On peut résumer comme suit le parcours dialectique des sections.
Dans la première section, Karl Marx prend l’objet et dit qu’il a une valeur d’usage et une valeur d’échange.
Cet échange se fait sur le marché, contre de l’argent.
Dans la deuxième section, il dit que l’argent a deux aspects : il peut être argent, il peut être capital. L’argent permet de se procurer la marchandise, mais le capital veut lui récupérer davantage d’argent à partir de l’argent.
Dans la troisième section, Karl Marx dit que le capital a deux aspects : capital constant et capital variable.
Il y a une part pour les machines et les matières premières, une part pour payer les travailleurs qu’on a engagés.
Tout cela a abouti à dire qu’il y a la plus-value, consistant en le résultat de ce qu’on a arraché aux travailleurs comme force de travail non rémunéré.
Dans la quatrième section, Karl Marx affirme que la plus-value a elle-même deux aspects.
Il distingue la plus-value absolue et la plus-value relative. Il y a le surtravail avec les heures non payées, mais également la pressurisation de la force de travail pour augmenter sa productivité.
Dans la cinquième section, Karl Marx aboutit à la contradiction entre la plus-value et la force de travail.
Dans la sixième section, il explique la contradiction entre la plus-value et la force de travail donne le salaire.
Cela implique une contradiction au sein du travailleur, qui appartient à une société capitaliste à qui il vend sa force de travail, et en même temps ne lui appartient pas.
Dans la septième section, Karl Marx montre que la contradiction entre le travailleur et sa force de travail produit l’accumulation du capital.
La contradiction entre l’accumulation du capital et l’accumulation de prolétaires produit elle-même l’armée industrielle de réserve, ce qui est « la loi générale de l’accumulation capitaliste ».
Dans la huitième section, Karl Marx raconte comment le travailleur est disponible en raison d’une expropriation ; la négation de la négation implique l’expropriation des capitalistes.
La substance du Livre premier est de dire que le travailleur est séparé de la production et donc de la société, tout en fournissant sa force de travail et étant membre de cette société.
Cette séparation consiste en une contradiction permettant au capital de trouver un moteur de croissance : la mobilisation forcée des travailleurs, aspect qualitatif associé à l’aspect quantitatif des machines et des matières premières.
La contradiction entre l’élévation technique et la mobilisation des travailleurs provoque des flux et des reflux pour une partie des travailleurs, qui se voit marginalisée comme armée industrielle de réserve dans une situation de pauvreté.
Ces flux et ces reflux sont obligés de prendre toujours plus d’ampleur en raison de l’ampleur des modernisations techniques.
Le prolétariat, exploité, connaît une partie de lui toujours plus grande qui bascule dans une exclusion générale de la société.
N’étant plus rien, ils doivent être tout et œuvrent à l’expropriation de ceux qui ont exproprié afin de devenir les propriétaires privés des moyens de production.
N’étant plus rien, ils doivent être tout et œuvrer à l’expropriation de ceux qui les ont expropriés dans le but de devenir les propriétaires privés des moyens de production.
C’est l’exigence de la socialisation des moyens de production.
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plan dialectique du Capital : le Livre premier