d’un grand mouvement unitaire des masses) et le rapport des forces à l’extérieur (la puissance du système socialiste paralysant les velléités d’intervention des autres impérialistes) soit tel que la classe dominante n’ait pas la possibilité matérielle, quel qu’en soit son désir, d’organiser une résistance armée et sanglante.
Ce n’est pas la seule possibilité, mais la croissance des forces et du rayonnement du monde socialiste, le renforcement de l’unité de la classe ouvrière et de l’union des forces démocratiques et pacifiques, la perte par l’impérialisme de ses bases de masse et de ses traditionnelles réserves « coloniales », tout cet ensemble de conditions rend de plus en plus probables de telles perspectives.
La tâche essentielle de notre Parti est précisément non pas de spéculer sur des aventures et de se répandre en phrases pseudo-révolutionnaires, comme y incite l’orientation des dirigeants chinois, mais de travailler, dans la voie du travail de masse qui nous apporta les victoires de 1936, de la Résistance et de la Libération, à l’unité de la classe ouvrière et au rassemblement autour d’elle des forces démocratiques et pacifiques.
Le 54e Congrès du Parti socialiste S.F.I.O., en exprimant, sous la poussée des masses, une condamnation du régime gaulliste qui recoupe en bien des points la nôtre, et en formulant un programme où se retrouvent plusieurs des préoccupations qui inspirent notre propre programme, montre qu’en dépit de divergences idéologiques et politiques importantes, une unité d’action est possible pour combattre le pouvoir gaulliste des monopoles et proposer ensemble un programme et une perspective d’avenir pour l’instauration d’une démocratie véritable.
L’évolution politique de larges masses catholiques, surtout après la prise de conscience à laquelle l’Encyclique « Pacem in terris » de Jean XXIII a beaucoup aidé, a permis d’élargir le front de lutte en faveur de la paix et d’ouvrir la voie à d’autres formes d’action commune pour les revendications économiques et la démocratie.
Dans de telles conditions, choisir la ligne suggérée par les dirigeants chinois, ce serait détruire les possibilités immenses et les perspectives qui nous sont ouvertes, nous transformer en une petite secte de doctrinaires dogmatiques condamnés à de stériles spéculations, coupés de la classe ouvrière et du peuple.
L’expérience de notre Parti communiste français, depuis quarante-trois ans, nous conduit donc à rejeter sans hésitation cette ligne sectaire et la phraséologie pédante par laquelle elle tend à se justifier comme « marxiste » et comme « léniniste », alors que son dogmatisme est aux antipodes du marxisme-léninisme.
Nous rencontrons à chaque pas, au cours de ce débat, des erreurs que nous avons dû combattre : les interprétations mécanistes de la théorie marxiste qui caractérisaient les étapes infantiles du mouvement, l’esprit d’aventure qui vient de ce qu’on érige son impatience en principe théorique, la rupture avec la vie, avec la réalité présente, avec le nouveau qui conduit inéluctablement à la rupture avec les masses, le dogmatisme et le culte de la personnalité que les XXe et XXIIe Congrès du Parti communiste de l’U.R.S.S., les XIVe, XVe et XVIe Congrès de notre Parti nous ont aidé à combattre.
Notre Parti, depuis sa fondation, s’est forgé dans une lutte constante pour écarter de tels obstacles au développement d’un grand parti de masse ayant le sens de sa responsabilité devant la classe ouvrière et devant la nation.
En rejetant aujourd’hui, avec l’immense majorité des partis communistes et ouvriers, les thèses des dirigeants chinois, en faisant la clarté sur des erreurs qu’une propagande chinoise massive tente d’inoculer aux travailleurs, il poursuit le combat qui est le sien pour la défense de la paix, pour l’unité ouvrière et l’union des forces démocratiques, capables d’instaurer, contre le pouvoir gaulliste, une démocratie véritable, il poursuit le combat pour le socialisme. »
On a là l’exposé classique du révisionnisme, qui prétend parvenir à réaliser quelque chose de meilleure manière, afin de masquer qu’il s’agit d’un abandon des principes.
C’est un drame historique qu’il n’y ait pas eu de ligne rouge face à la ligne opportuniste de Maurice Thorez, mais qu’en plus l’appel des communistes chinois ait été si peu entendu.
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Le Parti Communiste Français :
du thorézisme au boccarisme (1959-1966)